À l’instar de Richard Papie, les autres membres du COM comptent soutenir Philippe Hao Thyn Voon

Si Philippe Hao Thyn Voon avait maintenu dans une déclaration au Mauricien le 29 juin dernier qu’il ne compte pas démissionner de la présidence du Comité olympique mauricien (COM), il peut être aujourd’hui assuré du support indéfectible des membres du comité directeur de cet organisme. Le premier vice-président, Richard Papie, tout en maintenant qu’aucune lettre de demande de démission ou de révocation n’est parvenue jusqu’ici au secrétariat du COM, souligne que Philippe Hao Thyn Voon devra être maintenu à son poste. Et ce, malgré les charges qui pèsent actuellement sur sa compagnie PAD & Co dont il est le fondateur.

« Nous soutenons Philippe Hao Thyn Voon à 200%. C’est un soutien moral, sincère et honnête. Personne au sein du comité directeur n’a demandé officiellement ou officieusement son départ », martèle Richard Papie. Ce dernier fait référence à la dernière réunion du comité directeur du COM au cours de laquelle tous ceux présents ont nié avoir demandé son retrait. Quid alors de cette lettre qu’auraient signée des présidents de fédération pour réclamer son départ ? À ce sujet, deux d’entre eux, qui avaient eu maille à partir avec Philippe Hao Thyn Voon ces dernières années, nous ont confirmé qu’ils ne sont nullement concernés par cette affaire. « Où se trouve donc cette lettre ? Tout cela me pousse à croire que ce ne sont que des rumeurs », souligne Richard Papie.

Reste que la question d’éthique peut être évoquée. À cela, le premier vice-président du COM rétorque que rien ne peut être reproché à Philippe Hao Thyn au niveau professionnel. « Comment peut-on lui jeter la pierre, alors que son nom n’a pas été cité dans l’affaire des turbines de la station de Saint-Louis ? C’est son fils qui a été convoqué à l’ICAC et non lui », explique-t-il. Afin d’étayer ses arguments, Richard Papie souligne « la bonne gouvernance » et le « sens de leadership » de celui qui était son employeur pendant de longues années. Et d’ajouter : « Je connais également sa passion pour la chose sportive et il est reconnu dans les instances internationales. De ce fait, au nom du comité, je ne peux que lui exprimer toute ma confiance. »