Collèges catholique : Le problème de recrutement des recteurs refait surface

Une Acting Rector qui signe en tant que rectrice, le recrutement de Deputy Rectors dans des collèges où des Deputy Rectors sont déjà en poste et changement du Scheme of Service par la Private Secondary Education Authority (PSEA) en décembre 2022, alors que les syndicats n’avaient pas été consultés en amont. C’est ce que décrie, entre autres, la Secondary and Preparatory School Teachers and Other Staff Union (SPSTSU). Le syndicat a servi une mise en demeure en février à la PSEA suite aux amendements apportés au Scheme of Service.

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La SPSTSU indique qu’après un nouveau Scheme of Service que la PSEA a décidé de publier en décembre 2022, trois postes de recteur ont été annoncés aux collèges Père Laval, Saint-Joseph et La-Confiance. « Deux éducatrices ont été nommées comme rectrices au collège La Confiance et au collège Père Laval d’après le Scheme of Service d’avril 2022 et non celui de décembre 2023 », indique le syndicat.
Pour la SPSTSU, vu que les syndicats n’ont pas été consultés avant les changements apportés en décembre 2022, « tout nouveau recteur/Deputy Rector nommé dans n’importe quel collège de la PSEA d’après le Scheme de décembre 2022 est illégal ».
Quant au collège de Saint-Joseph, Patrick Freyneau souligne qu’il n’y a pas de recteur jusqu’ici mais un Deputy Rector. « La PSEA n’avait pas donné son accord au recteur qui avait été nommé l’an dernier mais qui ne détenait pas les qualifications requises. La personne qui est Acting Rector signe en tant que rectrice, ce qui est illégal », avance-t-il.
Le président du syndicat se réfère à l’intervention du cardinal Maurice Piat par rapport aux injustices dans le pays « pour dénoncer cette injustice dans le même ordre d’idées ».
Un autre problème décrié par le syndicat : « quand il y a un poste vacant, c’est le Manager du collège qui devrait signer le Vacancy Announcement. Nous n’avons pas de Central Employer comme pour les collèges d’Etat. C’est le Manager qui doit le faire et l’annonce doit se faire dans deux quotidiens d’après la loi. Le nom du collège qui recrute doit paraître. La PSEA paye, en effet, un Managerial Grant pour que le Manager gère l’établissement. Il est inconcevable que les Managers des collèges qui recrutent ne soient pas impliqués dans toutes ces procédures. Le Board of Recruitment n’a pas de statut légal. On ne reconnaît pas le SeDEC mais les Managers. Dans la PSEA Act, c’est le Manager qui est reconnu comme l’employeur. Nous prendrons donc prochainement une position formelle contre cela », explique-t-il.
La SPSTU dit, par ailleurs, ne pas comprendre pourquoi il y a une annonce de recrutement pour le poste de Deputy Rector dans trois collèges où il y a déjà un Deputy Rector. De plus, le nom de ces collèges ne paraît pas dans l’annonce des postes vacants. « Comment peut-il y avoir deux recteurs et pas de recteur ? Pourquoi la PSEA qui a plus de pouvoir depuis l’amendement de la PSEA Act n’intervient pas. Pourquoi le directeur ne prend-il pas position ? » se demande Patrick Freyneau.
Toujours concernant la PSEA, la SPSTU fait ressortir que d’après le rapport de l’Audit, la PSEA n’aurait pas contribué Rs 9 milliards de fonds de pension pour ses employés. « Pourquoi ? Nous sommes inquiets car la PSEA est en train de payer des gens qui n’ont pas les qualifications requises comme les rectrices de BPS Fatima Goodlands et de Saint Mary’s, ce qui a d’ailleurs été confirmé dans une réunion par la PSEA. Est-on en train de gagner du temps pour que ces personnes aient leur PGCE ? Ce ne sera pas recevable car elles n’auront pas eu leur PGCE lors du recrutement initial », dénonce-t-il.
La SPSTSU demande que les deux rectrices redeviennent des Deputy Rectors et qu’un autre recteur soit nommé au collège Saint-Joseph. « Autrement, cela laisserait libre champ aux vices de procédure. »
Le syndicat conteste, par ailleurs, le changement du Scheme of Service par la PSEA en décembre 2022 car les syndicats n’ont pas été consultés au préalable. « Nous avons transmis plusieurs correspondances à la PSEA l’an dernier sans aucune réponse ni d’accusé de réception. Nous nous sommes remis à l’ICAC qui continue son enquête. Finalement, en février 2023, nous avons dû entrer une mise en demeure contre la PSEA qui a altéré les qualifications requises de “manière illégale”. La mise en demeure fait ressortir que “(…) a committee comprising of representatives of line Ministries, trade unions and federations will brainstorm and resolve any issue pertaining to any amendment to a Scheme of Service”. » Or, Patrick Freyneau soutient que les syndicats n’ont pas été consultés avant l’amendement.
Pour la SPSTU, la PSEA, ainsi qu’il est écrit dans la mise en demeure, « unilaterally amended the qualifications prescribed in the Revised Scheme solely for the purpose of recruiting the aforesaid five rectors who, initially failed to satisfy the qualification requirements ». Le syndicat dit avoir l’intention d’initier d’autres actions légales prochainement concernant ce problème de nomination de recteurs et d’assistants recteurs.

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