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– Un recul de 30% des arrivées attendu durant les premiers mois suivant la réouverture

Le groupe New Mauritius Hotels ne compte pas emboîter le pas aux autres Major Players du tourisme dans la conjoncture marquée par l’arrêt des opérations avec la pandémie du Covid-19. De ce fait, Gilbert Espitalier-Noël, Chief Executive Officer (CEO) du groupe New Mauritius Hotels (NMH), a élaboré sur les principaux défis, la situation financière, les développements à Marrakech et aux Seychelles, le Covid-19 et les initiatives stratégiques du groupe lors d’une Analyst Meeting. Alors que le groupe hôtelier Sun a vendu un de ses établissements aux Maldives pour avoir des fonds afin de faire face à la crise, il semble que NMH ne penche pas vraiment pour cette option.

Outre les fonds de la Mauritius Investment Corporation Limited (MICL), Gilbert Espitalier-Noël souligne que plusieurs options sont envisagées pour lever des quasi-fonds propres, notamment par le biais d’une réorganisation des actifs comme alternative à la vente pure et simple des actifs. « Several options being considered to raise quasi-equity through the re-organisation of the Group’s assets as an alternative to outright sale of assets », dit-il.
Le montant total des actifs du groupe est évalué à Rs 31 milliards avec le groupe NMH essuyant des pertes colossales de Rs 2,1 milliards pour la période de neuf mois au 31 mars 202. Le chiffre d’affaires a été divisé par huit. Du jamais-vu pour ce groupe leader de l’hôtellerie à Maurice.

En prévision de la réouverture des frontières, le CEO du groupe se range derrière l’avis exprimé par les opérateurs touristiques, qui « s’attendent à un recul de 30% des arrivées durant les premiers mois suivant la réouverture, comparé à 2019 ». Une reprise graduelle des arrivées devrait ensuite se manifester au cours de l’année prochaine. Et de préciser que « we do not expect a return to pre-Covid levels before October 2023 ». Point positif dans la conjoncture : la dépréciation significative de la roupie par rapport aux principales devises, ainsi que d’importantes initiatives de réduction des coûts, qui devraient permettre d’augmenter les marges bénéficiaires, estime NMH.

Sur le plan financier, les dettes du groupe se chiffrent à Rs 13 milliards, incluant La Bridging Finance de Rs 600 millions « which will be paid out of MICL proceeds ». Gilbert Espitalier-Noël précise : « Our overseas operations required no assistance from the head office, having had access to grants and preferential loans in their respective countries. Mautourco Ltd has sufficient funds to support its operations until the re-opening of borders. »

Concernant le Royal Palm Marrakech, les frontières marocaines ont rouvert le 15 juin après plusieurs mois de confinement et NMH dit noter un Slow Pick-Up des réservations pour la basse saison. Mais le taux d’occupation devrait grimper à compter du mois de septembre, « with accelerated recovery of short-haul destinations ».

Le complexe hôtelier a lancé un nouveau centre de conférences et, à cet égard, les réservations sont considérées comme étant très encourageantes.

Aux Seychelles, la gestion du Sainte Anne Resort a été confiée au groupe Club Med, et NMH a déjà reçu le montant de location pour six mois, comme prévu. L’extension de l’établissement (de 87 à 295 chambres), au coût de 73 millions d’euros, est financée par de l’Equity (5 millions d’euros), des obligations cotées (40 millions d’euros) et du financement bancaire (28 millions d’euros). NMH s’attend à un revenu locatif annuel de 7,8 millions d’euros.

À ce jour, NMH n’a procédé à aucun licenciement, mais a plutôt opté pour une réorganisation de son staff. Il bénéficie toujours du Wage Assistance Scheme jusqu’en septembre 2021. En attendant le décaissement des fonds de la MICL d’un montant de Rs 2,5 milliards, le groupe a obtenu un prêt relais des banques.