La police est sur les traces de quatre hommes qui auraient agressé sexuellement une habitante de Poste-Lafayette (40 ans) alors que sa famille avait rapporté sa disparition à la police le 21 mars. C’est mardi qu’un groupe d’enfants l’avaient trouvée prise dans un marécage de la localité connu comme La-Mare. La quadragénaire, qui souffre d’un problème psychiatrique, a été en mesure de consigner une déposition officielle à la police en fin de semaine. Elle a confirmé la version des faits qu’elle avait donnée à ses proches lorsqu’elle avait été hospitalisée.
Elle a expliqué à la police qu’aux alentours de midi le 21 mars, elle avait quitté son domicile pour rendre visite à sa tante qui réside à quelques mètres plus loin. Elle était passée par un raccourci sur un terrain en friche. C’est alors qu’un chien l’avait pourchassée. Selon la quadragénaire, elle avait couru sans se rendre compte de la direction qu’elle prenait et finalement, elle avait marché vers la route principale afin d’avoir un repère pour savoir où elle se trouvait exactement.
Une fois sur la route, dit-elle, une voiture s’était arrêtée à sa hauteur avec quatre hommes à bord. Elle avait reconnu l’un d’eux qui est un membre de sa famille, et un deuxième qui a l’habitude de venir dans la localité. Le groupe lui avait demandé de monter à bord pour la ramener chez elle.
Mais au lieu de la déposer à la maison, la quadragénaire avance que la voiture s’est dirigée au domicile de ce membre de la famille à Poste-de-Flacq. Le groupe l’avait emmenée dans une chambre où ils lui avaient proposé d’avoir des relations sexuelles. La femme avait décliné la proposition et voulait rentrer.
Elle relate que les quatre hommes l’ont séquestrée et l’ont agressée sexuellement à tour de rôle. Elle dit avoir ressenti d’atroces douleurs dans ses parties intimes. Après leur acte, les suspects ne lui ont pas permis de quitter la maison.
Entre-temps, sa mère (62 ans), inquiète de sa disparition, s’était rendue à la police pour solliciter de l’aide. Des volontaires avaient participé à des battues à Poste-Lafayette, mais sans succès. Selon la victime, ce membre de sa famille l’a fait rester dans cette maison à Poste-de-Flacq pendant plusieurs jours. Elle ne se rappelle pas le nombre exact. Et dit ne pas se souvenir non plus de ceux qui l’auraient encore agressée sexuellement après le 21 mars.
Selon la quadragénaire, une nuit, le groupe lui avait demandé de prendre place dans une voiture et il l’avait emmenée à La-Mare. Et ils l’avaient poussée dans le marécage avant de quitter les lieus. Elle était perdue et en plus, elle était bloquée dans la boue. La victime dit avoir crié dans la nuit, mais il n’y avait personne dans les alentours. Entre-temps, elle souffrait dans ses parties intimes, aux mains et aux pieds. C’est plusieurs heures après qu’elle dit avoir entendu des voix et croyait que c’était sa maman. Elle avait alors appelé à l’aide d’une voix faible. C’était un groupe d’enfants venant cueillir des jamblons dans le bois. Elle se rappelle que les enfants et des adultes sont arrivés pour l’aider à sortir du marécage. La police l’avait retrouvée déshydratée et l’avait transférée à l’hôpital de Flacq.
Après sa déposition hier, la plaignante a été examinée par un médecin de la police à l’hôpital Jeetoo cette fois-ci. Le Dr Prem Chamane a recommandé qu’elle soit à nouveau placée en observation alors qu’elle avait déjà obtenu sa décharge. De son côté, la police de Flacq a ouvert une enquête pour viol et les suspects seront entendus sous peu.

