VÉRONIQUE PAPILLON

C’est ainsi ce que bon nombre d’entre nous ressentent aujourd’hui. Trahis, non-respectés. Nos droits fondamentaux sont bafoués, en particulier celui de choisir. La liberté de s’exprimer se volatilisant peu à peu, voilà que celle d’agir s’envole en fumée. Nous sommes obligés de nous faire vacciner sinon c’est la ‘guillotine’ !

En tant que citoyenne, ce n’est pas le vaccin en lui-même qui me répugne (bien que j’émette mes réserves sur lui), mais plus la manière dont les choses nous sont imposées. Il y a ici matière à réfléchir quant à la manière de faire des autorités face à la contagion. Je me pose pour la énième fois cette question : où est la logique ? Tout l’arsenal déployé pour contrer ce mal invisible semble dénué de sens et d’humanité. Nous n’avons plus le choix. Emploi ou chômage ! Un vrai chantage et je pèse mes mots. Une réglementation qui vise à protéger, mais qui en fait ?

Et si nous essayons de suivre la logique… Un prof vacciné subit moins les effets du COVID mais reste toujours contagieux. Par contre, un enfant entrant en contact avec lui (si le prof touche son stylo, la couverture d’un cahier plastifié) peut être contaminé. Le prof protège qui finalement ? Quand on y pense, la logique rend chèvre. Devenons encore plus chèvre avec les “staggered” days ! Le parent qui, comme moi, est prof et a un fils en primaire (je corse un peu la situation en ajoutant mère célibataire et sans soutien), il fait quoi de son enfant ? Il l’emmène au boulot ? Ce n’est pas tout le monde qui bénéficie d’un salaire ministériel et qui peut se permettre une nounou en plus avec la belle réduction que nous venons de subir pendant le confinement.

On nous bassine avec les enjeux économiques du confinement, comment les entreprises en souffrent. Sauf que celui qui en souffre le plus, c’est le peuple, ce peuple négligé depuis des années et qui aujourd’hui voit ses droits fondamentaux s’évaporer sous la chaleur torride des décisions “mûrement réfléchies”. Le droit de se faire vacciner devenu une obligation n’est plus un droit, mais une menace. Faut-il donc le rappeler, le premier principe du code de Nuremberg est le consentement de l’individu. Et vous dites nous protéger ?!