Féminicide du 2 janvier : Une charge provisoire de meurtre  logée contre Beltrami Kemayou 

Une charge provisoire de meurtre a été logée contre le Camerounais Beltrami Bolzano Kemayou, âgé de 24 ans, qui a comparu hier devant la magistrate Bibi Zeenat Cassamally, siégeant en Cour de district de Pamplemousses.

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C’est sous forte escorte des éléments de la Special Support Unit (SSU) que le Camerounais a été conduit en Cour, menotté et avec des entraves aux pieds. La salle d’audience où il a comparu a été évacuée d’autres prévenus pour laisser le champ libre au suspect et aux nombreux policiers qui l’escortaient, sécurité oblige.

Une charge provisoire de meurtre sur la personne de son épouse, Sivanee Saminaden a été notifiée en Cour à Beltrami Kemayou. Sivanee Saminaden, une Mauricienne âgée de 29 ans, qui était l’épouse du suspect, avait été tuée par strangulation à son domicile à Petit-Raffray le 2 janvier 2026.

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L’officier responsable de l’escorte a ensuite expliqué à la magistrate que le prévenu s’était plaint d’un problème de santé. Ce à quoi la magistrate a indiqué qu’il soit examiné par le Police Medical Officer (PMO). Elle a ensuite ordonné que le prévenu soit reconduit en détention policière jusqu’au jeudi 15, date à laquelle il comparaîtra de nouveau.
Me Nawaz Dookhee, l’avocat de Beltrami Kemayou, a affirmé pour sa part que la police prévoit de prendre la Statement de ce dernier le mardi 13 janvier, date à laquelle il sera présent aux côtés de son client. C’est à la lumière de ce développement que la police décidera de la marche à suivre.

Beltrami Kemayou est soupçonné d’avoir étranglé son épouse le 2 janvier. Il aurait ensuite jeté le nourrisson du couple, âgé de moins d’un an, dans un fût dans l’enceinte de la maison. Il avait aussi sauvagement agressé une ressortissante française – qui était au volant de sa voiture à Calodyne. Par ailleurs, il aurait tenté d’agresser à l’arme blanche un jeune de 16 ans sur la plage d’Anse-La-Raie, mais d’autres personnes présentes sont intervenues promptement, réussissant à maîtriser le Camerounais – qui avait ensuite été remis à la police. Durant son séjour à l’hôpital du Nord, Beltrami Kemayou aurait agressé des membres du personnel soignant ainsi que des policiers affectés à sa surveillance, ayant même essayé de prendre la fuite.

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Depuis qu’il a reçu sa décharge de l’hôpital mercredi, le Camerounais est en détention aux Casernes centrales.

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