Le leader du MMM/ « Nous proposons le remplacement de la Commission anti-Corruption par une Public Protector Act »
Paul Bérenger, entouré de l’équipe dirigeante du MMM, s’est élevé, samedi, contre toute tentative de noyer l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) dans une éventuelle Financial Crime Commission (FCC).
« L’alliance PTr-MMM-PMSD est en faveur du remplacement de l’ICAC par une institution solide. Le MMM propose que nous suivions l’exemple de l’Afrique du Sud en présentant une Public Protector Act en vue de la nomination d’un Public Protector, qui sera chargé de la lutte contre la corruption en général et qui engloberait le poste d’Ombudsperson », déclare le leader des Mauves, qui a déjà évoqué cette proposition avec le leader du parti Travailliste, Navin Ramgoolam.
Pour Paul Bérenger, l’ICAC s’est déjà transformée en une Whitewashing Machine et une Cover-Up Machine depuis 2015. « Je n’ai rien de personnel contre personne mais il faut dire les choses comme elles sont », a-t-il dit. Il avance que l’ICAC – ayant été obligée d’arrêter l’ex-PPS Rajanah Dhaliah dans la Black abel & Stag Party Saga –, cela ne change rien à l’opinion publique. Il a mis en exergue que le MMM n’est pas contre une meilleure coordination entre les différentes institutions du centre financier international et la création de la Financial Crime Commission pour le faire.
Le leader du MMM s’est prononcé contre l’absorption de l’ICAC par cette institution et propose que la Commission anti-corruption soit remplacée par un Public Protector à la suite de l’adoption d’une Public Protector Act, à l’instar de la législation en vigueur en Afrique du Sud depuis 1994.
Le bureau du Public Protector aurait pour attributions « to investigate matters and to protect the public against matters such as maladministration in connection with the affairs of government, improper conduct by a person performing a public function, improper acts with respect to public money; improper and unlawful enrichment of a person performing a public function and an act or omission by a person performing a public function in improper prejudice to another person ».
Aux termes de la Public Protector Act, le Public Protector disposerait, d’après la proposition de l’ancien Premier ministre, l’autorité requise pour mettre en avant des mesures correctives là où c’est nécessaire. De plus, la personne censée occuper le poste de Public Protector serait choisie par une majorité de 60% de l’Assemblée nationale avant d’être nommée par le président de la République pour un mandat non renouvelable de sept ans. Paul Bérenger, note le gouvernement dispose d’une majorité de 60% que dans très peu de pays. D’où la nécessité de choisir quelqu’un qui bénéficie du soutien d’une partie du gouvernement ou de l’opposition.
Ainsi, Paul Bérenger suggère que le poste de Public Protector soit inclus dans la Constitution comme tel est le cas en Afrique du Sud. De plus, il souligne la nécessité de créer une Cour constitutionnelle.
Au chapitre sportif, Paul Bérenger a félicité les athlètes mauriciens qui ont fait honneur au pays aux derniers Jeux des îles de l’océan Indien à Madagascar.
Par ailleurs, le leader du MMM a eu un mot spécial pour ceux qui se sont dirigés vers le caveau du père Laval. Il a souligné que le pèlerinage du père Laval, le Maha Shivaratree ou encore la fête Eid sont logés à la même enseigne.
De plus, Paul Bérenger a annoncé dans le contexte des relations internationales qu’il suit de près le sommet du G20 à New-Delhi. Il a remercié le Premier ministre indien, Narendra Modi, pour avoir été l’architecte de l’admission de l’Union africaine au sein du G20 comme tel est le cas pour l’Union européenne.

