Mardi : MT assignée devant le tribunal de Moka pour décrypter les
ultimes incoming and outgoing messages de l’agent du MSM du No 8, Soopramanien Kistnen, du vendredi 16 octobre

La confirmation de l’identité de Ravi, mentionné dans le fatidique
SMS de 13h26 à Koomadha Sawmynaden, un tournant pour élucider les circonstances de ce drame

Intérêt accru pour la piste de la BMW de couleur rouge et le bouton bleu retrouvé sur la scène de crime le dimanche 18 octobre

L’Hôtel du gouvernement garde les yeux constamment braqués sur le tribunal de Moka. Et cela, indépendamment des conclusions de l’enquête menée par le Premier ministre, Parvind Jugnuath. A la dixième semaine après la disparition sur tout écran de cellulaire de Soopramanien Kistnen, agent du MSM quasi incontournable à Quartier-Militaire/Moka (No 8), Soopramanien Kistnen, âgé de 52 ans, le cover-up du meurtre de Telfair du vendredi 16 octobre est sur le point d’être démaquillé, voire démantelé. Une des premières victimes, sous forme de dommages collatéraux de cette opération de démaquillage se déroulant devant le tribunal de Moka, présidée par la magistrate Vidya Mungroo-Jugurnath, demeure les limiers du CID de Moka pour avoir privilégié jusqu’à la première semaine de décembre la thèse du suicide au détriment de la directive «treat as murder». D’autre part, le réseau de caméras de Safe City, avec des investissements de l’ordre de Rs 19 milliards, soit le montant équivalent au Metro-Express, a pris du plomb dans l’aile. Car à partir de 13h14, ce vendredi 16, aucune de ces
2 761 Intelligence Video Surveillance Cameras n’a été en mesure de révéler le moindre indice sur les whereabouts de Soopamanien Kistnen. La Mauritius Telecom et la police se renvoient la balle et le Government Online Centre en tant qu’arbitre, se renvoyant la balle quant au stockage des enregistrements des Safe City Cameras. Toutefois, à partir de mardi prochain, un autre chapitre crucial s’ouvrira, Mauritius Telecom devant établir la liste des incoming and outgoing exhanges sous forme d’appels ou de messages SMS, sur le téléphone cellulaire de Soopramanien Kitsnen, ce vendredi 16 octobre et ce, jusqu’au au moins 13h26 avec pour message à Koomadha Sawmynaden : «Li (Ravi) ine call. Li pe vini…» Le document, qui sera déposé par Mauritius Telecom dans le cadre de l’enquête judiciaire, devra également permettre de révéler l’identité complète de ce Ravi, dont le numéro de téléphone cellulaire était masqué.

Dans le camp du panel d’hommes de loi, assurant les watching briefs pour la famille Kistnen et d’autres protagonistes déposant en cour de Moka, dont Mes Rama Valayden et Roshi Bhadain, et du représentant de l’Office du Directeur des poursuites publiques, Me Azam Neerooa, les informations décryptées par Mauritius Telecom à partir de la mémoire du cellulaire de l’agent du MSM du No 8 sont considérées comme étant de «prime importance». La séquence des appels et des messages au cours de la période allant du mercredi 14 octobre au vendredi 16 devrait permettre de valider les détails de la déposition de Koomadha Sawmynaden au sujet des déboires et des confidences de la victime.

L’un des premiers éléments à être vérifiés porte sur les échanges présumés entre la victime et le ministre du Commerce Yodgida Sawmynaden, en date du 14 octobre. Sur la base des révélations consignées dans les Court Proceedings à Moka, tout le drame allait être déclenché à partir de cet arrangement qu’aurait communiqué vers les 18h15 ce mercredi-là le colistier du Premier ministre à l’effet que le tandem Bonomally/Appanah allait prendre contact avec lui pour des solutions à ses problèmes financiers.

Dans sa déposition échelonnée sur deux jours au tribunal, Koomadha Sawmyned a fait comprendre que Soopramanien Kistneen lui aurait révélé que le tandem serait entré en contact avec lui en lui faisant la proposition que le dénommé Ravi allait assurer la liaison entre eux, le tout assorti de promesse de paiements hebdomadaires variant de Rs
50 000 et Rs 200 000, de même qu’une promesse de Rs 2 millions en vue de relancer son business. L’impression qui se dégage est que Soopramanien Kisnten aurait même rencontré le dénommé Ravi, qu’il aurait décrit comme étant «gentil ek ene dimoune korek» dans un des messages transmis. A ce jour, aucune indication n’a transpiré quant à l’identité de Ravi, qui pourrait être un contracteur très connu de la place.

Par contre, sur la base de Judge’s Orders, les secrets des mémoires téléphoniques, techniquement en possession de Mauritius Telecom, devront étaler l’état d’esprit de Soopramanien Kistnen en ce vendredi 16 octobre dans la perspective de récupérer de l’argent, comme promis dans le deal du 14 octobre. L’intérêt de Koomadha Sawmynaden, qui dit s’être déplacé à Pointe-aux-Sables ce vendredi matin pour des raisons professionnelles, en suivant de près les mouvements de la victime est que s’il allait obtenir des fonds, il allait pouvoir lui rembourser ses dettes.

La conjugaison des informations obtenues des téléphones cellulaires et des enregistrements des caméras de Safe City sert de base pour reconstituer une partie de cette ultime journée de Soopramanien Kistnen. Ce dernier était ballotté entre le doute d’être mené en bateau par ses interlocuteurs quant à leur promesse de financement et les risques de tout perdre en allant consigner des dénonciations à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) de magouilles lors de l’allocation de contrats.

Auparavant, à plusieurs reprises, il avait menacé de se rendre à l’ICAC pour tout dévoiler sur les contrats, notamment de la State Trading Corporation (STC) et aussi les dessous de l’affaire des pas géométriques de Pomponnette, au coeur d’un bras de fer. D’aucuns affirment que ce dernier dossier ne comportait aucun secret pour lui. En parallèle, il avait même signifié son intention de porter à l’attention du Premier ministre ces éléments troublants à partir des fonds publics.

«Alle dénons zotte l’ICAC. Zotte pas pou donne twa ene fer f… »

Face à la demande pressante de Koomada Sawmynaden de se rendre à l’ICAC  «alle dénons zotte l’ICAC. Zotte pas pou donne twa ene fer f… », Soopramanien Kisten avait vu un appel au ministre Sawmynaden comme «a last resort». «Mo pou telefon Yogida apre konsey minis taler», a-t-il rétorqué en se demandant: «Beh ler-là ki pou arriv mo bann det.» Et cela, avant de faire comprendre dans le SMS de 13h26 au même Koomadha Sawmynaden: «Li (Ravi) ine call. Li pe vini.» Et, sans aucun autre détail.

Entre-temps, vers les 11h30, les enregistrements vidéo de Safe City révèlent que Soopramanien Kistnen était monté dans un autobus à Telfair pour se rendre à Rose-Hill. Une fois en ville, il s’était dirigé en direction du marché de Rose-Hill, plus précisément pour se rendre dans une des officines de Bet-On-Line pour toucher un reçu de Rs 9 000 de gains sur des paris de matches de football à l’étranger.

Puis, il a marché en direction de la magistrature de Rose-Hill, plus précisément à l’arrêt d’autobus, pour prendre place dans un autobus se rendant à Beaux-Songes. Il aurait attendu pendant une vingtaine de minutes à cet arrêt laissant plusieurs autobus passer. Il est 13h14 quand il s’embarquera dans l’autobus se dirigeant vers Beaux-Songes.

A partir de là, tout le mystère de la mort suspecte de l’agent du MSM du No 8 prendra une dimension troublante. Ainsi, les caméras de Safe City installées dans un carrefour aussi névralgique que La Louise et reliées à un State-of-the-Art Main Command and Control Centre à Ebène ne disposent d’aucun enregistrement sur une partie de la route Saint-Jean, notamment dans les parages de La Louise et le bus réapparaissant dans le réseau de Safe City Cameras à Beaux-Songes à 13h38 (voir détails plus loin).

La police pas
encore intéressée aux téléphones du ministre

Tous les proches de Soopramenien Kistnen, qui auront tenté de prendre contact avec lui, se sont heurtés au silence jusqu’à la découverte macabre de sa dépouille calcinée dans un champ de cannes à Telfair, le dimanche 18 octobre. Le trajet de La Louise à Telfair, très probablement à bord d’un véhicule de couleur rouge et de la marque BMW, se serait déroulé ce même vendredi après-midi. Un témoin affirme avoir vu un incendie de cannes à l’endroit spécifique ce 16 octobre entre 19h et 20h. Un autre incendie a été noté à ce même endroit après le 18 octobre dans une autre tentative d’éliminer des indices de ce crime crapuleux.

En attendant la liste officielle réclamée de Mauritius Telecom, les hommes de loi faisant partie du panel s’étonnent qu’en dépit des éléments disponibles, la police ne s’est pas encore intéressée aux téléphones du ministre Sawmynaden, ne serait-ce que pour les besoins de l’enquête. Anticipant la séance et s’appuyant sur le témoignage du frère du ministre du Commerce, en fin de semaine, ils ont réclamé la démission de Yogida Sawmynaden.

Par ailleurs, la séance de mercredi devant le tribunal de Moka s’annonce également sous haute tension. Les deux témoins assignés ne sont autres que les médecins légistes. Le Principal Police Medical Officer, le Dr Jankee, sera appelé à faire état du constat sur la scène de crime le dimanche 18 octobre et de ses premières conclusions médicales à ce sujet. Néanmoins, ce ne sera pas ce médecin légiste qui se verra confier l’examen post-mortem. L’autopsie, qui aura relevé une forte dose de péthidine dans le corps de la victime, sa langue, des brûlures au visage, et une absence de fumée au poumon, éléments nullement compatibles à un suicide, avait été pratiquée par le Dr Sunassee, qui sera soumis à un contre-interrogatoire des plus serrés de la part des hommes de loi, déterminés à détruire les derniers soupçons de suicide dans ce qui se confirme être un meurtre, dont les motifs continuent à se dessiner au fil des séances de l’enquête judiciaire instituée par l’Office du Directeur des poursuites publiques.

Deux autres indices susceptibles de réorienter cette enquête sur un meurtre maquillé en suicide se présentent sous la forme d’une voiture rouge, de préférence une BMW, même si d’autres sources évoquent une Suzuki, et du bouton bleu récupéré par les limiers du CID de Moka depuis la découverte du cadavre dans ce champ de cannes à Telfair. Les avocats, détenant un watching brief ont constitué des équipes pour retracer le véhicule et surtout le garagiste, qui aura refait la peinture vu que des débris de couleur rouge ont été relevés sur la scène du crime et que le bouton de blouson de couleur bleue n’appartient nullement à la victime.

Affaire à multiples rebondissements à suivre…

Vinay Appanah : «Allégations sans fondement et fausses»

Réagissant à des développements en marge de l’enquête judiciaire sur le meurtre présumé de Soopramanien Kistnen à Telfair le 16 octobre dernier, Vinay Appanna d’AV Techno-World Ltd rejette catégoriquement les allégations contre lui. C’est ce qu’il fait ressortir dans un communiqué transmis à la rédaction de Week-End hier matin.

«J’ai pris connaissance des propos de Me Roshi Bhadain, Me Rama Valayden et Me Sanjiv Teeluckdharry sur les ondes de certaines radios en cette fin d’après-midi du vendredi 11 décembre 2020 après la parution en Cour de M. Koomadha Sawmynaden par rapport à l’enquête judiciaire concernant le décès de feu M. Soopramanien Kistnen. Ces allégations qui ont été faites à mon encontre sont totalement sans fondement et sont fausses. A travers ce communiqué, je tiens à informer la population que je ne suis pas concerné ni de près ou de loin dans le décès de feu Soopramanien Kistnen», déclare Vinay Appana.

«Toutes les informations véhiculées sont totalement fausses, infondées, erronées et diffamatoires. Ces allégations portent d’énormes préjudices à mes sociétés, ainsi qu’en à nom personnel. Je réitère qu’aucune de mes compagnies n’a jamais eu aucun contrat de la STC et encore moins le contrat pour le nettoyage et la désinfection», poursuit-il en ajoutant que «les allégations concernant les arrangements pour le paiement de sommes d’argent à feu M. Kistnen sont totalement fausses et denié de tout fondement».

Volet Constituency Clerk—Le mutisme de l’ICAC intrigue et interpelle

En début de semaine dernière, après la descente des lieux de la magistrate du tribunal de Moka, Vidya Mungroo-Jugurnath, et des hommes de loi sur la scène de crime à Telfair, Shakuntala Kistnen, aussi connue sous le nom de Simla, a formellement dénoncé le ministre du Commerce Yogida Sawmynaden à l’ICAC. Cette affaire concerne un délit d’emploi fictif sous les National Assembly Regulations avec des allocations de Rs
15 000 par mois pour les services de Constituency Clerk.

Simla Kistnen a soutenu dans sa déposition qu’à aucun moment jusqu’ici, elle n’aurait fait office de Constitiuency Clerk pour Yogida Sawmynaden dans la circonscription de Quartier-Militaire/Moka (No 8). Par contre que ce soit à la Mauritius Revenue Authority et au National Pensions Fund, son nom est enregistré en tant que Constituency Clerk du ministre du Commerce avec des cotisations versées en son nom.

Le pot aux roses avait été découvert pendant le confinement, Simla Kistnen essuyant un refus de la MRA de bénéficier des schemes mis en place pour venir en aide aux salariés, vu qu’elle était déjà employée. Pour sa part, Yogida Sawmynaden s’est évertué à expliquer à son entourage politique qu’il aurait une parade face à ces dénonciations, car il aurait versé ces allocations à Soopramanien Kistnen, l’époux décédé entre-temps.

Mais toujours est-il qu’il est question de fausses déclarations à la MRA et au NPF au titre d’emploi fictif. Mais l’absence de mouvements apparents au niveau de l’ICAC intrigue et interpelle plus d’un. «It’s a straightforward investigation. L’ICAC n’a qu’à confirmer les détails auprès de la MRA et du NPF de même que d’autres institutions pour passer au stade de Further Investigation sous la Prevention of Corruption Act pour consigner formellement la défense du ministre Sawmynaden et transmettre le dossier au DPP. Attendons voir», fait-on comprendre.

Safety City Network: «Cameras functional but there is no footage»

Me Bhadain au PC Abheeram sur le cas de La Louise le 16 octobre : «Maybe the images have been deleted !»

Le constable Abheeram, affecté à la Safe City Control Room et dépêché par le commissaire de police Khemraj Servansing dans le cadre de l’enquête judiciaire sur le meurtre présumé de Telfair le vendredi 16 octobre, aura surpris plus d’un lors de son audition. En vue de mieux cerner le fonctionnement de ce joyau dans la lutte contre criminalité après l’installation de 2761 Intelligent Video Surveillance (IVS) Cameras dans 1 429 différents localités à travers l’île, le surintendant Dawan a été assigné en tant que témoin demain par le tribunal de Moka.

Le fait intrigant est que les caméras en opération à La Louise n’ont enregistré aucune séquence le vendredi 16 octobre dernier, alors que ces enregistrements auraient pu établir des faits autour de la disparition de Soopramanien Kistnen à ce moment précis avec son cadavre calciné découvert deux jours après dans un champ de cannes à Telfair, Moka.

Devant ce détail pour le moins incroyable en dépit d’un budget faramineux de Rs 19 milliards et  le Premier ministre Pravind Jugnauth se vantant à l’Assemblée nationale que «as on 10 August 2020, 101 cases which required a police enquiry have been detected through the Safe City cameras», Me Roshi Bhadain, dont les services sont retenus par Koomadha Sawmynaden, n’a pas fait dans la dentelle.

Répondant à une question au sujet des caméras à La Louise, le constable Abheeram a tout simplement déclaré que «Safe City cameras (at La-Louise) are functional. But there is footage». Cet officier de police avait été convoqué pour produire en cour des enregistrements vidéo du vendredi 16 octobre sur le trajet Telfair/Rose-Hill/La Louise, de même qu’un document officiel de ses supérieurs hiérarchiques certifiant ces informations.

Reprenant la réponse du constable, Me Bhadain a dit: «It’s possible that these specific images have been deleted.» Ce à quoi, le constable Abheemah a acquiescé. En tout cas, les explications du surintendant Dawan seront suivies avec une attention particulière demain en cour de Moka alors que même le représentant de l’Office du Directeur des poursuites publiques, Me Azam Neerooa, s’est également mis de la partie sur le volet de Safe City Cameras et le suspense toujours de mise quant au contrôle sur le serveur de ces données personnelles au titre des dispositions de la Data Protection Act.

La question à trancher est de savoir qui de Mauritius Telecom, de la police ou du Government Onlice Centre a la haute main sur les données enregistrées par le réseau d’Intelligent Video Surveillance (IVS) Cameras ou encore le délai de leur stockage informatique.

Le rendez-vous raté au PMO du 1er octobre

Quand le PM Pravind Jugnauth joue à Sherlock Holmes et dit sa confiance en Yogida Sawmynaden

Soopramanien Kistnen, « inn byen donn so koudme so parti (au No 8)», expression utilisée par le Premier ministre. Pravind Jugnauth avait prévu de rencontrer ce dernier en début de semaine du 19 octobre dernier. C’est ce que laissent entendre des proches de cet agent du MSM. Même si avant son admission à l’hôpital pour une intervention chirurgicale, il se serait entretenu avec le leader du MSM, le rendez-vous obtenu le 1 er octobre à 14 h 30 au Prime Minister’s Office fut tout simplement annulé.

En effet, le témoin Koomadha Sawmynaden indique que Soopramanien Kistnen lui avait fait comprendre que quand le ministre du Commerce Yogida Sawmynaden avait eu vent de cette rencontre, ce dernier l’avait dissuadé de s’y rendre en prétextant une urgence de santé de dernière heure. Il a poursuivi qu’à cette même époque Soopramanien Kistnen lui avait remboursé la somme de Rs
200 000 sans en savoir la provenance. A ce stade, très peu d’indications ont transpiré quant aux intentions de la victime lors du tête-à-tête avec Pravind Jugnauth par rapport aux menaces de dénonciations.

Par ailleurs, animant une réunion du comité régional au No 8, jeudi, Pravind Jugnuath, commentant que «noun perdi enn dimounn pros (Soopramanien Kistnen)», a pris fait et cause pour son colistier Yogida Sawmynanden. Affirmant que sur la base de son enquête, il a «foul konfians» en son ministre du Commerce qui «est victime d’une cabale montée par certaines personnes».

De son côté, Yogida Sawmynaden se félicite du soutien du Premier ministre et avance qué «les zot koze. Mo pou reazir kan bizin ek ou pou trouve».