Face à la presse ce samedi, le leader du MMM, Paul Bérenger, a estimé que le rapport de la commission d’enquête sur la vente des actions de Britam, est rempli de « faussetés, de spéculations et d’insinuations ».

Pour rappel, quatre ans après l’institution de la Commission d’enquête, le rapport a été déposé au parlement, le mardi 27 juillet.

La commission d’enquête a été instituée en mai 2017 pour faire la lumière sur la vente de Britam, une filiale de l’ex-BAI, au Kenya. La commission devait établir entre autres, la méthode utilisée pour la vente des actions de BAI Company (Mauritius) Ltd et des entités liées à Britam Holdings Ltd (Kenya).

Le rapport de la commission, présidée par l’ancien juge Bushan Domah, cible notamment l’ancien ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, et recommande que le dossier soit transmis à la police pour des enquêtes sur d’éventuels délits de Forgery ou des infractions sous l’Insolvency Act.

À cet effet, Paul Bérenger a tenu à préciser qu’il ne justifiera pas ou ne défendra pas tout ce qu’a fait le leader du Reform Party lorsqu’il était au gouvernement. Toutefois, sur l’affaire Britam, « nous sommes totalement solidaires avec Roshi Bhadain ».

Pour le leader du MMM, le rapport est « indigne » d’une commission d’enquête. « De mon point de vu, le but de cet exercice politique est de faire croire qu’il y avait une offre de Rs 4.3 milliards pour les actions de Britam au Kenya, mais que Rs 1.9 milliards ont été détournées. C’est une fausse commission d’enquête. Nous n’avions aucune confiance en le président et ses assesseurs dés le début. Ce n’est pas une commission d’enquête mais un outil politique qui a raté », a ajouté Paul Bérenger.

Le leader du Rassemblement Mauricien, Nando Bodha, est également d’avis que le rapport a été « motivé politiquement ».

« Il est clair que les arguments ont été avancés après un travail bâclé avec un agenda politique », a affirmé l’ex-ministre des Affaires étrangères et secrétaire-général du MSM.