Shan Ip, le Communication et Marketing Manager de la Mauritius Turf Club Sports and Leisure Ltd, a été suspendu vendredi dernier. La raison est qu’il avait organisé une réunion avec des employés de la nébuleuse MTC/MTCSL à la demande du président du MTC, Jean Michel Giraud, et d’en avoir parlé sur le site web du MTC sans en avoir informé au préalable la hiérarchie de la MTCSL. Cette dernière se donne quelques jours pour enquêter sur les tenants et aboutissants de cette action hors de proportion par rapport à la charge initiale avant de décider s’il y aura ou pas un comité disciplinaire qui promet des étincelles. En tout cas, cette nouvelle a choqué puisque Shan Ip était l’une de ces chevilles ouvrières importantes du MTC de ces 15 dernières années.
Celui qui n’a jamais raté une journée de courses excepté lorsqu’il a été gravement malade n’a pu se rendre au Champ-de-Mars, hier, à l’occasion de la 31e journée. Une mesquinerie qui n’a d’équivalent le fait que son propre bureau lui est interdit d’accès comme le montre la photo ci-jointe. Un cadenas et un scellé ont été apposés sur la porte de son bureau. Deux hauts cadres de la MTCSL sont personnellement intervenus pour changer tous les Passwords d’accès de son ordinateur et ses documents ne lui sont pas accessibles.
Vous avez été suspendu de toutes vos fonctions, vendredi dernier, par la MTSCL ? Que comptez-vous faire ?
Faire exactement ce que n’importe qui aurait fait dans ce genre de situation, c’est-à-dire faire appel à un homme de loi et me défendre. Mais avant tout il faudra attendre la charge formelle de la MTCSL, qui, je l’espère, ne prendra pas des semaines. En tout cas, je suis en paix avec ma conscience…C’est ailleurs que doit être la pression !
Vous n’étiez pas aux courses hier ? Étiez-vous interdit du Champ-de-Mars ? Comment avez-vous vécu cette grande première depuis longtemps ?
Il faut dire que je suis très serein et que j’ai reçu beaucoup de messages de soutien. Cela dit, j’ai suivi cette 31e journée sur YouTube. Depuis que je travaille au MTC je n’ai raté que deux journées. La première fois j’étais au Canada pour le mariage de la benjamine de mes enfants en 2016 et la seconde fois j’étais à la clinique en 2017. Mais je dois dire que je n’ai rien raté car le programme était vraiment fade avec trois courses dans la fourchette de 0-26 et une course principale avec seulement trois chevaux sans oublier l’absence du public.
Des scellés ont été posés sur les portes de votre bureau ? Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Je ne sais quoi dire. En tout cas, nous sommes descendus de plusieurs niveaux. Au fait, il n’y a même plus de niveau.
Il apparait que le tandem De Speville/Tuckmansing vous en veut personnellement ? Ou vise-t-il à travers vous l’autorité de Jean-Michel Giraud qu’il a pourtant cherché pour sauver le MTC de la mainmise de la GRA et consorts ?
Écoutez, depuis quelque temps, j’ai noté un changement d’attitude que ce soit du président et de l’ex-CEO de la MTCSL à mon égard. Un changement drastique alors qu’au départ, nous n’avions qu’un seul objectif et nous ne faisions qu’une équipe.
Il faut que je vous dise que Jérôme Tuckmansing était venu me voir avec Stéphane de Chalain pour me demander de parler personnellement à Jean-Michel Giraud —qui est un ami de longue date et pour qui j’ai beaucoup de respect— pour qu’il soit candidat aux élections des administrateurs du 5 mars.
Après deux conversations avec Jean-Michel Giraud, sept personnes étaient parties chez lui pour finaliser le deal, dont Jérôme Tuckmansing, Denis de Speville, Anoop Madhow et Stéphane de Chalain. Ont-ils voulu atteindre Jean-Michel Giraud en me ciblant ? Je n’en sais rien. C’est à eux qu’il faut poser cette question.
Est-ce que cette suspension touche votre collaboration avec « Racetime », qui est sous l’autorité du MTC et non la MTCSL ?
Sur ce que je sais, Racetime est sous l’autorité du MTC. Maintenant, ai-je le droit d’aller au Champ-de-Mars pour travailler pour Racetime, je n’en sais rien. Il faut que je prenne un avis légal à ce sujet. Mais même si je ne vais pas au bureau, je peux travailler de chez moi et faire parvenir l’article à la rédaction de Racetime. Le président Jean-Michel Giraud me dira quelle est la marche à suivre. C’est lui le patron du MTC !

