À moins d’une vingtaine de jours de la reprise des travaux de l’Assemblée nationale, le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a déjà jeté les bases du calendrier des principales étapes pour ce premier semestre. Ainsi, une fois que les clameurs des célébrations Low Key du 55e anniversaire de l’indépendance et du 31e de la République se seront tues, dès la semaine prochaine, le mood sera aux étapes préparatoires menant à la présentation du budget 2023/24, très probablement au début de la première quinzaine du mois de juin, si ce n’est pas la fin mai.
En tout cas, les partenaires sociaux, que ce soit ceux de la société civile, du monde syndical ou du patronat, en particulier Business Mauritius, ont jusqu’au 7 avril pour formuler des propositions et recommandations en vue du Budget Speech, qui pourrait s’avérer être crucial dans la conjoncture politico-électorale.
À ce stade, le ministre des Finances a identifié les deux mamelles de l’exercice budgétaire, à savoir l’accélération de la Green Transition, tout en s’assurant d’un renforcement du concept de Social inclusiveness. C’est ce qu’indique un communiqué officiel portant sur les 2023/24 Pre-Budget Consultations. «
Proposals and suggestions should be on sustaining economic growth momentum in the medium to long term through higer levels of investment and exports, thus, building stronger econolic resilience », note le ministère des Finances à cet effet.
Dans le sillage de l’étude de ces mémoires budgétaires, Renganaden Padayachy devra établir un calendrier de consultations avec les partenaires sociaux sur les grandes lignes évoquées. En parallèle, les différents Senior Chief Executives et autres responsables de ministères, départements et corps para-étatiques seront appelés à soumettre à la Budget Cell des Estimates des dépenses et revenus pour le prochain exercice financier, les bénéficiaires de la pension de retraite étant sur leurs gardes quant à une révision du montant des allocations sociales.
De leur côté, les syndicalistes comptent revenir à la charge avec l’urgence d’une compensation adéquate et des mesures pour lutter contre la perte du pouvoir d’achat des ménages face à la hausse des prix des produits de consommation courante.

