Dans une correspondance adressée au bureau du Premier ministre, le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, affirme qu’il revient au gouvernement de présenter ses propres propositions détaillées en matière de réforme électorale, afin que les parties prenantes puissent réagir et commenter de manière éclairée.
Joe Lesjongard, qui est également président du MSM, avance que la mise en place de la Constitutional Review Commission, qui fait mention de la réforme électorale au paragraphe 4, crée désormais une confusion totale quant au processus de réforme électorale. « Il semble que la Commission ait pris le relais, rendant ainsi le communiqué du PMO caduc », souligne-t-il. Et ce, avant de s’appesantir sur le point que le MSM se réserve le droit de soumettre ses propres vues et propositions en temps opportun.
Dans sa communication « à qui de droit », Joe Lesjongard met en avant que par le biais d’un communiqué public en date du 2 décembre 2025, le Prime Minister’s Office a invité « les parties prenantes, y compris les partis politiques, le monde académique, la diaspora mauricienne, les syndicats, les ONG, les organisations de la société civile et le public en général » à soumettre des propositions et suggestions concernant la réforme du système électoral.
Joe Lesjongard ajoute que le Programme gouvernemental 2025–29 contient les éléments suivants concernant la réforme électorale : « Notre pays compte plus de cinq décennies d’expérience de son cadre constitutionnel, et il est donc grand temps de revoir et de mettre à jour notre Constitution. À la suite de cette révision, le gouvernement mettra en œuvre les réformes constitutionnelles et électorales nécessaires pour consolider davantage notre démocratie. »
Il laisse entendre également que le communiqué susmentionné du 2 décembre 2025 ne contient aucune proposition concrète sur laquelle les parties concernées pourraient commenter ou soumettre des contre-propositions.
Pour le leader de l’opposition, les seules propositions émises proviennent du Deputy Prime Minister, Paul Bérenger, qui, au cours de deux conférences de presse, a avancé le cliché habituel, à savoir « une dose de proportionnelle », sans aucune précision. Deux options visant à augmenter le nombre de représentants élus, ainsi que des réformes du Best Loser System, ont également été évoquées mais sans documents d’appui ni analyse détaillée.
Joe Lesjongard indique que le gouvernement a en outre, le 19 décembre 2025, mis en place une Commission de révision constitutionnelle, présidée par l’ancien Chief Justice Bernard Sik Yuen. Les termes de référence de cette Commission incluraient des réformes de notre système électoral. Référence est faite ici aux paragraphes 6 et 7 du Programme gouvernemental 2025–29.
Le leader de l’opposition dit parvenir à la conclusion qu’il appartient au gouvernement de présenter ses propres propositions détaillées en matière de réforme électorale afin que les parties prenantes puissent réagir et commenter de manière éclairée.

