Le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, qui dirige actuellement la délégation mauricienne à la COP 30, à Belém, au Brésil, a plaidé en faveur d’une plus grande solidarité mondiale en faveur des petits États insulaires en développement. « Soyons clairs : l’ambition nationale, en particulier pour les SMSL, ne peut réussir sans solidarité mondiale. L’action climatique est économiquement logique. Chaque dollar investi dans l’adaptation permet d’économiser beaucoup plus. Nous investissons maintenant ou attendons qu’aucun financement ne puisse guérir le climat. L’inaction n’est pas une économie. L’inaction est une folie », a-t-il déclaré à la tribune du sommet.
La 30e réunion de la Conférence des Parties (COP) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est en cours au Brésil et met en lumière les liens entre le climat, la biodiversité, les systèmes alimentaires et les droits des peuples autochtones et des communautés locales. Font également partie de la délégation le commissaire en chef de Rodrigues, Franceau Grandcourt, ainsi que des hauts responsables des ministères des Affaires étrangères et de l’Environnement, respectivement.
« Une décennie après les promesses de l’Accord de Paris, nous devrions réaliser que nous n’en avons pas fait assez. Notre planète exige une action immédiate. La COP 30 doit être le moment de vérité, le moment où nous transformons sincèrement les promesses en progrès, l’ambition en action. La Cour internationale de Justice s’est exprimée – il est du devoir des États de protéger le système climatique. Les engagements sont contraignants – à la fois pour réduire les émissions et pour soutenir l’atténuation et l’adaptation. Pour Maurice, en tant qu’État insulaire en développement, les enjeux ne pourraient pas être plus élevés », s’est appesanti le ministre.
En marge de la COP 30, le ministre Ramful a tenu plusieurs réunions bilatérales. De plus, un protocole d’accord a été signé avec le gouvernement italien pour la coopération sur les questions de développement durable. Il a également eu une réunion bilatérale avec l’envoyé britannique pour les SIDS.
Le ministre Ramful a souligné les excellentes relations entre nos deux pays et évoqué la nécessité d’affiner l’Indice de vulnérabilité multidimensionnelle (MVI) et de le faire utiliser par les Banques multilatérales de développement (MDB) pour l’octroi de financements à la RDT. L’envoyé britannique Tim Hemmings a, lui, exprimé son soutien à l’affaire SIDS et a informé que le Royaume-Uni lancera prochainement sa nouvelle stratégie SIDS.
Des discussions sur la domestication et la mise en œuvre de l’accord BBNJ étaient aussi au programme. Le secrétariat du Commonwealth aide ainsi Maurice dans le processus de domestication grâce à un financement du Royaume-Uni. Un atelier est prévu à cet effet la mi-janvier 2026.
Le ministre Ramful a par ailleurs salué Palaos pour son rôle de leader à la présidence de l’AOSIS dans l’avancement de l’agenda SIDS. Il a ainsi souligné que Palaos et Maurice peuvent partager leur expérience et leurs intérêts communs en tant que grands États océaniques.
Finalement, Jeanne Lan Hing Po, secrétaire permanente au ministère de l’Environnement (division Environnement et Changement climatique), et le directeur général du ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Alessandro Guerri, ont signé un protocole d’accord pour la coopération sur les questions de développement durable. L’équipe italienne prévoit d’ailleurs de venir à Maurice l’année prochaine, l’idée étant de financer Maurice dans le cadre du Fonds italien pour le climat.
Le représentant du ComSec a également remercié Maurice d’avoir accueilli le Commonwealth Climate Finance Access Hub. Maurice et ComSec ont une bonne histoire de coopération. La question de la Charte bleue du Commonwealth a en outre aussi été abordée.
Ritesh Ramful à Belém (Brésil) : « Chaque dollar investi dans l’adaptation permet d’économiser beaucoup plus »
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