RÉFLEXIONS : Bérenger, plus fort que jamais !

Une semaine après sa démission comme DPM et avec tout le ramdam que ça continue à générer, Paul Bérenger, leader emblématique du MMM, rafle les meilleurs soutiens sur la Toile et ailleurs. Au grand dam de ceux qui se sont érigés contre lui !
Ce samedi 28, ce mythe de la politique a convié un rassemblement à Rose-Hill. Depuis qu’il a soumis sa démission, via ses prises de parole lors de ses conférences de presse, Paul Bérenger semble requinqué à bloc ! Ses gestuelles, son body language, son calme, son aisance à s’exprimer rappellent le politicien redoutable de ses meilleurs jours.
Non, Paul Bérenger n’est pas un saint. Oui, il en a commis des bêtises. Et il y a fort à parier qu’il en fera d’autres. Il prendra des décisions qui ne seront pas au goût de tous. Après tout, il est humain ! Ce qui dérange frontalement chez lui, c’est sa franchise. Bien sûr, en fin tacticien et stratège, maître ès politique, l’homme sait très bien jouer des nuances ! Sinon, il ne serait pas la légende vivante que ses plus fervents admirateurs disent de lui. Et même certains de ses détracteurs le reconnaissent, en toute humilité.
À la jeune génération, il convient d’aller lire et se documenter sur le parcours du leader historique des Mauve, de ses engagements et ses combats. Dans le temps et avec les incidents de parcours, il a pris des mauvaises décisions, emprunté des allées les moins sûres et entraîné son parti dans des méandres qui ont fait fuir quelques bons éléments – pas les chatwas qui ont “cross the floor”, bien entendu. Tout bien pesé, Bérenger est Bérenger. Un politique comme ce pays, via ses combats, n’en auront qu’un. Avec ses qualités et ses faiblesses.
Au tournant du MMM, actuellement, il est intéressant de voir comment d’autres vont essayer de s’affirmer, de se mesurer à lui. Qui seront vrais envers la population et eux-mêmes ? Qui fera preuve d’intégrité totale ? Et qui cherchera la voie la plus facile ? La balle dans le camp de chacun. Et pas uniquement, d’ailleurs, chez les Mauve. Eshan Juman l’a souligné et souhaité, ce gouvernement a été largement plébiscité pour une mission : changer la donne ! En d’autres mots, en finir avec la médiocrité, la pourriture et la corruption qui ont pris leurs aises sous le précédent gouvernement. Cette mission, elle a été confiée à une équipe. Qui, dans le starting block, donnait l’impression qu’elle savait ce que nous, citoyens, attendons d’eux.
Pourtant, quelques mois plus tard, quelques mauvaises pratiques et habitudes ont encore la dent dure. Vrai, l’on ne peut balayer du jour au lendemain la crasse accumulée des années durant. Mais des efforts soutenus et conjugués qui vont dans ce sens sont attendus. Et c’est beaucoup cela que Paul Bérenger est venu mettre en avant pour justifier son ras-le-bol.
Navin Ramgoolam n’en est pas à sa première fois comme Premier ministre. Durant ses précédents mandats, un trait qui lui était reproché, c’est sa lenteur à prendre certaines décisions cruciales. En contrepartie, Bérenger est l’exact opposé. Et il était inévitable que ces deux extrêmes finissent par avoir des divergences. Nous n’en sommes pas encore, souhaitons-le, à ce qu’ils se dressent l’un contre l’autre. Les espoirs sont encore permis. Car le dernier mandat octroyé aux politiques par la population a été confié à une équipe comprenant autant de vieux routiers, donc aguerris à la realpolitik, que de jeunes loups avec du sang neuf. Dans le but avoué de créer et léguer une île Maurice réinventée, soutenue par ses bases solides, sa résilience bâtie sur son respect d’autrui et sa richesse issue de sa pluralité.
Rien n’est totalement perdu pour l’heure. En revanche, combien accepteront de mettre de côté leur ego au profit de la nation ? Et combien refuseront de se laisser corrompre ?
Dans le monde, la menace grandit d’heure en heure. Trump joue la girouette… Ses déclarations sont de plus en plus déroutantes, tandis que Benjamin Netanyahou s’en donne à coeur joie avec son “license to kill”. Et l’Iran n’y va pas de main morte non plus… Pendant ce temps-là, les peuples d’ici et d’ailleurs en font les frais. Vivement un rapide retour à la paix !

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Husna Ramjanally

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