Milieu scolaire : appréhensions autour d’un accroissement du nombre de cas

  • Une cinquantaine d’établissements ont déjà enregistré des cas positifs pour la première semaine en présentiel

Comme il fallait si attendre, le Covid-19 est au rendez-vous de la reprise des classes en présentiel. Rien que pour cette première semaine, des cas ont été enregistrés dans pas moins d’une cinquantaine d’écoles. Toutefois, après désinfection et dépistage, les cours ont repris normalement. Les enseignants craignent toutefois une multiplication des cas dans les jours à venir, menant à une situation incontrôlable. De plus, les enseignants sont mécontents, puisque selon le protocole sanitaire du ministère de l’Éducation, ils ne sont pas concernés par le dépistage.

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Si à hier après-midi, les chiffres n’ont pas été dévoilés par les autorités, les éducateurs parlent de pas moins d’une cinquantaine d’établissements concernés. « En réalité, je crois que toutes les écoles ont été touchées d’une manière ou d’une autre. Le fait est que c’est maintenant considéré comme une chose normale. On désinfecte, on fait le dépistage et les cours continuent. Sauf que si la tendance continue, la situation pourrait devenir incontrôlable. Comment va-t-on faire pour gérer tous ces cas en même temps ? » se demandent-ils.

Toutefois, lee protocole sanitaire appliqué dans les écoles, et qui ne concerne que les étudiants, mais pas le personnel, monopolise les débats. Dans une circulaire envoyée aux chefs d’établissement, le ministère indique : « when a learner is tested positive, we will be required to ascertain that he/she was present in school within the last 48 hours. The whole class would be tested on Day 1 and Day 3 subject to the fact that the exposure time is greater or equal to 2 hours. Any duration of contact which is below the cut off of 2 hours would not be considered as direct contact and would not be expected to undergo testing. »

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Or, les enseignants passent généralement moins de deux heures dans une classe. Cela veut-il dire qu’ils ne sont pas exposés pour autant ? « Ce règlement de deux heures ne tient pas la route quand on sait qu’on peut être infecté par un simple toucher. D’ailleurs, a-t-on pris en considération que le variant Omicron est nettement plus contagieux avant d’élaborer ces conditions ? » Ces enseignants souhaitent ainsi que le ministère prenne cela en considération, car non seulement ils veulent être protégés, mais en cas de contamination, tout le travail d’évaluation et de rattrapage sera en suspens.

L’autre aspect qui préoccupe, c’est le Self-Testing. Alors qu’hier, des parents qui n’avaient pu aller signer le Consent Form pour le dépistage de leurs enfants avaient été invités à faire leur test à la maison, la circulaire du ministère dit le contraire. Il est ainsi indiqué que le Self-Testing ne sera pas pris en considération. La circulaire mentionne : « Self tests and home testing kits would not warrant school based testing. Only Rapid Antigen Test conducted at flu clinics or private clinics/consultations by health professionals will be considered. »

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Par ailleurs, des enseignants en isolement d’une école subventionnée spécialisée ont eu la surprise de recevoir une lettre, dans le courant de la semaine, leur disant qu’il fallait choisir entre déduire le nombre de jours de leurs Sick Leaves ou de leurs salaires. Ce qui les révolte car, disent-ils, ils n’ont jamais réclamé d’argent en plus lorsque le calendrier scolaire avait été rallongé…

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