Festival – 29 juillet à Bambous : Dixième édition de Reggae Donn Sa

- Ky-Mani Marley débarque le 25 juillet - RDS Aksyon Sosyal relancé. Mercredi 26, Marley rencontre des Ong de Mangalkhan, à Floréal

Après plusieurs années de silence – Covid-19 et autres circonstances obligent – le festival incontournable et phare de l’océan Indien, de même que dans cette partie de l’Afrique subsaharienne, Reggae Donn Sa, entame sa dixième édition. Et pour un tel anniversaire, les organisateurs OSB Crew et leurs partenaires n’ont invité rien de moins qu’un des fils du mythique Bob Marley, Ky-Mani Marley ! Rendez-vous le 29 juillet au stade Germain Comarmond, à Bambous, pour une nuit de musiques « et de “good vibrations” ! »

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Pour Bruno Raya, membre fondateur du groupe emblématique Otentikk Street Brothers (OSB) et du festival Reggae Donn Sa, qui en est à sa dixième édition, la présence de Ky-Mani Marley, l’un des fils reconnus de la légende qu’est Bob Marley, sur notre sol, offre une large exposition médiatique de l’île Maurice dans la presse internationale. « Les yeux seront braqués sur le passage de l’artiste chez nous, évidemment. Et incidemment, sur le pays. C’est une superbe carte de visite et une chance magnifique de faire découvrir le pays sous une facette autre que le cliché classique du soleil et des plages ! » Ce qui l’amène à dire que Reggae Donn Sa (RDS) n’est pas qu’un festival parmi d’autres. « Depuis 2005, 18 ans donc que nous nous sommes lancés dans cette aventure musicale, nous avons modifié la donne en présentant de grosses pointures internationales de la scène urbaine. » Des références et des stars reconnues comme les légendaires Wailers, Alpha Blondy, Lucky Dube, Tiken Jah Fakoly, Morgan Heritage, Steel Pulse, Gentleman… Mais également des valeurs sûres comme Daddy Mory, Yaniss Odua, Pierpoljak.

La venue de ces artistes de calibre mondial à Maurice a rapidement fait du festival Reggae Donn Sa « une marque de fabrique ! » souligne Bruno Raya. Et d’ajouter : « La qualité tant de la musique et des artistes que de la logistique que notre groupe a mis à la disposition pour la tenue de ces concerts a fait la renommée de la manifestation hors des frontières mauriciennes ! Nou gayn fan sorti l’Erop, l’Amerik ek partou ayer ki vinn spesialman akoz Reggae Donn Sa so bann artis », décline, non sans fièreté, Bruno Raya.

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Idem pour la scène locale et régionale. RDS a permis à des talents tels que Mr Snype, Ras Ricky, MalkiJah, Rasinn, Cool Is I, entre autres, d’avoir une autre réverbération artistique. La scène de ce festival a tout aussi bien servi à la consécration des stars bien locales, dont Linzy Bacbotte, Natir, Ras Mayul, Ras Natty Baby, Tian, pour ne citer que ceux-là.
L’artiste et organisateur du festival n’a qu’un souhait : « Que les autorités comprennent et réalisent la contribution de nos efforts à consolider Maurice sur la mappe monde. À travers la musique et la passion des fans, le festival RDS est une occasion bénie pour appuyer les démarches des autorités à soutenir et propulser notre île dans le paysage touristique mondial. » Après la crise de Covid-19, soutient encore notre interlocuteur, il est plus que jamais crucial de renouveler notre produit touristique. « Et la carte artistique n’est pas négligeable ! »

RDS 10 accueillera donc l’un des fils reconnus de la légende, Bob Marley, en l’occurrence, Ky-Mani Marley (voir plus loin). L’artiste, très connu dans le monde entier, foulera le sol mauricien le 25 juillet. Le lendemain, il s’entretiendra avec les médias. « Et dans l’après-midi du 26, notre invité a été sollicité pour rencontrer plusieurs Ong qui œuvrent sur le terrain à Mangalkhan, Floréal. »

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Notre interlocuteur souligne : « Cette initiative n’est pas nouvelle. Dans le passé, en profitant de la présence d’artistes internationaux connus, nous organisions parallèlement des campagnes sociales. » De fait, continue-t-il, ces initiatives ont pour but de mettre en lumière les actions et efforts de ces Ong. « Si, dans le passé, nous avons concentré nos efforts sur des campagnes sur le sida et la toxicomanie, des problématiques sociales qui font de grands ravages dans notre île, cette année, en revanche, nous avons décidé d’inclure un plus grand nombre d’Ong qui œuvrent sur différents tableaux. »

Raison invoquée par l’artiste et activiste : « Sityasion alarman lor koltar dan nou pei ! La pauvreté gangrène nos foyers. Plein d’enfants ont abandonné l’école dans le sillage de la crise du Covid-19. Nous ne pouvons rester insensibles à cela. Les Ong que Ky-Mani Marley rencontrera sur le terrain de foot de Mangalkhan, le 26 juillet, sont à pied d’œuvre dans plusieurs secteurs : éducation, enfants, pauvreté… » L’idée, soutient M. Raya, « c’est qu’avec le passage de l’artiste de renommée mondiale, ces travailleurs sociaux puissent faire écho des problèmes rencontrés et ainsi attirer l’attention ».

La machine est bel et bien relancée ! « Ce festival RDS 10 promet de belles surprises et des rencontres humaines exceptionnelles. Nou invit bann fan vinn pran zot biye boner tansion dernyer ler gayn sagrin ! C’est une grande nuit de musique qui s’annonce », conclut B. Raya.

Ky-Mani, le voyageur aventureux…

Il est le dixième enfant reconnu de Bob Marley. Ky-Mani Marley est né le 26 février 1976 à Falmouth, Jamaïque. Sa mère, Anita Belnavis, était championne de tennis de table. Le « voyageur aventureux » (c’est la signification de son prénom en éthiopien) grandit seul avec sa mère dans la campagne jamaïcaine. Ky-Mani perd son père à l’âge de cinq ans et quitte sa terre natale avec sa mère deux ans plus tard pour aller s’installer à Miami.
Il sera élevé dans l’humilité la plus totale, dans une maison de deux chambres avec neuf autres personnes et ne voit ses frères et sœurs que durant l’été en Jamaïque. Longtemps obsédé par le sport, il fait pourtant de la musique avec ses amis dans un sound-system, mais sans grande ambition.

Un jour, un producteur ayant travaillé avec son illustre père le remarque et lui propose d’enregistrer quelques morceaux dans son studio. Le jeune Ky-Mani s’y rend alors le week-end jusqu’à ce que le producteur de Shabba Ranks, Clifton Dillon, lui propose un premier contrat chez Shang Records.
Ky-Mani enregistre alors “Dear Dad”, en hommage à ce père qu’il n’a que trop peu connu, mais dont le souvenir reste très vivace. Le succès de ce titre sur les radios et le retour des auditeurs émus par cette preuve d’amour d’un fils pour son père encourage Ky-Mani à continuer une carrière musicale.
En 1996, alors qu’à 20 ans ses dreadlocks sont encore courtes, son premier album Like Father Like Son sort dans les bacs. Composé de 11 reprises de son père et de leurs 11 versions instrumentales/dub, cet album préfigure un réel talent chez le jeune homme.
The Journey sort en 1999, et se démarque par ses influences éclectiques, allant du RnB au hip-hop. Il se distingue ainsi de ses frères Ziggy et Julian qui, eux, ont gardé l’esprit un peu plus “roots” dans leur manière de chanter.
En 2001, il sort Many More Roads, un album plus classique, plus reggae.

Nominé au Grammy Awards pour cet opus, il échoue face au Halfway Tree de son frère, Damian. En 2003 il sort une compilation de ses titres Milestone et en 2007, son dernier album à ce jour, intitulé Radio sort, et est très inspiré hip-hop. Ky-Mani Marley est aussi connu aux USA pour ses collaborations avec des rappeurs tels que Young Buck, Afu-Ra, Ms. Dynamite ou encore Pras des Fugees.
Chanteur et musicien accompli, Ky-Mani a aussi développé des talents d’acteurs en jouant les premiers rôles en 2003 dans le film romantique jamaïcain One Love puis en 2007 dans Shottas, film d’action sur des gangsters de Kingston qui imposent leur loi sur le milieu de Miami. Il a aussi joué le rôle de Jean le Baptiste dans Haven en 2004 avec Orlando Bloom.

Depuis 2007, il est le héros de la série Living the life of Marley sur la chaêne américaine Bet J, où il incarne son propre rôle. 
En 2010, il sort son autobiographie, intitulée Dear Dad, le jour où Bob aurait dû fêter ses 65 ans. Il commence, par ailleurs, à travailler avec Don Corleon et apparaît sur ses derniers riddims comme le Message Riddim en 2010 et l’Antique Riddim en 2011. Le producteur le fait également collaborer avec son cousin, le prometteur Protoje. Deux très bons morceaux voient alors le jour : “Rasta Love” et “Rub-A-Dub Soldiers” en trio avec Da Professor. Ky-Mani a pris un nouveau virage new-roots en travaillant avec Don Corleon, confirmant ainsi sa versatilité.

(Sources : internet)

Billets toujours disponibles
Outre Ky-Mani Marley comme clou de ce dixième Festival Reggae Donn Sa, à Bambous, le 29 juillet, la scène sera occupée par des artistes locaux confirmés tels que Blakkayo, Ras Ninin, Oeson, Ras Natty Baby, et Jonas & The Roots Level Band. À noter la participation des “dalon” des Seychelles, avec Mersener.
Les billets sont à Rs 700 (normal) et Rs 1 200 (VIP). Ils sont disponibles auprès de Dhanny Music (Port-Louis), Prêt-à-Manger (Curepipe), Metro Music (Grand-Baie), Magasin Raja (Flacq), DJ Beat (Rose-Hill), Ti Lakaz (Tranquebar, Port-Louis), Master Sound (Bambous), dans tous les magasins City Sport de l’île, dans le Rézo Otayo (tel : 466 99 99) et Ticket Box (tel 5252 8233).

Tournée européenne : « Merci la diaspora ! »
Ils étaient en tournée en Irlande, en Italie, en France et en Angleterre depuis plus de deux mois. Bruno Raya et Blakkayo, les deux compères de OSB, étaient accompagnés de leurs musiciens pour cette tournée. « Nous avons joué une fois en Irlande, trois dates en Italie, deux concerts en France, dont un au Zénith, juste avant notre retour au pays, et deux autres en Angleterre. C’était magnifique ! Nous avons eu un accueil et une ambiance du tonnerre dans toutes les salles où nous nous sommes produits ! » soutient Bruno Raya.
Ce dernier remercie chaudement tous ces compatriotes qui se trouvent à l’étranger et « qui ont mis en commun leurs efforts pour nous faire venir jouer en live devant eux ; ils nous ont bien gâtés et nous ont avoué qu’ils étaient très heureux de renouer avec les artistes qu’ils adorent ». L’artiste ajoute que ces Mauriciens qui se trouvent aux quatre coins du monde sont des fans aussi ardents que ceux qui sont au pays. « Ce n’est pas souvent cependant qu’ils ont l’occasion d’apprécier les artistes qu’ils aiment dans les conditions de live. »

 

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