Fête du Printemps — Bérenger : « Maurice n’est la colonie de personne »

Le Deputy Prime Minister, Paul Bérenger, a mis les points sur les i par rapport à la campagne à l’international en marge du Chagos Deal. « Maurice n’est la colonie de personne », s’est-il appesanti dans un message clair prononcé, vendredi soir, lors du banquet annuel de la Fête du Printemps, organisé au centre Hua Lien à Trianon par plusieurs sociétés sino-mauriciennes. Une soirée placée sous le signe de la tradition, du partage et du vivre-ensemble, en présence de nombreux ministres, de hautes personnalités et de représentants diplomatiques.

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Organisé en collaboration avec le ministère des Arts et de la Culture, la Chinese Speaking Union, les United Chinese Associations et la Federation of Chinese Societies, l’événement a réuni notamment l’ambassadrice de la République populaire de Chine, Huang Shifang, le directeur du Centre culturel chinois Yang Jun, ainsi que plusieurs présidents de sociétés sino-mauriciennes, dont Lindsay Thingree, Mario Hung Wai Wing, Mike Wong et Eric Lim Kian Siang. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, n’a pu être présent, étant en deuil.
Paul Bérenger a tenu à préciser que Maurice n’est inféodée à aucune puissance étrangère. Tout en soulignant le respect que Maurice porte à la Chine en tant que pays ami et souverain, il a réaffirmé le droit du pays à exprimer ses désaccords sans être soupçonné d’allégeance. « Reconnaissez-nous pour ce que nous sommes : un petit pays, mais un pays libre et souverain », a-t-il lancé.

Le Deputy Primer Minister a également mis l’accent sur l’importance de la transmission de l’histoire nationale, appelant la jeunesse à ne pas oublier ses racines. Selon lui, un pays qui méconnaît sa véritable histoire est « un bateau sans gouvernail ». Il a fait part de l’attachement profond de Maurice aux pays de peuplement de Maurice dont la France, Madagascar, le Mozambique, l’Inde et la Chine entre autres tout en relevant que certaines relations historiques, notamment avec le Mozambique, restent encore à renforcer.
De son côté, le ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gondeea, a replacé la Fête du Printemps dans une perspective plus large, celle de l’unité nationale. Il est d’avis que ce banquet national allait bien au-delà d’une simple célébration communautaire, incarnant un symbole fort du vivre-ensemble mauricien. « Tradition, culture et fraternité se rejoignent ce soir dans un même esprit », estime-t-il, saluant la collaboration exemplaire entre institutions publiques et organisations socio-culturelles.

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Le ministre a également commenté la portée symbolique de l’Année du Cheval de Feu, placée sous le signe de l’énergie, du travail, du progrès et de la créativité. Il a rendu hommage à la communauté sino-mauricienne, dont la contribution multiforme — du commerce à la culture, en passant par l’éducation et la gastronomie — fait partie intégrante de l’histoire nationale.

Abordant la dimension économique, le ministre du Commerce, Michael Sik Yuen a pour sa part reconnu l’ampleur des défis auxquels le pays est confronté. Héritant, selon lui, d’une situation économique difficile, le gouvernement s’est vu confier la mission de redresser le pays et de le remettre sur la voie de la prospérité. Il s’est toutefois voulu confiant, mettant en avant l’expérience et le sérieux de l’équipe gouvernementale, tout en prévenant que ce redressement exigera du temps, de la rigueur et de la persévérance.

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L’ambassadrice de la République populaire de Chine, les présidents de sociétés sino-mauriciennes, dont Lindsay Thingree, Mario Hung Wai Wing se sont adressés à l’assistance. La soirée a aussi été marquée par un spectacle culturel des plus riches et variés.

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