Ce lundi 1er décembre est observée dans le monde entier la World AIDS Day. Moment fort d’hommages et de souvenirs de ceux emportés par ce terrible virus. Et moment de réflexion pour les actions et mesures à prendre pour ceux qui vivent avec la maladie, afin d’une part, d’améliorer leurs conditions de vie. Et de l’autre, de prévoir et d’empêcher de nouvelles infections/transmissions. Nos chiffres les plus récents, soit à fin juin dernier, attestent que la barre de 10 000 personnes porteuses du VIH a été franchie. Un chiffre qui interpelle. Une statistique qui inquiète. 10 030 PVVIH (Personnes vivant avec le VIH) pour être plus précis, 7 144 hommes et 2 886 femmes.
Qu’il s’agisse de la communauté des Usagers de drogues injectables (UDI) ou des hétérosexuels, qui composent les groupes de personnes qui sont les plus à risques, chez nous, actuellement, il importe aux autorités autant qu’à la société civile de faire preuve d’un sursaut salutaire. Il y a des mesures, rapides et efficaces, à prendre dans les court, moyen et long termes pour éviter la catastrophe qui nous pend au nez. Et comme si l’infestation des drogues de synthèse n’était pas suffisamment inquiétante pour l’avenir de notre pays, l’augmentation de nombre de PVVIH vient tel un coup de semonce.
Il convient, cependant, de rester optimiste. Les plus chevronnés des activistes dans ces domaines spécifiques disent que même si les signaux sont au rouge, des mesures correctives peuvent (et certainement doivent) être prises. Car en 2025, pour un pays tel que Maurice, laisser le sida gagner du terrain et mettre en péril sa jeunesse, sa force ouvrière, son avenir… ce serait trop bête !
Ceux qui sont au pouvoir actuellement ont déjà, au début des années 2000, connu des situations similaires. Avec le soutien des ressources humaines efficaces, formées, engagées, des techniciens bien rodés, et une volonté nationale et une politique affichées, le “worst case scenario” peut définitivement être évité.
Cette semaine a démarré avec le lancement des campagnes contre les violences envers les femmes, les jeunes filles et les enfants. Un phénomène qui a pris une ampleur grave ces dernières années. Aucun Mauricien n’oubliera de sitôt le geste désespéré de cette jeune élève qui a préféré se donner la mort parce que harcelée en ligne par des esprits mauvais et chagrins qui n’ont eu aucun scrupule d’exploiter sa fragilité et sa vulnérabilité. Au nom de cette jeune Mauricienne partie bien trop tôt, des campagnes soutenues et conjuguées par des agences publiques et la société civile viennent prouver que quand on le veut, on peut !
L’éducation, comme l’ont relevé plusieurs des acteurs impliqués dans ce domaine, est une des clés maîtresses. Au même titre que l’information, la démystification et les structures de soutien. Les Mauriciennes méritent un pays où il fait bon vivre en sécurité, et où elles peuvent aspirer à des métiers pas toujours classiques. Chaque fillette, chaque enfant a le droit de grandir et d’évoluer en toute sérénité, de ressentir et de vivre ses passions comme bon lui semble, en paix et sans avoir à s’inquiéter des prédateurs qui peuvent lui couper net les ailes d’un clic cruel !
Impossible de ne pas évoquer les défilés des « personnalités » au siège de la Financial Crimes Commission (FCC) ! Les noms des uns et des autres qui se succèdent dans les locaux de cette agence qui traque le blanchiment d’argent noircissent les unes. Mais ce que retient surtout le citoyen lambda, ce sont les subterfuges les uns plus « rocambolesques » que les autres, brandis par ces bandits en col blanc présumés, pour ne pas dire en habits de luxe, et leurs hommes de loi, pour esquiver la geôle ! Malades imaginaires ou réels, l’assiduité que mettent certains pour ne pas se retrouver derrière les barreaux est tout simplement… hallucinante. Subitement, des hordes de médecins leur diagnostiquent des pathologies sorties d’on ne sait où… Et bien entendu, ces malheureuses victimes doivent rester bien au chaud, de préférence dans des cliniques bien huppées.
Ce week-end est marqué par le Black Friday, un phénomène commercial qui prend, de plus en plus, un peu trop de place dans les bourses des Mauriciens. Surtout en cette période de vie chère…
Husna Ramjanally.

