Jean Lino Albert sera de retour devant la Cour de Pamplemousses vendredi 16 où il sera formellement informé du stand du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) quant à sa remise en liberté conditionnelle. Du côté du bureau du DPP, la tendance est que celui-ci compte s’opposer à ce stade à toute remise en liberté vu que l’enquête dans cette affaire n’est qu’à ses débuts.
L’avocat du prévenu, Me Vishayen Veerappapillay, laisse entendre pour sa part qu’il compte loger sa motion de remise en liberté le jeudi 22 janvier, quand cette affaire sera de nouveau appelée en Cour.
Jean Lino Albert, actuellement en détention policière, fait face à deux charges provisoires de blanchiment d’argent, en contravention avec la section 3 de la Financial Intelligence and Money Laundering Act (FIAMLA). Ces charges concernent l’acquisition d’un terrain à BaieduTombeau et de deux véhicules de luxe, soit une Ford Ranger et une BMW X5, par de l’argent qui proviendrait du narcotrafic, selon les enquêteurs de la FCC.
Cette arrestation et cette mise en accusation font suite à une perquisition effectuée par la Financial Crimes Commission (FCC) au domicile de Jean Lino Albert à Baie-du Tombeau mercredi. Les deux voitures ont été saisies aux fins d’enquête et convoyées au QG de la Financial Crimes Commission à Réduit, où elles ont été placées sous scellés.
Les liens de Jean Lino Albert avec le dénommé Wendip Appaya et d’autres suspects dont le surintendant Ashik Jagai, son fils Allysaheb, Steven Mootoocurpen et Muzzaffar Lallmamode, dans le collimateur de la Financial Crimes Commission intéressent particulièrement les enquêteurs.
Jean Lino Albert et Wendip Appaya auraient effectué ensemble un voyage vers Madagascar en janvier 2025, faisant soupçonner une implication dans le réseau de trafic de drogue et de blanchiment d’argent entre la Grande île et Maurice.
Affaire à suivre.

