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Face au contexte sanitaire actuel, une rentrée atypique était attendue dans le milieu scolaire. Après l’annonce de deux semaines d’enseignement à distance, soit à travers la télé pour les plus jeunes, des cours en ligne pour les plus grands, à partir du 21 juin, et une scolarité alternée à partir du 5 juillet, on est à même de se demander si le programme du premier trimestre pourra être couvert complètement ou s’il y a du retard à prévoir. Patrick Freyneau, président de la Secondary and Preparatory School Teachers and other Staff Union (SPSTSU), se montre catégorique à ce sujet : « Ce sera impossible de terminer tout le Work Load du premier trimestre. Il faudra graduellement rattraper. » Il ajoute que « personne n’a été formé à l’enseignement en ligne » et que ce mode d’enseignement « ne figure pas dans le Teaching Licence des enseignants ». Quant à un Crash Course qui pourrait permettre à ces derniers de mieux s’adapter à cette nouvelle approche, il invoque le fait que l’Unesco préconise une formation de longue durée du fait que « l’enseignement en ligne n’est pas la même qu’une autre ». Patrick Freyneau estime que « les collégiens n’ont pas la maturité pour des cours en ligne contrairement aux étudiants à l’université ». Suttyhudeo Tengur, syndicaliste et observateur du monde éducatif, trouve qu’avec les cours à la télé et les cours en ligne, « il sera difficile de jauger l’impact de ces exercices, car on ne saura jamais le nombre exact d’élèves qui auront suivi avec rigueur ces cours ». Il ajoute : « En revanche, une fois la rentrée le 5 juillet, les enseignants pourront, à travers un test informel, dénicher ceux qui ont vraiment suivi ces cours ou pas. Et peut-être à partir de là, dresser un bilan ». Un Crash Course d’une semaine au minimum à l’intention des enseignants pourrait, dit-il, les aider à maîtriser les rouages de l’enseignement à distance. « Il faut que les enfants, quel que soit leur âge, prennent au sérieux ces cours à distance. Sinon ce sera un coup d’épée dans l’eau… », prévient-il. Bashir Taleb, recteur et porte-parole des managers des collèges privés, considère qu’ « on ne pourra compter à 100% sur ces programmes ». Il prévoit qu’un « certain nombre d’élèves qui, même s’ils ont accès au cours en ligne, n’auront pas la supervision nécessaire pour suivre ces programmes de manière efficace ». À la rentrée, toutefois, « les enseignants pourront faire un suivi de ce qu’ils ont pu acquérir comme connaissances ». Le recteur reconnaît que la situation ne nous laisse pas vraiment le choix. « Il faut accepter de perdre quelque chose pour gagner autre chose. Nous aurons des difficultés pour couvrir le programme du premier trimestre. Il n’y a pas à sortir de là. Il faudra travailler avec le MIE pour voir comment Deload le programme académique. Même pour le SC et le HSC, je me demande si on ne pourrait discuter avec Cambridge. »

PATRICK FREYNEAU (SPSTSU) :
« Impossible de terminer le Work Load du 1er trimestre »

Alors que l’admission est maintenue au 14 juin comme prévu, la vraie rentrée, elle, se fera le 5 juillet avec un système de rotation des élèves à l’école et deux semaines de cours à la télé pour les plus jeunes et en ligne pour les plus grands. Ces cours seront-ils efficaces pour tous les élèves ou y a-t-il une partie qui ne pourra s’adapter ?
L’année dernière a été une année assez difficile, mais il y avait des possibilités de bien plus d’implications du ministère et de la Private Secondary Education Authority (PSEA) par rapport à ces cours. Nous avons souligné que nombre d’élèves n’avaient pas la possibilité de se connecter. Par ailleurs, nombre de nos membres ont aussi des enfants à la maison qui doivent utiliser l’Internet au même moment. L’an dernier, cela a été catastrophique. La ministre a soutenu que c’est surtout pour garder les enfants connectés avec l’éducation, ce qu’on comprend. Toutefois, le problème principal, c’est que c’est notre emploi. Il y a une loi du travail qui entre en jeu. Si nous ne sommes pas en train de travailler “correctement”, cela veut dire qu’il y a des lacunes dans notre travail. En même temps, personne n’a été formé à l’enseignement en ligne.

Sous-entendez-vous que rien n’a changé depuis la tentative d’enseignement à distance l’an dernier et que le programme prévu ce premier trimestre laissera du retard ?
Ce sera comme l’an dernier. Rien n’a changé.

Que peut-on faire alors pour éviter de perdre du temps et d’avoir à rattraper du retard au deuxième trimestre ?
Si nous avons une telle situation sanitaire, ce n’est la faute à personne. Mais quand on parle de l’enseignement en ligne, ni les profs, ni les managers, ni les recteurs ne sont formés pour travailler en ligne. Le travail d’enseignement en ligne est plus spécifique que le “Work from Home”.

Ne pourrait-on pas proposer un Crash Course aux enseignants ?
Non, on ne veut pas de Crash Course. L’Unesco préconise une formation de longue durée. La formation pour l’enseignement en ligne n’est pas la même qu’une autre.

Vous conviendrez que le temps fait défaut pour une formation de longue durée…
Ce qu’on est en train de faire, c’est une sorte de bouche-trou. La ministre a évoqué un point : que l’an dernier, cela a été fait pour garder les élèves connectés à l’éducation. Garder les enfants connectés ne veut pas dire faire une classe en ligne. Suivons les cours diffusés à la MBC pour ceux du primaire jusqu’en Grade 9, ce n’est pas un enseignement tel quel, mais un cours diffusé à la télé. Quand le prof est en train de s’asseoir pour travailler avec les enfants, là c’est une classe en ligne. Mais les enfants n’ont pas la maturité pour des cours en ligne contrairement aux étudiants à l’université. Au niveau du secondaire, donc, nous avons un problème de maturité des élèves. Il y a aussi le problème que les profs ne sont pas qualifiés pour ce travail. L’enseignement en ligne ne figure pas dans leur Teaching Licence. Mais nos membres ont essayé de faire de leur mieux pour arriver à sensibiliser les enfants. Il a fallu une sensibilisation qui a pris beaucoup de temps parce que beaucoup d’élèves n’étaient impliqués l’an dernier. Depuis, c’est resté pareil. C’était l’occasion pourtant de voir avec les syndicats et le corps enseignant quelles sont les possibilités dans un cas pareil. Certains managers ont mal compris la démarche du ministère l’an dernier, qui était de garder les enfants connectés avec l’école. Pour eux, c’était le Teaching as Usual, ce qui n’était pas possible. Pour beaucoup d’enseignants, donc, cela a été du stress. On a demandé à la ministre, cette fois, de conscientiser les managers et les Head of Schools pour que l’enseignement soit plus flexible et que les profs aient plus de marge de manœuvre.

Que suggérez-vous ?
On suggère que, pour les deux premières semaines de cours en ligne, il y ait une sorte de “two way traffic” pour donner l’occasion aux élèves de s’exprimer et aux profs de donner le plan de travail pour le premier trimestre. Ils peuvent envoyer les chapitres aux élèves et leur donner du temps pour les lire. Le travail qui sera donné doit être minime, car les explications seront difficiles. L’an dernier, on était déjà à la fin du premier trimestre. Il y avait déjà une connexion avant l’enseignement. Quant à la rentrée avec deux ou trois jours de classe, nous avons demandé une réduction du Pupil Teacher Ratio. Il faudra faire un autre emploi du temps pour ceux qui viendront deux jours et ceux qui viendront trois jours. Il faut que ces emplois du temps soient plus légers. La PSEA devrait venir avec des suggestions qui éviteraient qu’on ait des discussions à n’en plus finir dans le secteur. Il ne faut pas mettre du stress sur les profs.

Serait-il possible de faire le maximum pour couvrir tout le trimestre ?
Non, ce sera difficile. Déjà, nous avons deux semaines d’enseignement à distance avant la rentrée qui est compliqué et, à la rentrée, ce sera des classes en alternance… Ce sera impossible de terminer tout le “work load” du premier trimestre. Il faut graduellement rattraper. Les classes, qui n’ont pas d’examens nationaux à préparer, ont plus de marge.

Un dernier mot ?
Nous étudions la légalité de ce qui a été évoqué par l’Attorney General par rapport à la vaccination du personnel des établissements scolaires. Les vaccins n’ont pas fait leurs preuves scientifiques. Cela prend des années pour savoir si cela marche. On ne peut imposer la vaccination, car on n’a pas de preuves scientifiques pour dire que ces vaccins sont corrects pour la santé de chacun.

SUTTYHUDEO TENGUR (Syndicaliste) :
« Dresser un bilan de l’impact des cours à la rentrée »

Alors que l’admission est maintenue au 14 juin comme prévu, la vraie rentrée, elle, se fera le 5 juillet avec un système de rotation des élèves à l’école et deux semaines de cours soit à la télé pour les plus jeunes et des cours en ligne pour les plus grands. Ces cours seront-ils efficaces pour tous les élèves ou y a-t-il une partie qui ne pourra s’adapter ?
Entre la date de l’admission et la rentrée, il y aura un nouveau phénomène, soit l’éducation à distance, avec les cours à la télévision et ensuite pour les élèves dans des classes supérieures, des cours en ligne. Qu’est-ce que cela représente ? J’estime que l’État veut créer une sorte de motivation chez les élèves pendant deux semaines, en aiguisant leurs potentiels intellectuels. Avec des cours à la télévision ou des cours en ligne, il sera difficile de jauger l’impact de ces exercices, car on ne saura jamais le nombre exact d’élèves qui auront suivi avec rigueur ces cours. Mais une fois la rentrée le 5 juillet, s’il n’y a pas d’autres problèmes liés à la pandémie, les enseignants pourront à travers un test informel dénicher ceux qui ont vraiment suivi ces cours ou pas. Et peut-être à partir de là, dresser un bilan. Ce que je vous avance là n’est qu’une suggestion. Il appartient aux autorités de déterminer les outils d’évaluation de ces cours à la télévision ou en ligne pour savoir de quoi il en résulte.

Quels sont les problèmes que vous prévoyez avec ce nouveau système introduit, bien sûr, dans l’intérêt de nos jeunes à cause de la situation sanitaire ? Et que pourrait-on faire de plus pour les éviter ?
J’estime qu’avec le stress dû au COVID-19, cette initiative vise à motiver les élèves comme je l’ai dit plus tôt et aussi les préparer pour le retour à l’école ou au collège. Ce sera aussi une certaine stimulation intellectuelle pour ces jeunes qui vont commencer en Grade I ou en Grade 7. Les problèmes seront dans une certaine mesure d’ordre psycho-familial. Qui veillera sur les enfants sinon leurs parents ? Ces cours sont dispensés en majeure partie à la télévision dans l’après-midi. Ce sera donc la responsabilité des parents de veiller à ce que leurs progénitures s’appliquent et suivent ces cours.

Faut-il un Crash Course pour les enseignants afin de mieux maîtriser l’enseignement à distance ?
Ce serait une très bonne initiative si les autorités décident d’organiser un Crash Course d’une semaine au moins à l’intention des enseignants pour qu’ils s’habituent et maîtrisent les rouages de l’enseignement à distance. Ce serait un plus pour les enseignants comme pour les enfants. La balle est dans le camp des autorités concernées. À travers un tel exercice, il ne suffit pas seulement de mettre les enseignants au parfum de l’impact de cette forme d’éducation, mais aussi de ses problèmes inhérents, dont l’assiduité avec laquelle les élèves suivent les cours. L’autre problème, le plus épineux peut-être, sera l’évaluation des élèves par rapport à ces cours. Il faudra mettre au point les mécanismes nécessaires pouvant permettre une évaluation plus ou moins correcte.

Comment s’assurer que l’enseignement à distance soit vraiment accessible à tous les élèves, qu’ils suivent vraiment les cours et qu’ils ne décrochent pas, surtout s’ils sont seuls à la maison, sans surveillance ?
C’est le problème le plus épineux de l’éducation à distance. Comment s’assurer que les élèves s’y appliquent ? Comme je vous le disais, le rôle des parents est extrêmement important dans cette conjoncture pendant ces deux semaines précédant la rentrée. Si les parents négligent ou laissent leurs progénitures sans surveillance, ils auront à assumer cette responsabilité. Comme je le dis, le tout vient de la motivation. Il faut que les enfants, quel que soit leur âge, prennent au sérieux ces cours à distance. Sinon ce sera un coup d’épée dans l’eau qui ne laissera aucun impact ou trace…

Les élèves n’ont pu vraiment sortir pendant les vacances, les plages et autres lieux de loisirs étant fermés. Et, ils sont maintenant appelés à poursuivre leur scolarité du premier trimestre en alternance, à la maison et à l’école. Comment s’assurer que leur santé mentale ne soit pas affectée ? Faudrait-il des classes de psychologie ou un soutien psychologique pendant cette période ?
Avec la pandémie de COVID-19, les parents tout comme les enfants passent par une phase stressante. Avec tous les lieux de loisirs fermés, il n’y a aucun véritable moyen de divertissement. Soit on fait du jogging, soit la marche ou du vélo, en observant strictement les protocoles sanitaires. Autrement, on peut sortir pour faire un peu de shopping ou regarder la télévision tout bêtement. Je pense que la rentrée servira de soupape de sûreté psychologique et permettra aux enfants comme aux parents de pousser un ouf de soupir. Cependant, tout dépendra de la situation sanitaire dans le pays. Si avec le programme de vaccination des Frontliners – enseignants et tout le personnel logistique dans les écoles – et les lois strictes pour interdire aux parents l’accès dans l’enceinte de l’école, les résultats sont positifs, je pense que le monde scolaire connaîtra un nouveau départ. Et, comme vous le dites si bien pour remonter le moral des enfants, il faudrait bien organiser des classes de psychologie, surtout à l’intention des enfants. Mais tout dépendra encore une fois des autorités concernées. En attendant que la situation sanitaire et surtout la lutte contre le COVID-19 évoluent positivement, je pense que l’environnement scolaire retrouvera ses lettres de noblesse.

BASHIR TALEB (Recteur) :
« On ne pourra compter à 100% sur ces programmes »

Alors que l’admission est maintenue au 14 juin comme prévu, la vraie rentrée, elle, se fera le 5 juillet avec un système de rotation des élèves à l’école et deux semaines de cours, soit à la télé pour les plus jeunes et en ligne pour les plus grands. Ces cours seront-ils efficaces pour tous les élèves ou y a-t-il une partie qui ne pourra s’adapter ?
Forcément, une partie aura des difficultés à avoir accès aux technologies et à la connexion. Il y a en outre un certain nombre d’élèves qui, même s’ils ont accès au cours en ligne, n’auront pas la supervision nécessaire pour suivre ces programmes de manière efficace. Selon le caractère et le sérieux des élèves, ils auront plus ou moins besoin de supervision d’un adulte. Dans plusieurs maisons, ils seront seuls ou alors avec leurs frères et sœurs. Finalement, on ne pourra pas compter à 100% sur ces programmes. Heureusement, une fois la rentrée, ils viendront à l’école deux à trois jours. Là, les enseignants pourront faire un suivi de ce qu’ils ont pu acquérir comme connaissances.

Ce mode d’enseignement est prévu pour un trimestre complet…
Il faut accepter de perdre quelque chose pour gagner autre chose. Nous aurons des difficultés pour couvrir le programme du premier trimestre, et ce à tous les niveaux. Il n’y a pas à sortir de là. Il va falloir revoir le “target”. Il faudra que les établissements scolaires recalibrent ce qu’ils peuvent atteindre pendant ce premier trimestre en espérant qu’on aura plus de temps au second trimestre pour couvrir ce qui a été perdu.

Pour vous, on perdra forcément quelque chose, on ne saurait couvrir à 100% ce premier trimestre ?
Oui, surtout ceux qui sont un peu moins capables, nous aurons à aller un peu plus lentement et recalibrer les “goals” pour chaque matière en vue d’inclure tout le monde.

Craignez-vous qu’au deuxième trimestre on doive faire un travail de rattrapage comme tel a été le cas l’an dernier ?
Je pense que, parallèlement, il faudra travailler avec le MIE pour voir comment “deload” le programme académique. Même pour le SC et le HSC, je me demande si on ne pourrait discuter avec Cambridge. Par exemple, pour les examens pratiques, on pourrait voir comment “deload” un peu. Il faudra entamer une certaine discussion avec tous les partenaires. En effet, si on mise sur le même programme avec le même rythme, il y aura des problèmes.

Comment surmonter au maximum les problèmes qui risquent de surgir comme l’absence de surveillance à la maison ?
Je pense que ce sera entre les mains des chefs de département et des enseignants eux-mêmes d’organiser des contrôles, des devoirs en classe, quand les élèves seront avec eux en face à face. Nous serons amenés à réduire le nombre d’élèves dans chaque classe. Sur 30 élèves par exemple, 15 pourront faire des travaux en classe sous la supervision d’un autre enseignant alors que les 15 autres sont exposés à un cours et on alterne ainsi à tour de rôle. Cela, avec un suivi plus personnalisé. On pourrait ainsi exploiter le temps passé à l’école pour des travaux pratiques. Tout dépend de l’organisation de l’établissement, du chef de département, des matières, etc. Le contrôle pourrait aussi servir à savoir ce que les élèves ont pu comprendre ou pas.

Faut-il un Crash Course pour les enseignants afin de mieux maîtriser l’enseignement à distance ?
Je pense que ce ne serait pas superflu, mais étant donné que, dans chaque établissement, il y a des enseignants qui ont été formés ou qui donnent des leçons particulières en ligne, ces derniers peuvent déjà aider certains de leurs collègues, surtout ceux d’un certain âge qui ne maîtrisent pas bien les outils technologiques. Je pense donc que l’aide de leurs collègues sera plus efficace. Toutefois, ceux qui sont plus sérieux, c’est que tous les établissements de Maurice n’ont pas la connectivité. Il faudra voir comment les connecter très rapidement pour pouvoir travailler de manière efficace en ligne. Ici, il y a une lacune en effet.

Dans un contexte sanitaire que l’on connaît, le système annoncé vous semble bien ?
Oui, dans le contexte présent, je ne vois pas comment faire autrement. Je suis sûr que la ministre a eu l’avis du département de la Santé et que c’est subséquemment qu’elle a pris cette décision. Dans le contexte précis, il n’y a pas autre chose qu’on peut faire. Le fait qu’on aura recours à ce mode d’enseignement durant tout ce trimestre nous donnera le temps de nous y habituer et de le parfaire davantage. Cela permettra par ailleurs de détecter qui sont les élèves qui n’ont pas les moyens technologiques et de les aider à avoir une tablette, une connexion, etc. À part cet aspect pédagogique, ce qui me tracasse un peu, c’est le transport. Comment les élèves feront-ils pour sortir de chez eux pour arriver à l’école, surtout dans certains endroits où il n’y a pas de bus d’école. Ils auront à prendre le bus régulier et ces jeunes auront à s’exposer aux adultes qui ne sont pas vaccinés et qui pourraient les infecter. La ministre n’a pas abordé cet aspect. Il faudrait des bus réservés aux écoles, surtout dans certains endroits où il n’y a pas de bus d’école. Il faudrait être à l’écoute des enfants et des écoles.

Les élèves n’ont pu vraiment sortir pendant les vacances, les plages et autres lieux de loisirs étant fermés. Et, ils sont maintenant appelés à envisager le premier trimestre en alternance, à la maison et à l’école. Comment s’assurer que leur santé mentale ne soit pas affectée ? Faudrait-il des classes de psychologie ou un soutien psychologique pendant cette période ?
Certainement, un soutien psychologique serait le bienvenu au niveau de l’établissement. Il ne faut pas oublier que beaucoup d’enseignants sont eux-mêmes des parents et ont ces problèmes avec leurs enfants. Donc, un soutien psychologique non seulement pour les élèves, mais aussi des conseils psychologiques pour parents et enseignants serait une bonne chose. Peut-être que le ministère pourrait mettre en place un programme où des psychologues pourront venir dans chaque établissement. Il y a aussi le rythme du travail qu’il faudra varier : une part pédagogique et une part de loisirs à l’école. Il faudra organiser cela.