I Le soutien de la fédération et du ministère de la Jeunesse et des Sports souhaité, déclare Joseph Mounawah, président de Cassis Fraternel, afin de donner une ampleur nationale à cette action
I « Notre démarche est patriote et vise à faire profiter tous les judokas, faute d’initiative de la fédération. Le niveau ne cesse de régresser et une réaction est obligatoire si nous aimons vraiment cette dscipline », fait-il remarquer
Le passage du Français Larbi Benboudaoud, directeur des relations institutionnelles à la Fédération française de judo, a été une réussite en juillet de l’année dernière, affirme Joseph Mounawah, président de Cassis Fraternel Judo Club. À tel point que le club de la capitale renouvellera l’expérience à la même période, plus précisément du 10 au 20 juillet prochain. Le club envisage même de voir plus grand en organisant une semaine de travail avec la participation de clubs européens venant, entre autres, de France, mais aussi des pays arabes. Toutefois, précise Joseph Mounawah, le soutien de la Fédération mauricienne de judo (FMJ), au même titre que celui du ministère de la Jeunesse et des Sports, sera primordial, afin de donner une ampleur nationale à ce projet.
Le stage de perfectionnement dirigé par le Français d’origine algérienne, ancien champion du monde et vice-champion olympique, a été couronné de succès, souligne Joseph Mounawah. « Cassis Fraternel est pleinement satisfait de ce qui a été réalisé, d’où l’objectif d’envisager quelque chose de plus grand cette fois », déclare-t-il. L’objectif est de donner un cachet international à la deuxième édition. « Nous avons des contacts avec des clubs français et même arabes. Les Seychelles ont, eux, déjà confirmé, ce qui est de bon augure. »
Joseph Mounawah va même plus loin en évoquant le terme de judo-tourisme, un objectif visant à soutenir l’économie mauricienne par le biais du judo. « Les Français sont en vacances en juillet-août et, forcément, si ce projet se concrétise, les judokas viendront en famille. Dans ce contexte, nous sommes convaincus que c’est un projet à ne pas négliger et mérite d’être soutenu par les autorités locales », explique-t-il.
Toutefois, ajoute-t-il, un projet de cette envergure mérite plus de considération. « Si tout se passe comme prévu, il nous faudra alors trouver une salle encore plus grande, afin de faire profiter un maximum de judokas et d’entraîneurs mauriciens, y compris nos amis rodriguais », souligne-t-il. Le président de Cassis Fraternel appelle aussi à une participation de toutes les parties concernées pour que ce projet soit une réussite. « Nous avions, l’année dernière, sollicité l’aide de la FMJ et du ministère des Sports, mais en vain. C’est vraiment dommage, compte tenu des compétences de Larbi et de ce que les locaux auraient pu en tirer. »
Invitation à tous les clubs
Malheureusement, dit-il, seuls des judokas des clubs non affiliés avaient participé à ce stage. « Je trouve vraiment dommage que l’esprit sportif n’ait pas primé, compte tenu du fait que nous avions lancé l’invitation à tous ! » Joseph Mounawah invite donc tous les clubs à venir profiter cette fois de cette opportunité. « Je considère Larbi comme l’un des meilleurs techniciens au monde. Son bilan, en tant qu’ancien judoka et actuel entraîneur en chef de l’équipe de France, parle de lui-même. Il a permis à la France de remporter sa toute première médaille en équipe mixte aux Jeux olympiques de 2021 au Japon, le berceau du judo, et qui plus est, face au pays hôte. Idem en 2024, en France cette fois », souligne-t-il.
Pour Joseph Mounawah, profiter des connaissances du Français aurait, à n’en point douter, servi aux judokas qui ont été en action lors de l’Africa Open de septembre dernier. « Malheureusement, certains n’avaient pas la même vision que nous et c’est vraiment dommage. » Le président de Cassis Fraternel n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont aidé à l’organisation du stage de 2025. « Nous avons obtenu la confiance de Long Beach Hotel, du groupe Sunlife, mais également du Currimjee Group et de Quasar Limited, que nous ne cesserons de remercier. Nous ne les avons pas déçus et nous comptons à nouveau sur eux. »

