— Roshi a raison, toi: ça ne peut plus se continuer!
— Tu te trompes: c’est pas Roshi qui a dit ça en premier, mais le bonhomme SAJ.
— Je ne sais pas qui a dit ça avant, mais ça ne peut plus se continuer.
— Qu’est-ce qui est arrivé encore?
— Tu ne sais pas? Yogi n’a pas été interrogé par la police, toi.
— Yogi le ministre, il devait être interrogé par la police?
— D’où tu chappes, toi? Tu ne sais qu’il est accusé d’avoir fait une fausse déclaration sur sa supposée constituency clerk?
— On ne l’a pas emmené en cour pour ça? C’est pas là où il ne voulait pas entrer dans le box des accusés?
— Il a été bien obligé d’entrer dans le box quand la magistrate a donné son ruling!
— Donc, il y a une affaire contre lui.
— Ça, c’est l’enquête judiciaire, mais depuis octobre, depuis que toutes ces accusations ont été faites contre lui, la police n’a même pas ouvert une enquête!
— Ça, je ne savais pas. Mais est-ce que comme quelqu’un fait une déposition contre quelqu’un la police n’est pas censée faire une enquête?
— Oui, sauf que dans le cas de Yogi, la police n’a rien fait depuis quatre mois. C’est pourquoi Roshi a dit que ça ne peut plus se continuer.
— Attends un coup-là, quand l’internaute a posté un joke sur le PM sur les réseaux sociaux, est-ce que la police n’a pas été l’arrêter le lendemain matin même?
— Tu as parfaitement raison. Ils étaient à dix policiers pour arrêter cette personne.
— Est-ce que les frères Dardenne n’ont pas été arrêtés au petites heures matin parce qu’un quelqu’un avait fait une déposition contre eux dans la nuit ?
— Là aussi, tu as raison. Et en plus, c’était un agent du MSM qui avait fait la déposition!
— Mais alors, pourquoi on n’a pas arrêté Yogi, puisque des dépositions ont été faites contre lui ?
— Ça, c’est question pour un champion! Quand les citoyens sont concernés, la police agit tout de suite, quand c’est un ministre qui est impliqué, la police regarde de l’autre côté !
— Tu veux dire que la police a reçu l’ordre de ne pas ouvrir une enquête sur les allégations contre le ministre Yogi?
— Ça même que les Avengers et Roshi sont en train de dire. Et de la manière dont la police agit, ou plutôt n’agis pas, on va finir par croire que c’est vrai.
— Et qui aurait donné cet ordre, d’après toi.
— Qui est le ministre de la police de ce pays ?
— Tu crois que…
— …tout ce que je peux te dire, c’est qu’a chaque séance de l’enquête judiciaire il y au moins une nouvelle allégation contre le ministre que la police n’entend pas.
— Non seulement zott guette lot coté mais zot bouche zot déclare sourde, alors ?
— Tu as tout compris.
— Quelle dernière allégation il y a eu contre le ministre Yogi.
— Il serait impliqué dans toutes de contrats et de sous contracteurs, toi. La dernière affaire révélée, c’est le contrat de sa copine.
— Qu’est-ce c’est que cette affaire de copine-là?
— Tu n’étais pas au courant? Dans le cadre de l’enquête judiciaire, on a convoqué une flight purser d’Air Mauritius qui est directrice d’une compagnie spécialisée dans l’import/export.
— Attends un coup-là: tu veux dire qu’une flight purser de MK était en même temps directrice d’une compagnie privée. Elle a le droit de faire ça?
— Je ne sais pas si elle a le droit, mais en tout cas elle l’a fait. Elle était directrice d’une compagnie qui a été incorporée le 21 avril 2020 et qui a obtenu un contrat de la State Trading Corporation le 5 mai 2020.
— Un contrat pour faire quoi?
— Un contrat pour nettoyer et décontaminer les entrepôts et les camions de la STC.
— Une hôtesse de l’air sait faire ce genre de nettoyage-là?
— Ça je ne saurais te dire. Mais en tout cas elle a obtenu le contrat de la STC.
— Quel est le montant de ce contrat-là ?
— Sûrement des centaines de milliers de roupies, toi.
— Hé toi-la, tu es en train de dire qu’une compagnie qui n’avait que seulement 14 jours d’existence a obtenu un contrat de plusieurs centaines de milliers de roupies de la STC?!
— Ce n’est pas moi qui dis ça, mais les témoins qui ont été interrogés dans l’enquête judiciaire.
— Mais pourquoi tu dis que cette hôtesse, directrice de compagnie de nettoyage est la copine de Yogi.
— C’est elle-même qui a dit qu’elle est sa copine d’enfance, qu’elle ne l’a pas vu depuis six ans, mais qu’elle lui parle plusieurs fois par jour au téléphone.
— C’est une amitié virtuelle alors?
— Ça, je ne sais pas. Tu sais qui contrôle la STC, qui a donné un contrat à la copine du ministre? Le ministre Yogi lui-même.
— Effectivement là, ça devient un peu gros.
— Et tu ne connais pas la meilleure, la copine virtuelle du ministre dit qu’elle ne savait que la STC tombait sous le contrôle de Yogi.
— Ayo, la pauvre innocente! Dis-moi un coup, le Yogi, c’est le même qui s’était fait connaître en prenant une photo de Nandini, alias Miss Cotomili, celle qui obtenait tous les contrats sous Navin Ramgoolam ?
— C’est lui même ça ?
— On dirait qu’il est en train de faire la même chose que ce que le MSM reprochait à Ramgoolam: donner des contrats du gouvernement a sa copine.
— Tu as parfaitement raison, toi. Allé vini, c’est la même affaire! C’est pourquoi, comme dit Roshi, reprenant la phrase du bonhomme SAJ: ça ne peut plus se continuer !