Wakashio, le vraquier battant pavillon panaméen qui s’est échoué à Pointe D’Esny, dans la soirée du samedi 25 juillet, parcourait un « innocent passage« , a indiqué le capitaine du navire aux autorités mauriciennes. Ce concept du droit de la mer permet à un navire de traverser les eaux territoriales d’un autre État, sous certaines restrictions.

En provenance de Chine, le Wakashio devait rejoindre « le Brésil », selon le capitaine du vaisseau. Aux alentours de 19h10 samedi, le vraquier a été aperçu par la National Coast Guard (NCG) au large des côtes mauriciennes, soit à Pointe-du-Diable.

Un premier contact de routine a été effectué par la NCG mais « pa’nn gagn zot lor radio », a indiqué le Commissaire de police, Kemraj Servansing, en conférence de presse, ce dimanche. À 19h25, le vraquier a une fois de plus été contacté, en vain.

Ce n’est qu’aux alentours de 20h10 que le navire est entré en contact avec les autorités mauriciennes, indiquant avoir dérivé et s’être échoué sur les récifs à 1,5 mètres de profondeur. Et ce, à une distance de 1,2 milles nautiques de Blue-Bay et 900 mètres des côtes de Pointe D’Esny.

Le plan national d’urgence en cas de marée noire a été activé par les autorités mauriciennes.

Le Wakashio, dont le capitaine est d’origine indienne, appartient à la compagnie japonaise Okiyo Maritime. À son échouage, il comptait à son bord « 20 membres » d’équipage « sains et sauf », selon les informations fournies par le capitaine.

Ce dernier est en contact avec les autorités mauriciennes et étrangères, étudiant les possibilités pour dégager le navire. Selon les indications, une compagnie basée au Japon, Nippon Salvage CO Ltd, a été contactée par le Wakashio.

À dimanche, le Commissaire Servansing a confirmé qu’il n’y avait « pas de fuite d’huile émanant du navire pour l’heure ». À savoir que le Wakashio ne transporterait « aucune marchandise » mais « 3 800 tonnes métriques d’huiles lourdes ».

Les autorités mauriciennes ont ouvert une enquête. Plusieurs unités de la police, dont la NCG, la SMF et la Police Helicopter Squadron, ont été déployées dans le Sud.

Un poste de commande, géré par un surintendant de police sur une base de 24h, a été mis en place à Blue-Bay.

Des équipement, en cas de « oil leakage », ont également été acheminés sur place.

Les autorités devront notamment déterminer la raison pour laquelle le Wakashio traversait les eaux territoriales mauriciennes.