Trafic de drogue allégué : La police initie un Audit Trail des finances de Me Bissessur

– L’homme de loi en détention sous la Dangerous Drugs Act a déjà fait face à 99 questions du Central CID en trois jours d’interrogatoire

- Publicité -

Le Central CID s’intéresse aux finances de Me Akil Bissessur, âgé de 40 ans et compte solliciter un Judge’s Order pour les besoins d’un Audit Trail des transactions bancaires et financières opérées au nom de celui-ci. Par contre, lors d’une des séances d’interrogatoire aux Casernes centrales, en présence de son homme de loi, Me Sanjeev Teeluckdharry, le suspect, actuellement en détention pour le délit de trafic de stupéfiants a nié catégoriquement être un revendeur ou un trafiquant de drogue. Il maintient qu’il gagne confortablement sa vie en tant qu’avocat et qu’il ne commettra pas un délit de drogue pour Rs 260 000, valeur de la drogue synthétique saisie chez sa compagne, Doomila Devi Moheeputh, aussi connue sous le nom de Sweety et âgée de 46 ans, à Palma vendredi dernier.

Lors de l’audience d’hier devant le tribunal de Bambous, l’inspecteur Ritesh Ramlugun du Central CID a confirmé que les Bank Accounts d’Akil Bissessur seront soumis à une analyse détaillée pour les besoins de cette étape de l’exercice en cours.

- Publicité -

«L’enquête est encore à un stade préliminaire, mais elle progresse. La version de certains témoins ont été enregistrés »,a-t-il déclaré.

Ainsi, des membres de la DHQ Special Stricking Team, sous la supervision du commissaire de police, Anil Kumar Dip, qui ont pris part aux différentes étapes de l’opération sur le terrain, menant à l’arrestation de l’homme de loi et de sa compagnie de même que la saisie de 53 grammes de stupéfiants, ont été entendus à ce jour. Ces officiers de police ont expliqué au CCID les difficultés rencontrées pour mettre à exécution le Warrant, notamment comment ils ont dû briser un tuyau de décharge pour mettre la main sur une certaine quantité de drogue.

- Advertisement -

L’inspecteur Ramlugun a précisé que les dépositions de ces officiers de la Special Striking Team «are still being recorded». Outre cet aspect, il a fait comprendre que des démarches ont été initiées auprès d’un juge siégeant en référé pour entreprendre le décryptage des mémoires des téléphones cellulaire du couple en état d’arrestation incluant leurs courriels (e-mail), messages et leurs comptes Facebook.

Me Teeluckdharry a signifié son intention de venir de l’avant avec une nouvelle motion de remise en liberté conditionnelle après celle rejetée par la Bail & Remand Court dimanche. Il avance que durant le week-end, la police avait seulement posé trois questions à son client. Puis, il y a eu trois autres séances d’interrogatoire entre lundi et hier où Akil Bissessur a fait face à 99 questions.

L’inspecteur Ramlugun a confirmé ce fait. Me Teeluckdharry estime que «l’enquête a bien progressé». Il ajoute que «time is right for a bail motion» et il a fait une demande en ce sens devant la magistrate Vidya Mungroo-Jugurnath, siégrant au tribunal de Bambous.

Me Rubesh Oberoi Dawoodarry, avocat de la Poursuite, a objecté à cette demande. Les débats pour cette motion ont été fixés à lundi prochain. Profitant de l’occasion, Me Teeluckdharry a demandé au CCID de compléter la déposition de son client dans les trois jours à venir. Entre-temps, Akil Bissessur a été reconduit en détention préventive.

De son côté, Me Vimal Rajkoomar, qui assure la défense de Sweety Moheeputh, a demandé un renvoi de la motion de remise en liberté conditionnelle qui devait être débattue hier. Les débats auront lieu le 7 septembre.

Entre-temps, l’inspecteur Ramlugun a déposé en Cour en avançant que la police objecte toujours à la remise en liberté conditionnelle de la quadragénaire. Il a soutenu que «inquiry is still at an early stage» et que les enquêteurs de la police vont devoir vérifier ses cellulaires, communications informatiques et également ses comptes bancaires.

L’inspecteur de police a aussi précisé à la Cour que le Forensic Science Laboratory a déjà analysé les substances saisies chez cette habitante de Palma en confirmant qu’il s’agit bel et bien du Synthetic Cannabinoids. Sweety Moheeputh reste toujours en détention préventive jusqu’à lundi prochain où elle devra à nouveau comparaître au tribunal de Bambous.

L’enquête policière sur cette High Profile Probe, suivie de près par l’Hôtel du gouvernement se poursuit.

- Publicité -
EN CONTINU
éditions numériques