Rose-Hill – Diffusion d’une vidéo intime : Un fonctionnaire victime d’extorsion

Un cas troublant d’extorsion, mêlant chantage et exploitation d’images intimes, a été rapporté à la police de Rose-Hill, mercredi, par un fonctionnaire du ministère du Travail. Âgé de 43 ans, cet officier en poste au bureau du ministère dans les Plaines-Wilhems, a expliqué avoir fait la connaissance d’une jeune femme d’environ 25 ans dans un cadre strictement professionnel en janvier 2025. Cette dernière s’était présentée à plusieurs reprises à son bureau pour des démarches liées à un litige professionnel. Au fil des échanges, elle avait obtenu son numéro personnel afin de faciliter le suivi de son dossier.
Selon la déposition du plaignant, les communications entre les deux parties se sont poursuivies via WhatsApp. Toutefois, la situation a pris une tournure inquiétante le 9 mars, lorsqu’il a reçu un appel vidéo de la jeune femme en soirée. Lors de cette conversation, celle-ci lui a demandé de se livrer à un acte intime, à la suite de quoi elle a enregistré la scène à son insu.
Le plaignant affirme également que, bien avant cet incident, la jeune femme lui sollicitait régulièrement de l’argent via une application de transfert mobile. Il lui a ainsi versé un total de Rs 6 500 en plusieurs fois.
Le lendemain, soit le 10 mars, un individu inconnu l’a contacté par téléphone, le menaçant explicitement de diffuser la vidéo compromettante sur les réseaux sociaux ou de porter plainte à la police s’il refusait de payer une somme de Rs 50 000. Sous la pression, la victime s’est exécutée en remettant Rs 30 000 le même jour, puis Rs 20 000 supplémentaires le 11 mars.
Malgré ces paiements, les sollicitations ont persisté. Le 18 mars, le maître chanteur s’est même présenté au bureau du fonctionnaire, réclamant une somme additionnelle de Rs 5 000, requête que ce dernier a refusée. Peu après, alors qu’il quittait son lieu de travail, il aurait été de nouveau confronté à cet homme dans une rue de Rose-Hill, lequel l’a menacé en disant « to pou kone avek mwa. Mo pou fer to video vinn viral ».
Le suspect a pu être identifié grâce au nom qu’il a fourni sur le cahier de présence au bureau où exerce le fonctionnaire. Le plaignant a remis aux enquêteurs des captures d’écran de ses échanges afin de soutenir sa version des faits.
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire d’extorsion.

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