Lepep Admirab n’en mène pas large actuellement. Les coups de massue pleuvent à n’en plus finir ! Deux saisons de Covid-19, serties de leurs scandales de petits copains et copines pour les contrats juteux. Couplées à deux exercices budgétaires du Grand Argentier qui font la part belle au système capitaliste et qui imposent des cures d’amaigrissement sévères aux porte-monnaie des salariés. Et ce fichu virus, qui semble bien parti pour nous pourrir l’existence encore de très longs mois…

Mais le pire, vraiment, dans tout cela, c’est le je-m’en-foutisme total du gouvernement de Pravind Jugnauth face à la montée exponentielle des nouveaux cas de Covid-19 chaque jour qui passe ! Le summum a été atteint cette semaine avec, en ces cinq premiers jours de reprise scolaire, plus d’une dizaine établissements, primaires et secondaires, fermés pour cause de nouveaux cas positifs détectés. On ne cessera de le répéter, cette année, la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 a été lamentablement gérée.

Les preuves pleuvent d’ailleurs, malgré tout ce que les grands cerveaux et “spin doctors” derrière les exercices de communication exécrables du NCC prétendent. Il y a d’abord et surtout ces nouveaux cas qui augmentent exponentiellement : d’une moyenne de 20 cas par jour en juin à 25 quotidiennement depuis le 1er juillet. Des “workplace” fermés pour cause de détection, justement, d’un ou de plusieurs employé(s) testé(s) positif(s). Des hôpitaux partiellement ou entièrement paralysés. Des “staff” d’entreprises et d’organismes d’État placés en quarantaine. Tout cela coûte énormément de sous !

Et qui c’est qui casque ? Comme pour tous les scandales, c’est le bon peuple évidemment ! Et dans la conjoncture actuelle, ce n’est pas uniquement financièrement que nous passons à la caisse; mais également psychologiquement et moralement. Psychiatres et psychologues, vos carnets seront bientôt débordés de rendez-vous ! Merci qui ? Au gouvernement de Pravind Jugnauth bien sûr. Avec l’aide et l’étroite collaboration de sa ministre de l’Education et VPM, qui n’arrive vraisemblablement pas, elle aussi, à prendre les bonnes décisions !

Les colonnes des médias, écrits et parlés, ont cette semaine été littéralement prises d’assaut par des cris de détresse de parents. Avec leurs petits bouts de choux fréquentant des établissements scolaires, primaire comme secondaire, où des cas positifs ont été identifiés, tantôt un enseignant, tantôt un élève/étudiant, il va sans dire que ces parents, eux-mêmes déjà stressés à mort par les bouleversements causés par les deux vagues de Covid-19 chez nous, auraient nettement préféré ne pas avoir ces soucis supplémentaires ! Imaginons le scénario : un enfant qui se retrouve positif doit être évidemment placé en quarantaine. Et quid des parents ? Bien entendu, ces derniers, qui peinent à joindre déjà les deux bouts, sont contraints d’arrêter de travailler ! Certains patrons peu scrupuleux n’hésiteront pas à licencier… La reprise scolaire était-elle impérative cette semaine ? Ne devait-on pas plutôt attendre que les nouveaux cas positifs diminuent avant d’aller de l’avant ?

Et dans l’ensemble, pour ce qui est de la gestion de la crise sanitaire, avec cette troisième phase de déconfinement, c’est littéralement… la galère ! Des centres de vaccination, où jeunes et personnes âgées sont renvoyés chez eux après de longues heures à faire le pied de grue dans la pluie et le vent. Des entreprises et bureaux qui ronronnent, à défaut de fonctionner de manière optimale. Et dans tout cela, la pression continue et accrue des autorités d’imposer la vaccination. Mais cette option seule n’est pas LA solution.

Pour avoir trop tardé à prendre des décisions courageuses et audacieuses au début de cette deuxième vague, nos autorités pataugent désormais en pleine gadoue. Et au lieu de se ressaisir, d’accepter d’avoir « fauté » et de remettre le pays sur de bons rails (et pas ceux du métro svp), l’on se targue d’avoir « bien géré » la situation qui, pourtant, s’aggrave… Avec la réouverture, même partielle et contrôlée, de nos frontières ce 15 juillet, et avec des vols sur l’Inde, c’est le variant Delta qui va s’en donner à cœur joie !