Jean-Marie Bhugeerathee

La Physically Handicapped Persons Sports Federation (PHYSFED) a élaboré un calendrier provisoire pour les mois d’octobre à décembre 2020. Jusqu’à la fin de cette saison, l’accent sera placé sur la détection et les compétitions locales. C’est ainsi que des championnats d’athlétisme Open ont été proposés au ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (MAJSL) pour le 3 octobre. Aucune nouvelle date n’a encore été communiquée concernant les rencontres internationales. Selon Hewlett Nelson, présidente de la PHYSFED, il y a des projets qui restent en suspens en ce moment car il faut encore attendre la confirmation du MAJSL.

Les athlètes ont repris les entraînements et la sélection ne perd pas de vue les prochains Jeux Paralympiques 2021. L’entraîneur du club Magic, Jean-Marie Bhugeerathee, soutient qu’ils attendent les décisions des instances internationales concernant les mondiaux, par exemple. Cependant, compte tenu de la situation actuelle dans le monde concernant la pandémie de Covid-19, la reprise des éventuelles rencontres internationales n’a pas encore été discutée. « Nous devons faire une croix sur toutes les compétitions internationales cette année. Nous ne prendrons aucun risque concernant nos athlètes ainsi que la population mauricienne. En attendant, notre préparation se poursuit, même si c’est quelquefois compliqué quand nous n’avons pas une date précise concernant notre objectif international. Il faut donc aussi faire un gros travail psychologique. Nous voulons conserver notre réputation dans l’océan Indien et sur le continent africain », fait ressortir Jean-Marie Bhugeerathee.

Ce dernier espère aussi que les allocations de ses athlètes offertes par la High Level Sports Unit ne seront pas suspendues en raison de la crise économique, car ils vivent de cela. « Quand il n’y a pas de compétitions, les allocations mensuelles sont ce qui motive les athlètes à ne rien lâcher. Dans le cas contraire, certains devront se trouver un travail et cela change tout. Je dois dire que le ministère des Sports a fait le nécessaire jusqu’à présent, on se sent toujours soutenus », poursuit Jean-Marie Bhugeerathee. Certains nouveaux éléments ont rejoint le club Magic depuis quelque temps et Jean-Marie Bhugeerathee laisse entendre qu’il y a d’autres surprises à venir. Pour l’instant, ses athlètes de haut niveau demeurent proches de leurs meilleures performances, tandis que pour d’autres, l’objectif sera de faire grimper leur niveau.

Pour sa part, Hewlett Nelson a tenu à souligner que les championnats d’athlétisme Open aideront les athlètes licenciés à se situer et serviront également de détection pour les athlètes du grand public. Elle a d’ailleurs rencontré, hier, les athlètes afin de faire le point avec eux concernant la reprise et les activités en vue. « Nous devions faire la promotion du handisport et la détection dans les écoles spécialisées depuis le début de cette année. Avec le confinement, cela n’a pas été possible, mais nous consacrerons deux mois pour la détection jusqu’aux championnats nationaux Open d’octobre », souligne Hewlett Nelson.

Cette dernière soutient que si auparavant il y avait une grande crainte des parents concernant le handisport, aujourd’hui, ils sont beaucoup plus ouverts sur le sujet et encouragent même leurs enfants à la pratique. D’ailleurs, certains parents ont personnellement contacté la PHYSFED ou le club Magic pour l’admission de leurs jeunes enfants. « Nous visiterons les écoles avec les membres de la fédération, les entraîneurs et les athlètes. Je pense que les jeunes qui n’ont jamais pratiqué ont besoin de voir des exemples concrets. Il y a eu un gros manque au niveau fédéral concernant la détection durant les années précédentes. Il faut toujours assurer la relève, car Noémi Alphonse; par exemple; ne sera pas toujours sur le circuit », conclut-elle.