Trois Prison Officers et 21 détenus ont terminé avec succès le My Business Programme. Formation pour laquelle ils ont obtenu un certificat de participation la semaine dernière à la Prison Training School de Beau-Bassin.
Ce cours de SME Mauritius cadre avec le programme de réinsertion et d’inclusion sociale des détenus, et vis à permettre aux détenus de créer plus tard, une fois libérés, leur propre entreprise. Les 24 bénéficiaires, issus des prisons de Beau-Bassin et de Petit-Verger, ont ainsi suivi cette formation académique en gestion, plan d’affaires, comptabilité, marketing et ressources humaines, entre autres, le tout pendant une durée de 12 semaines.
Lors de la cérémonie de remise de certificats, la semaine dernière, le ministre du Développement industriel, des PME et des Coopératives, Sunil Bholah, avec, à ses côtés, le Chief Executive Officer de SME Mauritius, Ravin Rampersad, et le commissaire des prisons par intérim, Jaganaden Rungadoo, a fait ressortir que cette formation « vise à encourager les détenus à travailler dur pour atteindre leurs objectifs ». Il poursuit : « Cette formation s’inscrit dans le cadre de nos efforts à lutter contre la récidive. » Ainsi, dit-il, les détenus, à travers les compétences acquises pendant la formation, pourront créer leur propre entreprise, sachant en effet qu’il est souvent difficile pour eux d’obtenir un emploi avec un passé carcéral.
Le ministre a également ajouté qu’un entrepreneur « peut aujourd’hui recevoir un financement et d’autres facilités de la part de SME Mauritius afin de démarrer une entreprise », à condition toutefois d’avoir un bon Business Plan. À ce propos, il dira qu’un protocole d’accord sera bientôt signé entre SME Mauritius et les services pénitentiaires afin d’offrir soutien et connaissances aux détenus, et ce, « pour qu’ils soient bien équipés pour lancer leur propre business » une fois remis en liberté.
Le CEO de SME Mauritius a rappelé que My Business Programme a été lancé il y a deux ans et que celui-ci « a donné de bons résultats ». Il a également insisté sur la nécessité d’apporter un soutien adéquat aux détenus « pour qu’ils puissent contribuer au progrès de la société ».

