Rezistans ek Alternativ (ReA) est revenu sur l’affaire Terragen/CEB. Michel Chiffonne a ainsi rappelé que la production d’électricité à Maurice fait partie de la réforme de l’industrie sucrière et que depuis 20 ans, les IPP qui font des chiffres d’affaires de plus de Rs 4,2 milliards.
Pour lui, la situation actuelle avec l’arrêt brusque des turbines de Terragen représentant “un drop de 17% sur le réseau énergétique” est “extrêmement grave” . Il a déclaré que c’est à cause “de la politique néolibérale des gouvernements ces 20 dernières années qu’on en est là. Ils ont été pris au piège.”
Pour ReA, il est clair que “c’est un chantage que fait Terragen”, mais que le gouvernement mauricien avait le temps pour se préparer. Michel Chiffonne a ainsi indiqué qu’en 2013, avec “la bataille contre CT Power et les promesses du Premier ministre d’alors Navin Ramgoolam de démocratiser l’économie, la demande d’arrêter le charbon et le monopole des oligarques sucriers contrôlant la production énergétique était là.” Il y avait à l’époque une demande claire pour amorcer la transition énergétique, et ce, avant que tous les contrats des Independant Power Producers (IPP) n’arrivent à terme en 2020.
“On est en retard, alors qu’en 2003, Maurice était parmi les premiers avec 27% d’énergies renouvelables. Aujourd’hui, on est à 21% » a-t-il déploré. ReA demande ainsi, entre autres, que le CEB investisse dans des fermes éoliennes offshore et dans la wave energy, et qu’un scheme spécial soit mis en place pour les petits planteurs qui pourront produire de l’énergie solaire et produire des légumes. Le parti écosocialiste préconise aussi un “mix” entre énergies renouvelables et énergies fossiles quand il y a “un drop”.