Rodrigues — Fonctionnaires en colère : La RGEA s’inquiète de l’avenir de la fonction publique

La Rodrigues Government Employees Association (RGEA) frappe fort en dénonçant ce qu’il considère comme « des manquements graves dans la gestion des fonctionnaires et des relations industrielles.» Entre confusions administratives, pressions politiques et promesses non tenues, la tension monte dans la fonction publique rodriguaise.
Au cœur des préoccupations : la lettre circulaire imposant une date limite pour la signature de l’Option Form. La RGEA lance un avertissement clair à l’Island Chief Executive. « Les fonctionnaires ne sont pas des chiffres à cocher, ils ont besoin de temps pour réfléchir et décider. » Selon le syndicat, la date officielle est le 18 mars, et non le 19 janvier comme indiquée, provoquant incompréhension et frustration.
Le syndicat ne fait pas que dénoncer, il propose des mesures concrètes et justes, notamment le maintien de la Sunday Allowance, symbole de reconnaissance du travail quotidien des fonctionnaires ; l’application immédiate et complète du rapport du PRB dès janvier 2026, pour que les promesses deviennent réalité ; le processus de Collective Bargaining s’agissant du rapport, rappelant que Maurice a signé les conventions internationales protégeant les droits des travailleurs.
Pour la RGEA, reprendre partiellement les recommandations ne suffit pas. Les fonctionnaires rodriguais attendent respect, équité et considération réelle, « et ne se contenteront pas de demi-mesures ».

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La bombe à retardement

La RGEA tire la sonnette d’alarme : des pressions politiques malsaines fragilisent le quotidien des fonctionnaires. Des demandes d’explications jugées injustifiées, du harcèlement subtil et des ingérences menacent la sérénité et l’efficacité de la fonction publique. Le syndicat prévient : si rien ne change, les actions nécessaires seront engagées sans délai.
Le syndicat rappelle également son rôle dans le suivi du Rodrigues Summit d’octobre dernier. Les résolutions adoptées ont été transmises aux plus hautes instances du pays : Premier ministre, vice-Premier ministre, leader de l’opposition, chef commissaire et Minority Leader. La RGEA insiste sur la nécessité d’un dialogue réel et d’un engagement concret pour que les paroles se transforment en actions.
Rodrigues est à un tournant. Fonctionnaires et gouvernement doivent choisir : la reconnaissance et la justice, ou le conflit et la frustration. La RGEA est prête à tout pour que la voix des employés rodriguais soit entendue.

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