L’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR) a souhaité aux élèves et étudiants de l’île une bonne année scolaire 2024. Le leader du parti, Francisco François, a commenté le rassemblement annuel de l’OPR tenu le dimanche 7 à Pointe-Coton, tout en égratignant le pouvoir quant à son bilan. Franchette Gaspard Pierre Louis a évoqué le dossier de l’éducation ainsi que la situation au REDCO.
Le leader de l’OPR avance que 2023 était une « année exceptionnelle et très prometteuse » pour le parti. Il a affirmé que l’Alliance Libération n’a pu se présenter de bilan après deux ans au sein du gouvernement régional de Rodrigues « ki li dan mesaz fin dane, dan zot bann live ou devan gran piblik dan rasanbleman politik. »
Francisco François estime, par ailleurs, qu’il n’y a aucun développement à Rodrigues et que depuis l’installation de l’équipe au pouvoir, qualifiée d’amateur, le pays ne fait que reculer. Il met en exergue que « l’OPR pe demar lane 2024 lor enn tre bon lipie ».
D’autre part, le leader de l’OPR s’est adressé aux jeunes car disant vouloir les embarquer dans cette nouvelle mouvance en vue d’un nouvel horizon. Il ajoutera : « Oui, le destin de notre île Rodrigues autonome est entre les mains des jeunes, aujourd’hui et demain. La jeunesse rodriguaise a une part de responsabilité vers une révolution pour dire Stop et Non aux choses qui bloquent les jeunes, le progrès et l’avenir de notre île. »
Pour sa part, Franchette Gaspard Pierre Louis a fait ressortir que l’OPR a toujours investi dans des projets au sein du secteur éducatif. Elle met à l’index le fait que le chef commissaire Johnson Roussety s’est engagé dans son discours budgétaire 2023/24 à la construction d’un établissement préscolaire à Gravier sans pour autant passer à l’acte.
Au niveau du cycle primaire en 2023, les élèves avaient reçu leurs manuels avec du retard, et le recrutement du Support et Supply Teachers n’avait pas été effectué à temps, ajoute Franchette Gaspard Pierre Louis. Elle dit souhaiter que ces problèmes ne se répètent. Quant à l’éducation secondaire, elle avance qu’il y a toujours un manque d’enseignants, doublé d’un déficit en termes de manuels.

