Le duo Al-Hussein Emambux-Rinat Chady a su tiré avantage de sa Mitsubishi Evo 6 2.0 turbo pour s'offrir la palme en Groupe N et compléter le podium scratch

Après plus de quatre mois d’attente, les amoureux du sport mécanique ont été royalement servis le week-end dernier avec la tenue du Rallye Eiffel, organisé par le Motor Racing Club (MRC). Lors de ces deux jours de compétition, Rajesh Ramdenee (62 ans) et Richey Beenessreesingh ont surclassé l’opposition, l’équipage signant les meilleurs temps à bord de sa Skoda Fabia R5 1.6T.

Il faut dire que le sport mécanique avait manqué les férus de la vitesse durant le long confinement, la pandémie de la Covid-19 oblige. Depuis trois ans, cette discipline a commencé son ascension et a touché le coeur d’un public friand de ce sport. Alors que la saison automobile devait débuter en avril avec le premier tour du championnat national, suivi du deuxième en juin, la Covid-19 a joué aux trouble-fêtes. « Ce fut un coup dur pour nous car nous voulions commencer le championnat assez rapidement », nous déclare le président du MRC, Sanjeev Hurday. À la suite des évènements autour de la pandémie, le MRC a souhaité, « annuler les championnats nationaux 2020. À la place, nous organisons trois festivals, à l’instar du Rallye Eiffel, qui a ouvert les hostilités le week-end dernier. Deux autres suivront les 3 et 4 octobre et nous alors clore la saison les 6, 7 et 8 novembre », rappelle Hurday.

Pour ce premier rendez-vous d’une saison pas comme les autres, le président du MRC a été « très surpris de voir autant d’engouement et de spectateurs durant les deux jours. Pour la journée de dimanche en particulier, je souhaite remercier le sponsor Eiffel et toutes les personnes qui ont pu permettre cette épreuve de se dérouler en début de matinée, car d’habitude, la montée de Plaine Champagne se déroule dans l’après-midi », explique Sanjeev Hurday.

Ils ont été finalement 29 à s’inscrire pour ce Rallye Eiffel. Néanmoins, personne n’a pu rivaliser avec le tandem Rajesh Ramdenee/Richey Beenessreesingh. Durant les deux étapes (totalisant 31, 5 km pour les deux journées), le champion en titre a bouclé le parcours dans un temps global de 22’16, devançant au classement le duo Jaisan Newraj/Tasneen Goorah (BMW E46 318 Ci 4.4) de 22 secondes, alors que Al-Hussein Emambux/Rinat Chady (Mitsubishi Evo 6.2 OT) a complété le podium avec un chrono de 23’00. Rajesh Ramdenee et son co-pilote Richey Beenessreesingh ont du reste signé les deux meilleurs chronos, soit samedi sur la montée de La Nicolière avec 2’05 et le lendemain en 4’34 dans la montée de Plaine Champagne.

« Il faut dire que les deux premières spéciales à La Nicolière n’ont pas été évidentes car j’ai pris du temps pour m’adapter à la course. Mais heureusement que la suite a été favorable pour nous. En ce qui concerne Plaine Champagne, c’est après 10 ans que j’inscris ce nouveau record. À l’époque, j’avais réalisé 4’38, donc je suis très fier de cette performance », fait ressortir le pilote. Comme le bon vin qui se bonifie, à 62 ans et plus de 40 ans de carrière dans le sport automobile, il souhaite néanmoins que les jeunes se surpassent et se distinguent en mieux. « Nous avons des jeunes talents qui peuvent faire mieux à l’avenir. Toutefois, beaucoup d’entre eux, plus précisément ceux qui conduisent des voitures turbo, doivent respecter les différents règlements, » fait-il ressortir. Pour les deux autres compétitions à venir, « l’objectif ne changera pas, je serai là pour prendre le maximum de plaisir, » conclut le vainqueur du Rallye Eiffel.
À noter que le prochain rendez-vous automobile est – un slalom organisé le 22 août sur le parking improvisé du stade Anjalay Coopen à Belle-Vue.