Les studios de cinéma peuvent désormais être poursuivis pour des bandes-annonces trompeuses

Deux cinéphiles américains ont été autorisés par la justice à poursuivre un studio hollywoodien à qui ils reprochent une bande-annonce trompeuse ou mensongères, qui les a incités à louer un film où leur actrice favorite a finalement été coupée au montage.

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Lorsqu’ils ont dépensé chacun 3,99 dollars pour regarder le film « Yesterday » sur Amazon Prime, les deux hommes, l’un de Californie et l’autre du Maryland, pensaient y voir Ana de Armas, une actrice dont ils sont tous les deux fans, notamment connue avoir incarnée une espionne dans le James Bond « Mourir peut attendre ».

La comédienne apparaissait initialement dans la bande-annonce de cette production Universal Pictures. Mais dans la version finale de « Yesterday », qui raconte l’histoire d’un musicien plongé dans une réalité parallèle où les Beatles n’ont jamais existé, nulle trace de la trentenaire, qui a été coupée au montage.

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De quoi se retourner contre le studio et crier à la fraude, dans un recours collectif rapporté vendredi par plusieurs médias américains.

Selon la plainte, « les consommateurs n’ont pas reçu la valeur attendue de leur location ou achat ».

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Pour sa défense, Universal a tenté d’avancer que les bandes-annonces sont protégées par le premier amendement de la constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression.

Un argumentaire rejeté jeudi par le juge en charge de l’affaire, qui a désavoué ce studio majeur d’Hollywood.

« Par essence, une bande-annonce est une publicité conçue pour vendre un film en fournissant au consommateur un aperçu » du long-métrage, a estimé le magistrat, autorisant ainsi les poursuites.

Contacté par l’AFP, Universal n’avait pas immédiatement réagi vendredi soir.

Dans leur recours, les fans déçus réclament cinq millions de dollars de dédommagement.

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