L’énigme Franklin : les assurances des autorités françaises sont « vagues » pour l’extradition

C’est ce qu’indique Me Varma, le conseil légal de Franklin, laissant ouverte la porte à un dénouement aux procédures initiées en Cour de Port-Louis

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Le représentant de l’Attorney-General, Me Yvan Jean-Louis, a expliqué en Cour que les avocats du trafiquant de drogue Franklin l’ont informé que leur client pourrait consentir à la demande d’extradition des autorités françaises. Mais à condition que le bureau de l’Attorney-General fournisse des clarifications sur des assurances qui ont été fournies par les autorités françaises. Me Yatin Varma a alors confirmé que son client pourrait considérer la demande d’extradition des autorités françaises s’il est satisfait des assurances fournies par ces dernières, mais qu’actuellement, ces garanties ne sont pas claires.

Ainsi, Franklin veut savoir quel est le délai qui lui sera imparti si, une fois extradé, il voudrait faire appel de la condamnation et de la sentence de sept ans d’emprisonnement qui lui avaient été infligées par contumace par le tribunal de St. Denis à La Réunion le 2 juillet 2021. L’autre point sur lequel le trafiquant de drogue veut obtenir une assurance est s’il fera face à un nouveau procès, en sa présence cette fois-ci, si jamais cet appel est rejeté, ou bien si la sentence de sept ans sera automatiquement applicable et mise à exécution.

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Yatin Varma a fait ressortir en Cour qu’une lettre en date du 11 juillet 2023 avait été envoyée par ses soins aux autorités françaises, par le truchement du bureau de l’Attorney-General, cherchant des garanties sur ces points. Une réponse lui avait été envoyée par les autorités françaises à travers le Chief State Attorney du bureau de l’Attorney-General, réponse qu’il avait reçue le 3 août. Il a toutefois maintenu en Cour que les assurances fournies par les autorités françaises sont « vagues ». Il a soumis les deux documents au tribunal pour étayer ses dires.

Me Jean-Louis a pour sa part maintenu que si l’avocat du prévenu considère ces assurances comme floues, c’est une question d’appréciation. Il a aussi expliqué que la position de l’Attorney- General sur les assurances françaises se trouve dans l’affidavit juré en Cour par son préposé. En d’autres mots, ce dernier serait apparemment d’accord avec ces garanties.
La magistrate Shavina Jugnauth, qui préside ce procès d’extradition, considèrera tous ces points le 14 août, date à laquelle l’affaire a été renvoyée.
La magistrate avait aussi ordonné dans un jugement rendu le vendredi 7 juillet dernier que Jérémy Decide, alias Nono, l’acolyte présumé de Franklin, soit extradé vers La Réunion.

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