Dans un contexte politique marqué par des tensions au sein du MMM et des défis socio-économiques persistants, le député de la circonscription de Grand-Baie/Poudre-d’Or (No 6), Ram Etwareea, dresse un état des lieux sans détour de sa région et de la conjoncture nationale. Entre crise structurelle d’approvisionnement d’eau, développement immobilier parfois anarchique, chômage, pénurie de logements et fléau grandissant de la drogue, l’élu met en lumière les réalités contrastées d’une circonscription à la fois dynamique et fragilisée. Sur le plan politique, il revient également sur la crise interne qui secoue le MMM, notamment après la démission de Paul Bérenger comme Deputy Prime Minister. Entre fidélité aux principes, interrogations sur la stratégie du leader historique des Mauves et volonté de poursuivre le travail au sein du gouvernement, Ram Etwareea livre une analyse lucide des enjeux et des choix qui s’imposent à son parti. Une interview dense où se croisent préoccupations locales, enjeux nationaux et perspectives politiques incertaines.
Quel constat faites-vous de la situation dans la circonscription No 6 depuis vote élection en tant que député du MMM ?
La circonscription No 6 est différente lorsque nous la comparons à d’autres circonscriptions du pays. Elle fait actuellement face à un grave problème de fourniture d’eau. Il s’agit d’un problème de nature structurelle, car elle est desservie par des tuyaux datant d’avant l’indépendance. Les conduites longeant les grandes routes, tout comme celles situées dans les routes latérales, n’ont pas été remplacées.
Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons fait un état des lieux et constaté qu’un certain nombre de tuyaux sont fissurés, ce qui rend la fourniture d’eau irrégulière. Cette situation est devenue le problème No 1 dans cette circonscription. Chaque jour, je reçois entre deux et trois appels d’habitants sollicitant mon intervention pour résoudre des problèmes d’approvisionnement d’eau, que ce soit à Grand-Baie ou à Grand-Gaube. C’est un problème qui, pour ainsi dire, manz mo lavi. C’est pourquoi j’interviens régulièrement à travers des interpellations parlementaires pour solliciter l’appui du ministre de l’Énergie, Patrick Assirvaden. Ce dernier a assuré que des solutions sont en cours, notamment à travers un programme de remplacement de 100 km de tuyaux, financé avec l’appui du gouvernement indien. Une partie de ce programme sera mise en œuvre dans la circonscription No 6.
Nous avons également constaté que bon nombre de routes dans cette circonscription n’étaient pas asphaltées. Elles étaient dans un état lamentable et dangereuses pour les usagers. La route 20 Pieds, par exemple, était dans un état déplorable, bien que le financement pour sa réhabilitation ait déjà été voté. Les fonds étaient disponibles, mais la volonté de réaliser les travaux faisait défaut. Nous avons donc procédé à la réfection de cette route, ce qui a soulagé de nombreux usagers. Il en est de même pour plusieurs routes latérales. M
ême la route où j’habite était laissée à l’abandon depuis plusieurs années. Lorsque la National Development Unit m’a approché l’année dernière pour identifier les routes nécessitant des travaux d’asphaltage, j’ai choisi de ne pas mentionner celle de Fond-du-Sac, car je sais qu’il existe des routes en bien plus mauvais état, méritant une intervention prioritaire.
Nous avons ainsi décidé de privilégier la réhabilitation d’une route importante reliant Fond-du-Sac à Triolet. Les travaux ont déjà démarré. Le budget alloué par circonscription était très serré l’année dernière : nous disposions de Rs 10 millions pour les projets routiers. La réhabilitation de cette route constitue le quatrième projet que nous réalisons dans cette circonscription.
Par ailleurs, cette circonscription est très dynamique en matière de développement immobilier. En parcourant la région – notamment via Chemin 20 Pieds vers Calodyne, Grand-Gaube, Vale, Petit-Raffray, Fond-du-Sac et Goodlands –, nous constatons que le secteur est en pleine expansion. Du côté de Calodyne et de Chemin 20 Pieds, les constructions sont principalement destinées aux Higher Income Groups , tandis qu’à Poudre-d’Or et à Goodlands, l’expansion est davantage liée à la densité de la population. Cependant, cette croissance s’accompagne aussi de dérives. Nous avons constaté des constructions anarchiques, avec des permis accordés sans s’assurer de la disponibilité des aménités essentielles, dont les drains, l’eau et l’électricité.
Je connais des cas où des maisons ont été construites sans accès à l’eau potable. Une situation similaire existe dans un morcellement à Petit-Raffray. Cela a entraîné une véritable gabegie, car il a fallu par la suite raccorder ces zones au réseau de la CWA. Il a fallu attendre plus de six mois pour que la CWA puisse installer des compteurs d’eau, et près d’une dizaine de mois supplémentaires pour mobiliser des contracteurs afin de réaliser les travaux de raccordement.
Le même problème s’est posé pour l’électricité : les demandes de raccordement au réseau du CEB sont très élevées dans ces régions. Heureusement, les habitants font preuve de solidarité pour faire face à ces difficultés, mais le partage de services comme l’électricité n’est pas toujours évident.
Quid des autres problèmes ?
Un autre problème est le chômage. En effet, Maurice est en train d’importer un grand nombre de travailleurs étrangers, et les Mauriciens ne peuvent pas dire qu’il n’y a pas d’emplois dans le pays. Il existe toujours cette mentalité de vouloir travailler dans la fonction publique. En dehors des problèmes de fourniture d’eau et d’électricité, les principales demandes que nous recevons au bureau du CAB concernent l’emploi dans le secteur public ainsi que l’accès à un logement de la NHDC.
Pourtant, la circonscription No 6 est dynamique : il y a beaucoup de richesse et d’opportunités d’emploi. Sa contribution au PIB du pays est importante, notamment en raison de la présence de nombreux hôtels et entreprises.
Cependant, de nombreux habitants sont toujours dans le besoin d’un logement. Lors d’une visite dans une cité à Grand-Gaube, j’ai constaté que cet endroit a été négligé pendant de nombreuses années. Les habitants ont effectué plusieurs demandes de logement. Ce problème est d’ailleurs largement répandu à l’échelle nationale. Nous savons que 8 000 logements sont prévus dans le programme, alors qu’il existe environ 50 000 demandes. De nouvelles maisons sont actuellement en construction dans deux endroits au No 6, soit à Petit-Raffray et Goodlands. Lorsque les habitants voient ces projets, ils viennent vers nous pour réclamer un logement. La circonscription est certes dynamique, mais elle fait face à des problèmes bien réels qui se sont accumulés et concentrés au fil du temps.
La drogue est un autre problème dans cette circonscription. À l’époque où j’étais jeune, elle se propageait dans des zones spécifiques des villes. Aujourd’hui, la drogue est partout et elle touche toutes les composantes de la population, y compris les différentes couches sociales. Là où j’habite, je suis entouré par cette crise. Les trafiquants de drogue sont plus rapides que les autorités, mieux organisés et font partie d’un réseau international. Paul Bérenger a mis beaucoup de pression sur ce dossier.
Depuis quand avez-vous fait votre entrée au MMM ?
En 1982, alors que j’étais un jeune diplômé au chômage. Je suis resté sans emploi pendant trois ans. Comme je m’intéressais à la politique, j’ai décidé d’entrer dans l’arène politique pour contribuer à changer le régime en place. À l’époque, le pays était à genoux, avec un taux de chômage d’environ 20% chez les jeunes. Le FMI imposait des conditions strictes, notamment des mesures visant à réduire les dépenses publiques. Mon père, qui travaillait sur l’établissement de Belle Vue Harel, avait perdu son emploi alors qu’il avait des enfants à nourrir.
Je ne suis pas entré en politique pour obtenir un emploi ou pour aider uniquement ma famille, mais celle-ci représentait un exemple de la situation sociale qui prévalait à l’époque. La situation était explosive, et les dérives sociales touchaient de nombreux jeunes, avec une montée des cas de vols, de drogue, etc. En 1982, le régime a changé, mais une fracture est rapidement survenue. Lors des élections générales anticipées de 1983, Paul Bérenger m’a proposé un ticket. C’est ainsi que j’ai fait mon entrée au MMM.
Maintenant, une aile au sein du MMM affirme qu’il faut quitter le gouvernement. Que dit le Régional No 6 à ce sujet ?
Nous allons tenir une réunion du Régional No 6 probablement jeudi prochain. Nous n’avons pas pu l’organiser rapidement pour des raisons pratiques. En fait, nous avions déjà identifié un endroit pour organiser cette réunion, mais lorsque nous avons contacté les membres, ces derniers ont affirmé que le délai pour y participer était trop court.
Une autre raison qui explique pourquoi une nouvelle réunion n’a pas pu se tenir est que nous venons tout juste d’en organiser une pour informer les membres de ce qui se passe au MMM. En réalité, cette crise dont nous parlons aujourd’hui a commencé depuis novembre dernier. Tout le monde savait qu’il y avait un problème, qui a éclaté aujourd’hui. Comme le dit si bien Paul Bérenger, nous sommes arrivés à la croisée des chemins. Je suis en contact permanent avec les membres du Régional et l’avantage que j’ai, c’est que j’habite dans la circonscription No 6. Avant la démission de Paul Bérenger comme DPM, il y avait une seule personne au sein du Régional qui disait que si jamais le leader des Mauves décidait de claquer la porte du gouvernement, il le suivrait.
Lorsque Paul Bérenger est passé de la parole aux actes, la majorité des membres du Régional a choisi de rester au gouvernement. Ils disent qu’ils ont voté pour un gouvernement de cinq ans afin de redresser le pays et qu’à ce titre, il faut rester au gouvernement. D’autres ont également affirmé que cela fait 20 ans qu’ils sont restés sur l’asphalte et que ce n’est pas le moment de faire marche arrière. J’ai dit aux camarades du parti que depuis novembre, Paul Bérenger évoque des problèmes au sein du gouvernement, notamment chez Air Mauritius, dans d’autres corps parapublics, ainsi que des cas de corruption. Si Paul Bérenger vient me dire de façon explicite qui est corrompu et qui est pourri, je pars avec lui tout de suite, car je suis un homme de principe. J’ai les mains propres et je n’ai jamais accepté d’argent de qui que ce soit depuis que je suis au pouvoir. Dimoun finn deza amenn larzan ek mo finn retourn zot ar zoure. Je n’accepte pas qu’un gouvernement soit pourri.
Paul Bérenger dit qu’il y a des problèmes, mais il ne donne pas assez de détails. Il enchaîne les réunions pour dire pratiquement la même chose. Il ne nous donne pas suffisamment d’informations pour nous permettre de prendre une décision. Autre chose : Paul Bérenger ne nous a pas non plus donné de perspective claire en cas de départ du gouvernement pour aller dans l’opposition et gagner ensuite les élections. Nous ne savons pas avec qui il s’alignera. Est-ce qu’il va se rapprocher du MSM, de Roshi Bhadain, de Nando Bodha ou d’Ivan Collendavelloo ? Nous ne savons pas. Paul Bérenger n’a donné aucune perspective sur notre avenir.
Paul Bérenger a-t-il déjà évoqué son départ comme DPM au sein du Bureau politique du MMM ?
Depuis novembre, il nous parle de la situation d’Air Mauritius et nous a mis en garde contre la notation de Moody’s, ainsi que contre le Grey Listing. Il disait qu’il n’est pas correct de ne pas avoir un ministre des Finances à plein-temps, surtout dans les circonstances actuelles. Je suis totalement d’accord avec lui. Aujourd’hui, mon langage n’est pas différent des propos de Paul Bérenger.
J’ai toujours défendu le principe d’une bonne gouvernance et j’irai jusqu’au bout pour cela. Malheureusement, les informations qui devaient m’être communiquées clairement ne me sont pas parvenues. Je sais que Paul Bérenger a régulièrement soulevé ces problèmes auprès du Premier ministre, et je sais aussi que le chef du gouvernement a été à l’écoute en grande partie et a pris certaines mesures. Mais j’ai l’impression qu’il ne l’a pas écouté dans sa totalité. À partir de là, est-ce une raison valable pour démissionner comme DPM ? Je pense que c’est à lui de répondre à cette question. Il doit aussi répondre clairement à l’opinion publique : a-t-il plus de chances de faire bouger les choses de l’extérieur ou de l’intérieur du gouvernement ?
Il affirme cependant que le Premier ministre ne l’a pas écouté sur un certain nombre de dossiers. Moi, à mon avis, il fallait changer les choses de l’intérieur du gouvernement. Au bout de 15 à 16 mois, je pense qu’il est un peu trop tôt pour claquer la porte. Nous savons tous que Paul Bérenger a un certain Pattern. Il a obtenu un 60-0 en 1982, mais ce gouvernement n’a pas tenu neuf mois au pouvoir. En 1995, c’était la même chose. Et maintenant, après moins d’une année, il commence déjà à montrer des signes de mécontentement.
Je ne vais pas entrer dans les allégations selon lesquelles Paul Bérenger ferait cela pour assurer l’avenir politique de sa fille. Je ne vais pas non plus commenter celles selon lesquelles il voudrait un ministère à part entière pour elle. La situation économique du pays est déjà assez grave, avec l’héritage légué par le MSM, des comptes qui auraient été faussés, et les mesures très dures qu’il a fallu prendre pour redresser la barre. À cela s’ajoutent les ondes de choc liées aux tensions internationales entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Je suis assez âgé pour me rappeler les deux chocs pétroliers du passé. Le premier est intervenu en 1973, lors de la guerre entre les pays arabes et Israël. Les États-Unis avaient pris parti pour Israël, et les pays arabes avaient alors décidé de réduire la production de pétrole, ce qui avait entraîné un triplement des prix, avec des conséquences désastreuses. La même chose s’est produite en 1979 avec la révolution iranienne, lorsque le régime a restreint ses exportations vers les Américains. Ces deux chocs pétroliers ont ralenti la croissance de l’économie mondiale. Je suis donc hanté par un troisième choc pétrolier qui, malheureusement, semble déjà en cours. Avec la crise économique que nous vivons, il est clair que nous sommes dans une situation difficile.
J’ai été journaliste pendant de longues années sans jamais participer aux débats politiques. Si je prenais aujourd’hui le chemin de l’opposition, cela serait très facile. Lorsqu’on est dans l’opposition, il suffit de croiser les bras et de laisser la situation se détériorer : les prix augmentent, la situation financière du pays se dégrade, et il n’est même pas nécessaire de faire campagne pour rendre le gouvernement impopulaire. Cela aurait été très facile pour moi de faire campagne. Mais j’ai choisi d’emprunter un autre chemin.
Bérenger n’a pas apprécié la teneur des interventions d’un groupe de 16 membres du MMM après sa démission comme DPM. Quel regard portez-vous sur la question ?
J’étais présent lors de cette conférence de presse. Je ne peux pas nier ce qui s’est passé et, d’ailleurs, tout le monde a entendu les interventions. Mais il faut me croire sur un point : ceux qui se sont exprimés ne sont pas de mauvaises personnes. Ce sont des individus qui ont longtemps évolué aux côtés de Paul Bérenger. Ils ont été avec lui pendant de nombreuses années et ont affronté toutes sortes de tempêtes politiques à ses côtés. Ils ont même démissionné lors de précédentes crises gouvernementales. Que ce soit Ajay Gunness, Arianne Navarre-Marie ou Rajesh Bhagwan, il n’y a pas, à ce jour, de lieutenants plus fidèles à Paul Bérenger que ces trois personnes. Quand on voit le nombre de militants qui ont quitté le MMM, eux ont choisi de rester loyaux.
Je pense que ces personnes sont actuellement submergées par l’émotion. Elles se sont laissées emporter lors de cette conférence de presse. Je leur tire d’ailleurs mon chapeau pour avoir reconnu, par la suite, que leurs propos avaient dépassé leur pensée. Cela peut arriver. Il y a des gens qui, sous le coup de la colère, disent des choses qu’ils ne pensent pas réellement. D’ailleurs, lors d’une deuxième conférence de presse, ils ont présenté leurs excuses, reconnaissant qu’ils étaient allés un peu trop loin.
Quand est-ce que l’idée de créer un nouveau parti politique a été évoquée ?
J’avais entendu parler de cette éventualité bien avant que l’information ne soit rendue publique. Paul Bérenger a évoqué la question pour la première fois lors d’une réunion du bureau politique du MMM. Je le cite textuellement : « Mwa, mo pe ale, MMM ava gete ki li pou fer. » Il avait également indiqué qu’il ferait appel à toutes les forces progressistes, y compris celles du Parti travailliste, pour aller de l’avant. Cela remonte à deux ou trois semaines, avant sa démission comme DPM. Pour moi, son agenda était déjà bien établi. Cela paraissait toutefois invraisemblable, car le MMM est intimement lié à Paul Bérenger. Personne ne voulait vraiment y croire.
Lors de cette réunion du bureau politique, je lui ai posé la question suivante : lorsqu’il disait qu’il partait, allait-il siéger comme simple député (backbencher) ou rejoindre l’opposition ? Il s’est montré évasif sur ce point et n’a pas clairement indiqué qu’il irait dans l’opposition.
Êtes-vous d’accord avec la Basic Retirement Pension à 65 ans ?
En tant que journaliste, je travaillais dans la rubrique « économie et finances » d’un quotidien à Genève. Lorsque la crise de la dette en Grèce menaçait de faire exploser la zone euro, j’étais correspondant permanent basé à Bruxelles pour ce journal. Je couvrais cette crise qui mettait en péril la construction de l’Union européenne. D’un côté, des pays comme l’Allemagne et les pays nordiques estimaient que la Grèce devait imposer une discipline financière stricte; de l’autre, des pays comme l’Italie, l’Espagne et la France proposaient de lui venir en aide.
J’ai vu de près qu’un pays trop endetté perd sa capacité à rembourser ses dettes. À un moment donné, les taux d’intérêt sur les obligations grecques avaient atteint près de 28%. Qui peut emprunter à un tel taux ? En comparaison, chez nous, le taux d’intérêt sur les obligations à dix ans tourne autour de 5,35%, ce qui est déjà élevé lorsqu’on emprunte sur le marché. Une hausse, même de 1%, aurait un impact considérable. Cela montre que plus votre situation financière se dégrade, plus les taux d’intérêt auxquels vous empruntez augmentent. La discipline financière est donc essentielle. Nous ne pouvons pas dépenser de l’argent que nous n’avons pas.
Si 25% du budget est consacré au remboursement de la dette, c’est autant de ressources qui ne sont pas investies dans des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé ou la sécurité sociale. Aujourd’hui, le remboursement de la dette dépasse même ces trois postes. Il faut donc faire preuve de discipline financière, et il devient difficile, dans ces conditions, de faire marche arrière.
ACCROCHES
« Si Paul Bérenger vient me dire de façon explicite qui est corrompu et qui est pourri, je pars avec lui tout de suite, car je suis un homme de principe. J’ai les mains propres et je n’ai jamais accepté d’argent de qui que ce soit depuis que je suis au pouvoir »
« La majorité des membres du Régional a choisi de rester au gouvernement pour redresser le pays. D’autres ont dit que cela fait 20 ans qu’ils sont restés sur l’asphalte et que ce n’est pas le moment de faire marche arrière »

