Sandra Mayotte, Parliamentary Private Secretary, a axé son intervention lundi soir sur les conditions des femmes, tout en égratignant le leader du PTr, Navin Ramgoolam, qui aurait affirmé que c’est son gouvernement qui paiera la 2e augmentation de la pension universelle de Rs 1 000 due en janvier. « Li pe reve », a-t-elle lancé.
Sandra Mayotte estime que la plupart des mesures budgétaires touchent directement les Mauriciennes, « qu’elles soient mères célibataires, femmes au foyer, entrepreneures, mères de famille nombreuse, mamans dont l’enfant lutte contre un cancer, mères d’un enfant en situation de handicap, femme victime de violence domestique ou encore femmes de pêcheur ».
Elle citera ainsi le cas des femmes Cleaners qui, il y a 11 ans, percevaient un salaire de Rs 1 500, contre Rs 20 000 aujourd’hui. Mais aussi celui de la mère célibataire, qui bénéficie désormais d’une allocation mensuelle de Rs 3 500 net pour son enfant âgé de 0 à 3 ans, et de Rs 2 500 pour ceux âgés de 4 à 10 ans.
Elle souligne également que le budget présenté par le ministre des Finances met en lumière « les efforts continus de notre gouvernement pour promouvoir l’égalité des genres et soutenir l’émancipation économique des femmes ». Elle ajoute que « les subventions et prêts à taux réduits pour encourager l’entrepreneuriat féminin, ainsi que les programmes de formation pour renforcer nos compétences, sont des mesures concrètes qui ont eu un impact direct sur notre capacité à améliorer notre situation financière. »
Sandra Mayotte s’est ensuite attardée sur une déclaration faite à la presse par Navin Ramgoolam, lequel aurait affirmé que c’est son gouvernement qui aura la tâche d’honorer la promesse de Pravind Jugnauth concernant la 2e tranche d’augmentation de la pension universelle de Rs 1 000, payable à partir de janvier prochain. « Li pe reve ankor », dira-t-elle simplement.
Se référant aux remarques de l’opposition concernant le financement des promesses gouvernementales à partir des fonds publics, Sandra Mayotte soutient que ce principe est ancré depuis longtemps. « Il est également vrai que tout le monde n’a pas toujours bénéficié équitablement des avantages des dépenses publiques. Historiquement, il fut un temps où certaines tranches de la population étaient exclues ou marginalisées des services publics et des infrastructures financées par les impôts », note-t-elle.
Elle a aussitôt ajouté que « les inégalités socio-économiques, les discriminations et les injustices ont souvent entravé l’accès équitable aux services publics, à l’éducation, à la santé, aux infrastructures et à d’autres avantages financés par les fonds publics ». Ainsi, des groupes marginalisés, tels que les minorités ethniques, les femmes, les personnes handicapées et les défavorisés, « ont souvent été les plus touchés par ces disparités ».
Elle maintient en conclusion que « Demain est à nous est un symbole d’optimisme, de résilience et de solidarité; il nous invite à regarder vers l’avant avec confiance, à croire en notre capacité à surmonter les défis, à innover et à nous adapter face aux changements . »

