Joe Lesjongard, leader de l’opposition : « On aurait pu venir de l’avant avec une nouvelle législation »

Le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, estime que lorsque le ministre de la Santé a évoqué l’illégalité de la loi actuellement en vigueur, « il faut rappeler que c’est le bureau de l’Attorney General qui travaille sur les projets de loi ». Et que c’est donc sur les recommandations de ce bureau que le Conseil des ministres approuve un projet de loi.

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« Je ne comprends pas très bien l’argument avancé par le ministre en ce qui concerne la composition du conseil. Il a fait référence aux officiers qui y siégeaient, en laissant entendre qu’il ne s’agissait pas d’employés à plein-temps. Je me suis renseigné et l’on m’a fait comprendre qu’il n’existe pas de poste de ce type au ministère. En revanche, ces officiers sont présents depuis 25 ans. Ce ne sont peut-être pas des fonctionnaires, mais ils fournissent des services au ministère depuis un quart de siècle », a-t-il déclaré. Joe Lesjongard est d’avis que le ministre de la Santé dispose désormais de deux options : soit venir de l’avant avec une nouvelle législation, soit consigner une déposition à la police, « au lieu d’avancer des allégations au Parlement ».

Le leader de l’opposition a également évoqué un possible conflit d’intérêts et le rôle des ophtalmologistes. La clause 7 du projet de loi accorde en effet un siège permanent au consultant responsable du Subramania Bharati Eye Hospital. « Le ministre est-il au courant que certains ophtalmologistes à Maurice exploitent des commerces d’optique sans être enregistrés auprès de l’Optical Council ? Ce projet de loi corrige-t-il cette lacune réglementaire et empêche-t-il la concurrence déloyale ? » s’est-il interrogé.

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Il a également demandé si « le ministre peut assurer que ce projet de loi n’est pas conçu, directement ou indirectement, pour régulariser ou protéger des entreprises qui opèrent illégalement ».

« Le moment choisi pour présenter cette législation soulève des préoccupations légitimes. Si l’on supprime l’évaluation des compétences, quels mécanismes d’application spécifiques ce projet de loi introduit-il pour renforcer la capacité du conseil à poursuivre les pratiques illégales dans le secteur de l’optique ? » se demande-t-il.

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