Plusieurs Mauriciens ont, hélas, fait preuve d’une très grande irresponsabilité ces derniers jours. À commencer par ces citoyens qui ont eu des comportements à risque, s’étant exposés au virus de la Covid-19, en allant aux prières ou autres “khatam”, qui, depuis début mars dernier, focalisent l’attention et qui sont devenus des foyers de contamination. Pire, des zones rouges, des zones d’isolement. Ces compatriotes, bien qu’ayant été informés par les autorités, ne se sont pas signalés, mettant ainsi en grand danger la santé des leurs et du public en général. Pour résultat, il y a maintenant des déploiements de gros moyens des services de la Santé, comme on l’a vu à Cité La Caverne notamment, afin de réaliser des exercices de dépistage et de “contact tracing”, puisqu’un nombre inconnu d’anonymes a été exposé au virus, de par la négligence de ces Mauriciens. Ces citoyens font la une des médias et occupent les conversations des uns et des autres, mais pour les mauvaises raisons !

Loin de nous l’idée de vouloir lyncher médiatiquement, et dans l’opinion publique, ces personnes. Le but, plutôt, est de les amener, eux et d’autres qui auraient des attitudes désinvoltes similaires, à mesurer l’ampleur de leur inconscience afin que cela ne se reproduise pas. Cela a certainement un impact sur un pays déjà meurtri, et un peuple déjà angoissé, de leur irresponsabilité.

Cette deuxième vague de Covid-19 ne ressemble nullement à celle de 2020. Et elle a son lot de nouveaux traumatismes, de pressions, de frayeurs, d’angoisses, de stress et de colère. Qui s’ajoutent aux craintes et traumas déjà vécus et enregistrés depuis l’an dernier, et dont on n’a pas encore eu le temps, ni la possibilité, de comprendre, ni de surmonter totalement.

Quant à ces scandales, il y a fort à parier que d’ici peu de temps, quand la vie active reprendra ses droits sur la condition d’urgence sanitaire, nous en apprendrons (à nouveau) de bien bonnes ! Déjà, des déclarations de l’ex-ministre des Affaires étrangères Nando Bodha, cette semaine, sur la question des commandes de vaccins passées, quand il était toujours en poste, commencent à laisser entrevoir d’éventuels… tours de passe-passe ! En temps et lieu, d’ailleurs, l’on compte sur nos compatriotes qui ont à cœur la bonne santé de notre pays pour que la lumière soit faite, et que l’on ne se fasse pas royalement plumer, comme cela avait été le cas l’an dernier. Et à cet effet, on remarque que l’ex-Attorney General, le meneur des Avengers locaux, le sémillant ténor du barreau Me Rama Valayden, reste bien silencieux ces temps-ci…

L’on ne cesse de le répéter, et ce, avant même que le confinement a été décrété, la responsabilisation de tout un chacun, des adultes aux personnes âgées, en passant par les jeunes, est impérative. Le devoir de chaque citoyen est de se protéger, par le biais notamment des gestes barrières, mais aussi de protéger les autres autour de nous. Nous sommes dans une situation d’urgence sanitaire nationale. Nous n’avons aucun droit à l’erreur. Nous n’avons pas le droit moral de cacher des informations sensibles, comme d’avoir eu des comportements à risque, aux autorités concernées, et ainsi ralentir le travail engagé de dépister tous les porteurs du virus et de mettre la population à l’abri.

En cette période de prières et de recueillement – la nuit du Shab-e-Barat observée en marge du Ramadan ce dimanche 28, la semaine sainte qui clôt le carême catholique et nous amènera au dimanche pascal, et en vue du Sittrai Cavadee et de l’Ougadi, bientôt, toutes les conditions sont réunies pour que tout un chacun se ressaisisse et fasse amende honorable. D’autant qu’à partir du 1er avril (et ce n’est pas un poisson), nous sommes appelés à une reprise partielle des activités économiques. Ce qui sous-entend des comportements et des attitudes matures et responsables de la part de chacun d’entre nous. Autrement, nous sommes foutus !

L’autre élément qui a polarisé l’attention cette semaine, c’est ce réseau pornographique, voire pédopornographique dans certains cas, où des femmes, parfois très jeunes, et hélas parfois même des enfants, ont vu leurs photos dénudées publiées et vendues en ligne. Cette affaire donne froid dans le dos. Il n’est pas uniquement question que de l’irresponsabilité de certaines jeunes femmes, souhaitant se faire un peu d’argent facile, ou d’hommes avides de vengeance, voire d’esprits pervers, qu’il s’agisse ou non de personnes haut placées. Il en va de quelques esprits tordus qui s’en prennent à des enfants ! Et ça, c’est sacré. Ce sont des délits qui exigent des mesures concrètes. Où sont passés les grands défenseurs, comme la ministre de l’Égalité des genres ou la députée Tania Diolle ? Le sort de ces victimes, tant les femmes ignorant que leurs photos ont été postées que les enfants, ne les intéresse-t-il pas ? Dans d’autres circonstances, elles réagissent au quart de tour pourtant…