Rohitanund Rambarassah, cadre de la Private Secondary Education Authority (PSEA), a été reconnu coupable du délit de Public Official using his Position for Gratification sous la section 7 de la Prevention of Corruption Act 2002 (PoCA). Le jugement a été rendu mercredi par le magistrat Tajoodeen, siégeant à la Financial Crimes Division (FCD) de la Cour intermédiaire. La sentence sera prononcée ultérieurement.
À l’origine de l’affaire, une enseignante du Friendship Girls College. Bénéficiant d’un Travel Grant de la PSEA, elle avait acheté une nouvelle voiture, sans toutefois en notifier l’autorité. Rohitanund Rambarassah, cadre de la PSEA, lui avait alors demandé de venir le rencontrer au siège de la PSEA le 21 décembre 2017. Au cours de cette rencontre, il avait expliqué à l’enseignante qu’elle devait s’acquitter de Rs 60 000 de frais.
Toutefois, il lui aurait aussi dit qu’il pouvait en parler à un de ses amis, qui exercerait comme auditeur. Aussi, il lui aurait demandé d’écrire une lettre, ce que l’enseignante aurait fait avant de lui remettre. Il avait ensuite écrit le numéro de portable de l’enseignante sur la lettre en question.
Sur le chemin du retour, l’enseignante a reçu un appel de Rohitanund Rambarassah. Ce dernier aurait expliqué qu’en fait, les frais s’élevaient à Rs 72 000. Cependant, aurait-il poursuivi, si elle versait Rs 5 000 sur le compte en banque de l’auditeur, ce dernier pourrait « résoudre le problème ». L’enseignante avait alors écrit le numéro de compte en banque sur un bout de papier, qu’elle a ensuite remis à l’ICAC.
En Cour, l’accusé a maintenu son innocence. Il a affirmé ne pas connaître l’enseignante et n’avoir jamais eu affaire à elle. Et d’alléguer que cette dernière aurait agi par jalousie, car l’accusé devait bientôt bénéficier d’une promotion. Des éléments versés dans le dossier à charge ont mis à mal la thèse de la défense.
Par ailleurs, une représentante de la State Bank of Mauritius (SBM) devait en outre confirmer que l’accusé détenait bien un compte bancaire correspondant à celui inscrit par l’enseignante sur le bout de papier remis à l’ICAC. Un préposé de Mauritius Telecom avait également produit en Cour divers relevés d’appels téléphoniques, lesquels ont démontré que des appels ont bien été passés entre l’enseignante et l’accusé le jour de leur rencontre.
La Cour n’a pas retenu les explications de l’accusé et il a par conséquent été reconnu coupable sous la section 7 de la PoCA.

