« Les protagonistes impliqués dans la vente de Britam, filiale de l’ex- BAI, ont bafoué toute pratique de bonne gouvernance », a déploré Mahen Seeruttun, ministre des Services financiers, ce samedi 31 juillet, lors d’une conférence de presse au Bâtiment du trésor.

Passant en revue les conclusions de la commission d’enquête instituée pour faire la lumière sur cette affaire, dont le rapport a été rendu public le mardi 27 juillet, le ministre des Services financiers a évoqué des « pratiques inacceptables » allant jusqu’à ignorer la décision du cabinet ministériel de transférer toutes les actions au National Property Fund Ltd (NPFL).

Espérant que « lepep regagn so larzan ki finn evapore », le ministre de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire, Maneesh Gobin, dit attendre toutes les révélations dans cette affaire. Il compte saisir les instances internationales.

Le rapport « damning » de la commission d’enquête Domah marque l’histoire du pays, a avancé le ministre, Bobby Hurreeram. « Nous n’avons jamais eu de rapport aussi damning contre un ancien ministre dans toute l’histoire du pays », a affirmé le ministre des Infrastructures publiques.

Bobby Hurreeram a exhorté Roshi Bhadain, ancien ministre des Services financiers, à venir dire à la population où sont passées les Rs 1,9 milliards.

Pour rappel, le rapport de la commission d’enquête, instituée en mai 2017 pour faire la lumière sur la vente de Britam au Kenya, a été rendu public le mardi 27 juillet au parlement.

Le rapport de la commission, présidée par l’ancien juge Bushan Domah, qui se tient en 325 pages, cible l’ancien ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, son ancien Adviser, Akilesh Deerpalsing, Afsar Ebrahim, Khapre Sandeep et la firme BDO, et recommande que le dossier soit transmis à la police pour des enquêtes sur d’éventuels délits de Forgery ou des infractions sous l’Insolvency Act.