SAINT-HILAIRE | Violents incidents : Vishal Shibchurn et son fils font encore parler d’eux

Un vol de téléphone dégénère en affrontements, violence collective et menaces

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La soirée du dimanche 1er février a été marquée par de graves incidents à Cité CHA, Saint-Hilaire, dans la région de Cent-Gaulettes, mêlant vol, actes de vandalisme, menaces et violences collectives. Plusieurs plaintes ont été enregistrées par la police, et une enquête a été ouverte.

Tout débute vers 16h, dimanche, lorsque Mayur Shibchurn (25 ans), entrepreneur et fils du récidiviste notoire Vishal Shibchurn, constate la disparition de son téléphone portable de couleur rouge, qu’il utilise dans le cadre de son activité professionnelle. L’appareil, estimé à Rs 25 000, se trouvait sur une table dans le garage de son domicile, à Saint-Hilaire.
En visionnant les images de sa caméra de surveillance, Mayur Shibchurn identifie un dénommé Vishal comme étant l’auteur du vol. Au moment des faits, Fabrice G., connu sous le sobriquet de Ti-Ruz, était également présent sur les lieux.

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Peu après, Mayur Shibchurn, accompagné d’un ami, s’est rendu au domicile de Fabrice G., à Cité CHA, Saint-Hilaire. Ce dernier a accepté de monter volontairement dans son van privé de couleur rouge, de la marque Nissan, tandis qu’un second véhicule, une Jaguar bleue, les accompagnait. Les deux véhicules ont alors pris la direction de Plaine-Magnien dans l’espoir de retrouver le suspect, mais sans succès.

Vers 18h10, alors qu’ils étaient de retour à Cité CHA, selon le groupe d’amis, ils ont été confrontés à une foule d’environ 150 personnes, munies d’armes, qui se seraient montrées hostiles pour des raisons encore inconnues. Des jets de pierres ont été signalés, impliquant notamment plusieurs individus.

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Les projectiles ont causé d’importants dégâts matériels : le pare-brise arrière et le toit du van Nissan ont été endommagés, tandis que le pare-brise avant, le pare-brise arrière ainsi les quatre vitres latérales de la Jaguar ont été brisés. Le montant total des dommages est estimé à Rs 365 000. Les deux véhicules sont assurés. Aucun blessé n’est à déplorer, mais le conducteur de la Jaguar n’a pas pu quitter les lieux en raison de l’attroupement hostile obstruant la voie publique.

Parallèlement, une autre plainte a été déposée par une femme âgée de 36 ans, résidant également à Cité CHA, pour des faits de menaces survenus vers 18h30. Elle a relaté qu’alors qu’elle se trouvait devant son domicile à surveiller ses enfants, elle a vu arriver à vive allure deux véhicules correspondant à ceux précédemment décrits. D’après elle, six hommes armés de sabres et de samouraïs seraient descendus des véhicules et auraient commencé à agresser des personnes présentes sur la voie publique, provoquant un mouvement de panique générale.

La trentenaire a affirmé avoir reconnu le récidiviste notoire Vishal Shibchurn, son fils Mayur Shibchurn, un individu connu sous le nom de Badoo, ainsi que trois autres hommes qu’elle a dit pouvoir identifier.

Elle a déclaré avoir reproché à Vishal Shibchurn son comportement, disant : « Li pa bon seki to pe fer ». Le récidiviste notoire se serait approché d’elle à environ un mètre, pointant un « samouraï » à hauteur de son cou, tout en la menaçant : « Taler mo touy twa gro p**. Sort la ale. Nangne pa pou kapav fer. » Craignant pour sa vie, elle a pris la fuite. Elle n’a pas été blessée et a refusé un examen médical. Son époux est cité comme témoin.
Enfin, une aide-soignante (52 ans) et habitante de la localité a également rapporté un incident survenu vers 17h30. Elle a déclaré qu’un véhicule 4×4 de couleur rouge s’est arrêté brusquement devant son portail alors qu’il roulait à grande vitesse. Elle dit avoir reconnu Mayur Shibchurn au volant et Vishal Shibchurn, assis à l’avant. Elle aurait entendu ce dernier proférer des propos incitant à commettre des actes violents avant que le véhicule ne reparte en faisant machine arrière. Aucun blessé n’a été signalé. Sa fille est mentionnée comme témoin.

Une enquête policière est en cours afin de faire toute la lumière sur ces incidents ayant troublé l’ordre public à Cité-CHA, Saint-Hilaire. Malgré son casier judiciaire chargé et que les plaintes à la police ne cessent de s’accroître contre lui depuis plusieurs mois, Vishal Shibchurn parvient toujours à retrouver la liberté conditionnelle.

 

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