Cyclisme Bilan 2025 : Avec Kimberley Le Court-Pienaar en vedette

Comme toutes les saisons, la petite reine locale aborde cette nouvelle saison avec beaucoup d’espoir, d’envie de se surpasser, et aussi de poursuivre sur cette belle lancée après une année 2025 aboutie à tous les niveaux. D’ailleurs, la Fédération mauricienne de Cyclisme (FMC) était face à la presse le mardi 16 décembre dernier pour dresser le bilan de l’année 2025.
Michel Mayer, président de la FMC s’est dit satisfait de ce qui a été accompli en termes de résultats. « Les bonnes performances ont été nombreuses pour nos cyclistes surtout sur la scène continentale. Nos représentants ont décroché quatre médailles lors des Championnats d’Afrique qui ont eu lieu au Kenya du 19 au 23 novembre » a-t-il avoué. En effet, Tristan Hardy au contre-la-montre junior et l’équipe du relais mixte (Alexandre Mayer, Aurélien de Comarmond, Jeremy Raboude, Aurélie Halbwachs-Lincoln, Lucie Lagesse et Raphaëlle Lamusse) sont montés sur la plus haute marche du podium, Halbwachs-Lincoln l’argent, dans l’exercice de l’effort en solitaire élite dames, alors que Mayer a pris le bronze dans la même épreuve, mais en élite masculin. Un peu plus tôt, sois du 10 au 14 septembre au Grand Prix Chantal Biya, Alexandre Mayer avait brillé avec trois succès d’étape et la victoire au général. Ce fut d’ailleurs la première victoire d’un Mauricien dans un Tour UCI 2.2. Ses coéquipiers Aurélien de Comarmond, Hanson Matombé, William Piat, Samuel Quevauvilliers l’ont bien accompagné vers ce sacre. Mayer avait ramené 67 points UCI pour Maurice et trois maillots distinctifs.
Comment passer sous silence la victoire de Lucie Lagesse lors de la deuxième étape du Tour de Windhoek (31 juillet-3 août), premier Tour UCI 2.2 féminin en Afrique. Elle était associée à Halbwachs-Lincoln et Julie Staub, ainsi qu’aux Réunionnaises Éléonore Saraiva et Chloé Coenye. Sans oublier la médaille d’argent du quatuor Thomas Harel, Jinino Ndriamanampy, Léo David et Miguel Pharmasse dans le contre-la-montre par équipes des Jeux Africains de la Jeunesse en Angola (10-20 décembre). Harel est aussi passé tout près du podium lors du CLM individuel et de la course en ligne, terminant au pied du podium. Aurélien de Comarmond n’a pas été en reste avec une victoire d’étape dans le Tour de Guizhou en Chine. Il a aussi été porteur du maillot jaune de leader.
Un film consacré à Kim Le Court, figure emblématique du cyclisme
Un film consacré à Kim Le Court, a été dévoilé à la presse. Réalisé avec une sensibilité rare par le cinéaste rwandais Philbert Mbabazi, ce documentaire exceptionnel nous plonge au cœur de l’intimité et de la préparation mentale de la championne durant la semaine décisive des Championnats du monde sur route 2025, organisés dans la capitale rwandaise.  Le film a été diffusé lors d’une conférence de presse conjointe de la Fédération Mauricienne de Cyclisme (FMC) et de la Mauritius Commercial Bank (MCB), tenue aux Champs de Mars. Le film a offert un regard inédit sur les défis, les sacrifices et la force intérieure qui animait Kimberley Le Court à l’aube de l’un des plus grands rendez-vous de sa carrière. Dès les premières images, le ton est donné : nous ne serons pas seulement spectateurs de la course qui consacrera bientôt la championne du monde 2025, nous sommes plongés dans le vertige d’un moment d’histoire. Le documentaire nous ouvre la porte de l’intime. Il y a Bernard, le père, l’ombre bienveillante. Le mentor de la première heure. Et la mère, Trish, qu’on ne voit pas dans le documentaire, mais qui est omniprésente partout où Kim dévore l’asphalte. Lorsque Kim évoque ses parents, sa voix se brise légèrement, révélant la dette d’amour qui la lie à eux : « Ils ont presque mis leur vie entre parenthèses pour nous soutenir, mon frère et moi. Je leur dois tout. »
Philbert Mbabazi a quant à lui fait ressortir que « L’histoire de Kim illustre la situation actuelle du cyclisme africain. Elle témoigne des progrès accomplis, mais aussi des efforts considérables nécessaires pour y parvenir. On y perçoit l’effort physique, mais aussi le combat mental au quotiden. Le cyclisme est exigeant, et d’ailleurs, nombreuses sont les gens qui ne réalisent pas à quel point, ce sport est éprouvant. »
Plutôt que de se concentrer uniquement sur la course, le cinéaste a choisi de rester proche de Le Court durant sa préparation. « Je voulais comprendre ce que signifie pour une cycliste africaine d’atteindre ce niveau. On sentait le poids des responsabilités qui pesaient sur ses épaules. En marchant avec elle à Kigali, en rencontrant des cyclistes du Rwanda, du Bénin et d’autres pays, on constatait le respect qu’elle inspire. Elle sait qu’elle représente quelque chose qui la dépasse. »
Tristan Hardy, symbole de la nouvelle génération
Un deuxième documentaire, dont Tristan Hardy est l’acteur principal, a aussi été réalisé par le réalisateur rwandais Philbert Mbabazi. Tristan Hardy incarne la génération montante de la Team MCB. Une génération qui n’a pas froid aux yeux et qui est résolument déterminée à damer le pion aux pointures africaines. Ce film d’une durée de six minutes, a été diffusé sur MBC1 le mercredi 17 décembre dernier. Vanessa Doger de Speville Group Head of Sustainability, Reputation & Engagement a indiqué que « Cela fait huit ans que la MCB accompagne la Fédération Mauricienne de Cyclisme, et le chemin parcouru est remarquable. La Team MCB, c’est avant tout un écosystème de bénévoles et de professionnels engagés, qui accompagnent les cyclistes au quotidien et contribuent à faire briller Maurice, à Maurice comme à l’international. Par son parcours et son exigence, Kim Le Court incarne cette dynamique collective et inspire bien au-delà du cyclisme. La MCB est fière de soutenir cette aventure humaine et sportive. »

EN CONTINU
éditions numériques