Toolsinath Goolzar (sculpteur) : « Toutes les créations répandent une énergie positive »

Toolsinath Goolzar est un sculpteur formé au Mahatma Gandhi Institute. Il a participé pour la première fois au Sand Sculpture Festival qui s’est déroulé à la mi-juin sur la plage de Flic-en-Flac et a obtenu le premier prix. Le Mauricien l’a rencontré.

- Publicité -

Qui est Toolsinath Goolzar ?
Je suis un Mauricien de 23 ans. J’habite Bon-Accueil. Depuis mon plus jeune âge, je suis un passionné d’art, voulant créer de nouvelles choses. Au fur et à mesure que j’entrais dans l’enseignement supérieur, mon intérêt s’est déplacé vers l’art avec un intérêt particulier pour la sculpture.

Le fait de me spécialiser dans le domaine de la sculpture m’a, non seulement, aidé à développer mes compétences mais m’a aussi permis d’apprendre la valeur du travail en équipe. La collaboration avec les autres est devenue partie intégrante de mon apprentissage.

- Publicité -

Connaissant les exigences de la sculpture, j’ai adopté un mode de vie sain. Ma passion pour l’haltérophilie m’a aussi grandement aidé dans mon activité artistique. Étant adepte de la culture rasta, j’ai combiné les mots art et rastafari; et j’ai obtenu le nom de ma page d’art connue comme Artisfari.

Dans quelles circonstances êtes-vous parvenu à participer à ce Sand Sculpture Festival à Flic-en-Flac ? Est-ce un autre moyen pour vous de démocratiser l’art et de l’amener vers les gens ?

- Advertisement -

Comme l’art est mon intérêt principal, j’ai été attiré par une affiche du festival de sculpture de sable sur les réseaux sociaux. J’ai alors pris contact avec les organisateurs et je me suis inscrit. Mon objectif était d’embellir mon parcours artistique et d’obtenir un certificat pour être reconnu.

Comme je m’étais spécialisé dans la sculpture au cours de mon baccalauréat, travailler avec du sable a représenté un défi pour moi. Je voulais à tout prix participer à ce concours à Flic-en-Flac, je ne m’attendais pas à être classé premier.

Vous êtes spécialisé dans l’art de modeler le bois pour faire des formes animales et végétales alors que la sculpture de sable est éphémère. Vous y avez pensé avant ?
Même si je n’avais jamais fait de sculpture avec du sable, pour la première fois j’ai vu ça amusant parce que je le faisais avec beaucoup de passion et d’émotion. La composition a été faite sur quelques croquis. J’ai commencé par travailler les parties du corps et ensuite l’expression du visage avant d’intégrer toujours des éléments pour donner une forme à mon œuvre.

Est-ce que les plages représentent une galerie d’art pour vous ?
La terre elle-même est une œuvre d’art du Créateur. Nous faisons tous partie de la création. Il y a des œuvres merveilleuses dans le monde. Toutes les créations de Dieu, à mon avis, répandent une énergie positive. La terre elle-même n’est-elle pas une galerie d’art ?

Pour arriver à réaliser une belle création sur le sable, il faut les deux éléments naturels, l’eau et le sable. Est-ce qu’il y a une technique particulière pour placer les structures ?
Afin d’obtenir un résultat pour chacun de mes travaux, une bonne préparation est essentielle. Avant de faire de la sculpture avec du sable à Flic-en-Flac, j’ai réalisé des brainstormings, des croquis afin de finaliser un concept. J’ai utilisé une bonne quantité d’eau, mélangée avec du sable pour obtenir une structure plus adaptée à ma sculpture.
Existe-t-il un travail de préparation pour mettre en place une structure sur le sable ?
Bien sûr, pour un résultat époustouflant, il faut du temps et de la patience.

Avez-vous déjà participé à un concours international ?

Comme jeune artiste, je n’ai jamais participé à un concours international mais je saisirai certainement l’opportunité si elle m’est offerte. Personnellement, je veux poursuivre mes études pour obtenir un diplôme en art à l’étranger. Je dois consentir à des sacrifices pour réaliser mon rêve.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui veulent se lancer dans la sculpture ?
Ils doivent entreprendre des études en art. Je pense que l’école des Beaux-Arts du MGI, à Moka, est l’endroit idéal.

EN CONTINU
éditions numériques