Les conseils légaux du chef de file du Parti travailliste au Parlement, Arvin Boolell, croiseront le fer avec ceux du Speaker, de la Clerk de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, lundi 8 novembre, dans le cadre des objections soulevées pour que des extraits de paragraphe de la plainte constitutionnelle soient enlevés.
Dans le litige qui oppose Arvin Boolell au Speaker de l’Assemblée nationale, Sooroojdev Phokeer, après la suspension de l’ex-leader de l’opposition du Parlement pour huit séances, les débats sur la demande des défendeurs pour extraire des paragraphes jugés « frivoles » et « embarrassants » démarreront en ce début de semaine.
Les défendeurs, à savoir le Speaker Sooroojdev Phokeer, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et la Clerk de l’Assemblée nationale, Safeena Lotun, sont d’avis que Arvin Boolell n’a pas été conforme aux Supreme Court Rules de 2000 concernant certains extraits de sa plainte constitutionnelle. Soit que certains faits relatés ne sont pas pertinents ou ont été formulés pour « causer de l’embarras », notamment au Speaker.
Arvin Boolell, leur donnant la réplique, soutient, lui, que ces requêtes sont prématurées et ont été faites dans le but de retarder les procédures en cour. Plus encore, il fait valoir qu’il y a une « tentative d’amputer la plainte de faits pertinents et matériels » et qu’il ne peut en aucun cas enlever ces faits dans sa plainte constitutionnelle. Arvin Boolell objecte aussi à ce que la Clerk de l’Assemblée nationale soit mise hors de cause car « elle est la gardienne des enregistrements vidéo et des extraits du Hansard qui seront nécessaires dans le cadre de cette affaire ».

