ÐUne conférence pour débattre du concept « Deinstitutionalising alternative care for children »
Dans le sillage de la promulgation de trois lois relatives aux Droits des enfants, notamment The Children’s Act 2020, The Children’s Court Act 2020 et The Child Sex Offender Register Act 2020, le Bureau de l’Ombudsperson for Children a invité une cinquantaine de personnes d’organisations publiques et privées directement concernées par le placement des enfants dans les Residential care Institutions et des familles d’accueil à une réflexion sur la structure et le fonctionnement de ces maisons de remplacement. Mais les participants seront appelés à débattre surtout d’une question spécifique, à savoir, la « désinstitutionalisation des soins alternatifs », une approche fortement recommandée par les UN Guidelines for the Alternative Care of Children (UNGACC).
Ce colloque, prévu les 26 et 27 mai, a pour thème: « Harmonisation of the Children’s Act 2020 with the United Nations Convention on the Rights of the Child: A focus on deinstitutionalising alternative care for children ». Ce sera l’occasion pour les participants de disséquer le système de placement d’enfants sans autorité parentale en vigueur chez nous. Quelle est la réalité dans ces shelters ? Est-ce que la manière de faire correspond aux normes internationales ? Quels sont les changements souhaités pour une meilleure prise en charge des jeunes pensionnaires et qui leur permettront de se prendre en main arrivés à l’âge de la majorité ? De quoi s’agit-il lorsqu’on parle de « désinstitutionalisation » dans ce secteur ?
« Nous avons eu une belle loi avec la Children’s Act et nous sommes heureux de cette avancée qui est dans l’intérêt des enfants de la République de Maurice. Mais dans la mise en pratique de cette nouvelle législation il faudrait que tous les stakeholders du public et du privé travaillent ensemble », nous dit d’abord Rita Venkatasawmy, l’Ombudsperson for Children. Celle-ci souligne que l’organisation de ce colloque émane d’un souhait des ONG à l’œuvre dans les shelters et ayant à cœur le développement et l’épanouissement des enfants. « En ce qu’il s’agit du placement des enfants, la Children’s Act fait mention de family life setting. Il ne suffit pas de dire que nous allons favoriser ce concept, faut-il encore que nous puissions mettre en place les structures nécessaires pour y arriver », est d’opinion R. Venkatasawmy. Et ce colloque, selon elle, est l’occasion de rassembler les acteurs concernés pour réfléchir à la manière dont les lois et réglementations relatives à la prise en charge alternative des enfants pourraient dans la pratique être plus efficaces grâce à une collaboration coordonnée, et qui soit en lien avec la stratégie de désinstitutionalisation préconisée par les lignes directrices des Nations unies. « La collaboration dans ce domaine est impérative », insiste l’Ombudsperson for childrren. « Toutes les conditions seront réunies pour favoriser un bon dialogue et de bonnes discussions entre les stakeholders du public et du privé pendant ce colloque. Nous sommes conscients que c’est un sujet qui intéresse beaucoup de monde, mais en raison des restrictions sanitaires nous avons limité le nombre de participants à cinquante. Nous communiquerons par la suite les données du colloque dans un rapport qui sera envoyé aux autorités », affirme Rita Venkatasawmy. Une petite délégation de Rodrigues participera à ce colloque, avec notamment la présence de Christiane Agathe, la Commissaire de la Femme et du Bien-Etre de la Famille et des hauts cadres de l’administration à Rodrigues.
Le Bureau de l’Ombudsperson for Children prépare cet atelier de travail depuis le début de l’année et a reçu l’aide financière de l’Union européenne pour l’organiser. Cet événement se déroulera à l’Hôtel Westin Turtle Bay Resort à Balaclava.