Commission Pour La Cause Créole : De la commémoration de l’abolition de l’esclavage à l’empowerment des créoles

La Commission diocésaine Pour la Cause Créole a été officiellement lancée dimanche dernier par l’évêque de Port-Louis, Mgr Jean Michaël Durhône lors de la Messe du 1er février sur la paroisse Saint-Augustin de Rivière-Noire. Ce mouvement d’église vient prendre la relève du Comité diocésain 1er février.

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En mettant sur pied cette nouvelle commission, le diocèse de Port-Louis entend passer de la simple démarche de commémoration de la mémoire de l’esclavage à un travail plus concret d’empowerment des descendants d’esclaves. La commission s’est même donnée pour date butoir le 1er février 2035, date anniversaire du bicentenaire de l’abolition de l’esclavage à Maurice.

n Développer leurs capacités
D’ici là, elle entend poser des gestes concrets de libération pour que les créoles descendants d’esclaves qui souffrent encore de blessures laissées par le crime de l’esclavage soient encadrés comme il se doit en vue d’être à même de développer leurs capacités dans des domaines aussi variés que l’éducation, l’accès à l’emploi, la politique et pour lutter contre les diverses formes de discriminations.

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Concrètement, la commission s’est dotée de structures à trois niveaux dont un bureau de direction de sept membres. Parmi, notons les Jimmy Harmon et Guilhem Florigny ainsi que les pères Alain Romaine et Georgy Kenny qui représente l’évêque à la direction. Parmi les autres membres figurent la sociologue, Sheila Bunwaree, Olivier Précieux et Denis Ithier. Au nombre d’autres collaborateurs figurent Thierry Goder et l’avocat José Moirt.

n Pas de rôle de leader de l’Eglise

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Abordant le lancement de la nouvelle commission diocésaine dans son homélie, l’évêque, Mgr Durhône devait insister sur le fait qu’elle regroupe des personnes de formation, d’origine, de culture et de milieux différents. « L’Eglise, a-t-il insisté, n’a pas la prétention de jouer un rôle de leader dans l’avancement de la cause créole». Mgr Durhône a aussi fait le parallèle avec la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud qui n’était pas, dit-il, l’affaire des seuls noirs.

Il n’a pas aussi manqué de rendre grâce pour tous ceux – prêtres et laïcs – qui ont, depuis toujours, pris fait et cause pour l’avancement de la juste cause créole.

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