Jean-Pierre Dalais (Business Mauritius) : « Nous voulons plus de progrès au niveau des entités publiques »
Si du progrès a été réalisé en matière de gouvernance d’entreprise, notamment au niveau des compagnies cotées en Bourse, on ne peut en dire autant concernant le secteur public… Jean-Pierre Dalais, président de Business Mauritius, a évoqué la situation hier matin lors de la conférence annuelle sur la bonne gouvernance, organisée par le Mauritius Institute of Directors.
Il y a des compagnies à Maurice qui peuvent être fières de leur niveau de gouvernance, explique Jean-Pierre Dalais, et cela est d’ailleurs reconnu par les investisseurs étrangers et autres partenaires étrangers qui travaillent avec ces entreprises.
Il a poursuivi en soutenant qu’il s’agit d’avoir une bonne stratégie en matière de bonne gouvernance mais le plus important demeure la mise en œuvre. Il a souligné les efforts du MIoD en matière de formation et de sensibilisation sur la bonne gouvernance.
Danny Balluck, Chairman du MIoD, a demandé au président de Business Mauritius s’il est inquiet eu égard aux récentes conclusions du Ibrahim Index of African Governance 2022 (IIAG): « Mauritius is still on the top of the list, but the country declined over the last decade and is on the path of increasing deterioration…”
Ce à quoi Jean-Pierre Dalais a répondu que : “I would not say that we are on the path of decline. We have made a lot of progress. Now it is a matter of making sure that good governance applies to all. It is important not only for large companies in the private sector, although they need to be examples. But we need to see more companies embrace transparency and we also need to see more progress at the level of public companies. I don’t want to point fingers, but it is clear that we want the whole of Mauritius to adhere to the corporate governance Scorecard.”
Le ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance, Mahen Seeruttun, a d’ailleurs lui-même reconnu que Maurice a besoin de l’engagement du secteur privé – et du secteur public – pour améliorer la bonne gouvernance dans le pays, cela d’autant que le Scorecard permet désormais de mesurer les progrès réalisés. “Whether public or private, transparency and integrity applies across the board and above board”, a dit le ministre, à l’heure où de multiples scandales liés à la gestion des affaires publiques continuent d’émailler l’actualité…
Il ajoute : “The sooner we all learn to speak the language of Governance, the earlier we shall reap the full benefits of the positive correlation between Corporate Governance and economic development.”
À l’avenir, notamment avec la révision du Code de bonne gouvernance, le ministre indique que davantage de pression sera exercée sur les différentes organisations, surtout concernant la composition des conseils d’administration, la qualité des boards et leur efficacité.
« We should expect more scrutiny on issues such as independence, over-boarding, excessive tenure and diversity and we must be ready for higher levels of scrutiny and public oversight of Boards and Directors beyond anything we have experienced before. »
Le ministre a salué les efforts d’Arnaud Lagesse, CEO du groupe IBL. « In 2016, during the formulation of the second code, a visionary leader stepped forward, embracing the challenge of fostering robust corporate governance in Mauritius. Thank you, Mr. Arnaud Lagesse, for your unwavering commitment and invaluable insights which were instrumental in shaping the foundation of our governance practices », affirme Mahen Seeruttun.

