Ce partenaire de l’Alliance du Changement propose l’attribution de 20 sièges au titre de la représentation proportionnelle
Le parti Nouveaux Démocrates, membre de l’Alliance du Changement, a officiellement soumis hier ses propositions dans le cadre des débats portant sur la réforme électorale. La délégation, qui s’était rendue au Prime Minister’s Office à cet effet, était conduite par la présidente du parti, Marie-Véronique Leu Govind, accompagnée du secrétaire général, Zapheer A. Futloo, du Public Relations Officer, Maxime Julien Olivier Permal, ainsi que des membres des Femmes Démocrates et des Jeunes Démocrates, notamment Shakeel Ah Seek, Émilie Soogund, Yash Mohundin et Louis-Yannick Kistihurry.
Dans un communiqué diffusé hier, le parti réaffirme sa volonté de contribuer de manière constructive à une réforme électorale équilibrée, inclusive et respectueuse de la stabilité démocratique du pays, tout en répondant aux attentes contemporaines en matière de représentativité, de transparence et d’égalité des voix. Les propositions du parti s’articulent autour de huit axes majeurs.
Elles prévoient d’abord la réduction du nombre de députés par circonscription, avec le passage de trois à deux élus par circonscription au scrutin majoritaire (First Past The Post), tout en maintenant le nombre actuel de circonscriptions. Elles incluent également l’introduction d’une composante de représentation proportionnelle, à travers l’attribution de vingt sièges parlementaires par représentation proportionnelle nationale aux partis obtenant au moins 7 % des suffrages, afin de mieux refléter le choix réel des électeurs.
Le parti propose en outre l’absorption progressive du Best Loser System (BLS), à travers l’intégration graduelle de sa logique correctrice dans le mécanisme proportionnel, évitant ainsi une suppression brutale, tout en s’éloignant progressivement des classifications communautaires.
Le renforcement de la représentation des femmes au Parlement figure également parmi les priorités, avec un engagement en faveur d’un objectif minimum de 30 % de femmes-parlementaires, afin de corriger un déficit démocratique persistant et de respecter les engagements internationaux de Maurice.
La promotion de la représentation des jeunes est aussi mise en avant, à travers la responsabilisation des partis politiques pour identifier, former et promouvoir de jeunes candidats, en s’appuyant sur les opportunités offertes par la représentation proportionnelle, sans recourir à des quotas obligatoires.
Par ailleurs, le parti « Nouveaux Démocrates » plaide pour une réforme en profondeur du financement politique, fondée sur la transparence, la limitation de l’influence privée et corporative, la protection des libertés constitutionnelles, ainsi que la mise en place de mécanismes de contrôle et de sanctions crédibles.
Le renforcement de l’Electoral Commission et de l’Electoral Supervisory Commission est également proposé, à travers la modernisation et l’élargissement de leurs pouvoirs, afin d’assurer une meilleure supervision du processus électoral, du financement politique et du respect des règles électorales.
Enfin, le parti préconise l’organisation d’un référendum national sur toute réforme électorale majeure, laquelle devrait être soumise à l’approbation directe du peuple avant la première lecture du projet de loi, afin de garantir la légitimité démocratique et le respect du principe de souveraineté populaire.
Le parti « Nouveaux Démocrates » estime que la réforme électorale ne doit pas être dictée par des intérêts politiques immédiats, mais qu’elle doit reposer sur un large consensus démocratique, plaçant les citoyens au cœur des décisions qui façonnent l’avenir de la république.

