Mise en demeure : Bruneau Laurette et son fils ciblent l’État et le CP Dip pour Rs 25 M

Bruneau Laurette et son fils Jean Luca Ryan Laurette réclament des réparations de Rs 25 millions à l’État pour « fautes lourdes » suite à leur arrestation en novembre 2022. Cette Plaint with Summons rédigée le 31 mai, cible aussi le commissaire de police, Anil Kumar Dip, le DCP Dunraz Gangadin et le surintendant Ashik Jagai de la PHQ Special Striking Team (SST), et la Woman Police Inspector Narainen de la Major Crime Investigation Team. Les différents protagonistes sont attendus en Cour suprême le 20 juin.

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Dans la plainte, Bruneau Laurette a évoqué le rassemblement à la Place d’Armes du 29 octobre 2022 où il avait dénoncé des cas allégués de corruption contre la police et la SST. Il ajoute qu’après ce rassemblement, l’ASP Jagai a trouvé une certaine quantité de drogue dans le coffre de la voiture stationnée devant son domicile à St-Pierre le 4 novembre 2022. Il précise que le véhicule n’était pas fermé à clé.

Jean Ryan Laurette a déclaré qu’il se reposait au domicile de son père à cette date car il était en congé maladie. Des accusations provisoires de Money Laundering, Possession of Cannabis Resin for the Purpose of Selling with Averment of Trafficking et Possession of Firearms ont été logées contre Bruneau Laurette. Son fils répondait aux deux dernières accusations provisoires qui sont similaires.

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L’activiste politique estime qu’un complot a été ourdi contre lui pour l’arrêter car il devenait une figure importante sur la scène politique et il était perçu comme une menace pour le pouvoir. Jean Ryan Laurette estime qu’il a été victime des dommages collatéraux causés par les activités politiques de son père.

Bruneau Laurette avance qu’avant son arrestation, il y avait eu la circulation d’une Hit List où apparaît son nom apparaît. Il estime que la perquisition menée chez lui par l’équipe du SP Jagai serait illégale et d’ajoute que les policiers n’étaient pas en possession d’un mandat. Il précise que le véhicule n’est pas enregistré en son nom et la Special Striking Team n’a jamais interrogé le propriétaire.

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Il allègue que cette unité de la police aurait planté une arme à feu artisanal chez lui de même que 12 balles (chevrotine). Alors qu’il était menotté, l’activiste dit avoir vu deux policiers pénétrer sa chambre sans sa présence et sortir quelques minutes plus tard. Puis, ils l’ont appelé pour lui montrer l’arme qu’ils auraient trouvée sous son matelas. D’où le caractère illégal de la perquisition et de l’arrestation.

Bruneau Laurette a aussi évoqué l’incident survenu aux Casernes centrales et avance que son ex-avocat, Me Sanjeev Teeluckdharry, avait appelé le commissaire de police pour l’informer que ses services ont été retenus pour les besoins de cette enquête. L’avocat n’avait pas eu accès pour les rencontrer.

L’ACP Gangadin aurait affirmé que les deux étaient détenus In Communicado alors que tel n’était pas le cas. Bruneau et Ryan Laurette estiment qu’ils ont été privés de leur droit fondamental d’être représentés par un avocat de leur choix.

Entre-temps, Dominique Raya, la compagne de Bruneau Laurette, a dû solliciter les services de Me Shakeel Mohamed. Le lendemain, la WCI Narrainen avait informé Me Teeluckdharry à la New Court House qu’il ne pouvait pas représenter Bruneau Laurette en raison d’un potentiel conflit d’intérêts sans donner plus de détails à ce sujet.

Les plaignants avancent qu’à la Bail and Remand Court le 5 novembre 2022, l’inspecteur Ramjeetun avait pris l’engagement de laisser les avocats avoir accès à leurs clients. Selon eux, la police n’avait pas respecté cet engagement dans l’après-midi même. Ce qui constitue selon eux, une violation de leurs droits constitutionnels et un Contempt of Court. La police a aussi refusé l’accès à Me Akil Bissessur au poste de police de Pope Hennessy alors qu’il devait s’entretenir avec Ryan Laurette.

Par ailleurs, Bruneau Laurette avance qu’il a subi des traitements dégradants durant les trois premiers jours de sa détention où il est resté avec les mêmes vêtements sans avoir pu se brosser les dents. Sa compagne a dû solliciter la National Human Rights Commission pour que la police change d’attitude.

L’activiste politique dénonce un Abuse of Process car 11 jours après son arrestation, la police n’avait pas encore commencé son interrogatoire avec comme objectif de contester sa remise en liberté conditionnelle. En plus, il accuse la police de n’avoir pas voulu mettre On Record des informations qu’il détenait sur un cas de 40 kilos de drogue, cargaison acheminée à Maurice par voie maritime à Rivière-Noire. La drogue avait les mêmes caractéristiques que celle retrouvée dans la voiture devant son domicile. Il indique que la SST n’a jamais présenté en justice un quelconque enregistrement vidéo de la perquisition chez lui qu’elle affirmait détenir.

Le père et le fils avancent qu’ils ont sollicité l’Independent Police Complaints Commission pour dénoncer les préjudices contre eux, mais ils n’ont obtenu aucune réponse jusqu’ici. D’où leur démarche de réclamer des dommages. Bruneau Laurette et Ryan Laurette ont retenu les services de Mes Shakeel Mohamed, Neelkanth Dulloo, Rouben Mooroongapillay et Ayesha Jeewa (avouée).

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