Dénonçant une vente de psychotropes : une pharmacienne séquestrée par son patron

  • L’ancien ministre Sylvio Tang escroqué lors des travaux de réparation dans sa pharmacie à Port-Louis

Une pharmacienne (32 ans) dit avoir été séquestrée par le propriétaire d’une pharmacie, car elle avait rapporté à la police la vente de psychotropes, qui s’est déroulée en son absence. Elle s’était rendue à la police de Piton lundi après avoir appris que son remplaçant avait remis ces pilules à un client qui n’avait pas de certificat médical pour en justifier l’achat. La police a alors pris possession des documents, dont le Dangerous Drugs Register de cette pharmacie, à Triolet, pour enquête.

- Publicité -

Dans une déposition à la police mercredi, la trentenaire avance qu’elle se trouvait sur son lieu de travail le matin quand le propriétaire est arrivé. Ce dernier était accompagné de son fils et d’un autre homme. Ils lui ont demandé de se rendre dans le store à l’arrière pour parler. Le propriétaire lui a lancé directement : « Si to pa tir sa case-la ek to pa amen sa liv-la, mo pou eklat twa. Mo pou piez twa ek mo pou fer zournalis tir to foto divan to laport. Mo pou fer twa perdi to lisans farmasien. »

Le fils du propriétaire de la pharmacie a menacé de la licencier et le troisième homme l’a aussi menacée. Selon la plaignante, les trois hommes étaient très agressifs verbalement et l’ont obligée à monter à bord d’un véhicule contre son gré pour l’emmener au poste de police de Piton.

- Publicité -

Les suspects lui ont demandé de retirer la plainte qu’elle avait déposée en début de semaine et de récupérer tous les documents en possession de la police. Une fois sur place, elle a demandé aux policiers de lui remettre les prescriptions et le Dangerous Drugs Register. Mais ces derniers ont refusé, car une enquête était déjà en cours.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle s’est rendue à la police de Piton une nouvelle fois pour expliquer que son employeur l’avait séquestrée et forcée à venir sur place un peu plus tôt pour retirer sa plainte. La Criminal Investigation Division a initié une enquête à ce sujet.
Par ailleurs, Sylvio Tang (65 ans), ancien ministre de 2005 à 2010, a été escroqué par un charpentier.

- Advertisement -

Actuellement employé dans une pharmacie à Port-Louis, il a expliqué à la police qu’après le passage du cyclone Batsirai, le toit de son commerce a été endommagé. Il a donc fait appel à un habitant de Sainte-Croix lundi pour des réparations, qui devaient durer une semaine. Le plaignant a accepté de lui payer Rs 1 000 par jour.

Le suspect a travaillé en compagnie d’un ami (40 ans). Mercredi, le charpentier a remis à Sylvio Tang une liste de matériaux pour compléter les réparations. Comme le sexagénaire était pris par son travail, il a remis Rs 3 000 au charpentier pour qu’il effectue les achats. Sauf que le suspect a pris l’argent et n’est jamais revenu à la pharmacie. Il ne répond pas non plus aux appels.

Sylvio Tang a déclaré que le quadragénaire est prêt à témoigner, car il l’a vu remettre l’argent au charpentier. La police de Pope Hennessy a initié une enquête pour escroquerie.

- Publicité -
EN CONTINU
éditions numériques